Bordemarge – Emmanuelle Nuncq

Présentation de l’éditeur

Un mousquetaire quitte le château de Bordemarge au galop. C’est Roxane, l’héritière légitime de la couronne, fuyant le duc Silas qui vient de s’emparer du trône. Qui pourrait bien l’aider dans son combat pour la justice ? Un troupe extraordinaire de compagnons plus délirants les uns que les autres ! Car à Bordemarge tout est possible…

Mais c’est un monde imaginaire et ce genre d’aventures n’arrive que dans les romans de cape et d’épée. Violette le sait bien, elle qui n’aime pas du tout sa vie de bibliothécaire déprimée…

Elle est loin de se douter que l’aventure va lui tomber dessus… Littéralement ! Car pour échapper à ses ennemis, Roxane traverse un tableau magique et envoie Violette dans son royaume à sa place. Saura-t-elle déjouer les plans de l’infâme Silas et rendre son trône à Roxane ?

Mon avis

Je suis très partagée sur cette lecture. Et pour cause, ce roman avait, à première vue, l’air de me plaire, avec un potentiel imaginatif délirant et enchanteur. Sauf qu’il se révèle au final bien fade.

L’idée de départ était d’opposer un monde fictif, romanesque, plein d’aventures et aux personnages stéréotypés selon les rôles classiques (princesse en détresse, horrible méchant, l’amoureux transi, etc.), à celui de la réalité, le nôtre en somme.Ainsi, une femme provenant du monde réel réussirait à déjouer les rouages du monde imaginaire pour arriver à ses fins. Bordemarge devient donc un monde « où tout est possible ».

Au final, ça m’a plus amusée qu’enchantée et je parle d’amusée au sens où je ferait preuve d’indulgence, pas au sens où je me serais fendu la poire. Ce roman est en fait peu de choses. L’histoire partait d’une bonne idée, sauf que ça n’a pas été assez développé à mon avis : je n’y ai pas compris grand chose, alors que des évènements se produisent et dont la cause a l’air limpide pour les personnages – mais pas du tout pour le lecteur ! Surtout que, au niveau du style, le roman n’est pas servi. Tout arrive de manière fortuite, soudaine, un peu comme un cheveu dans la soupe. Le joyeux bazar d’une bataille qui devait être épique ne devient qu’actions plates et les coups d’éclats et les tragédies ne me font rien. Tout semble un peu trop facile. Les personnages sont tellement caricaturaux que c’en est désagréable. D’une certaine manière c’était le but, de faire dans les stéréotypes et les lieux communs, sauf qu’à aucun moment ce n’est interrogé ou remis en cause. Ou si : un des méchants devient gentil, il passe de sanguinaire à amoureux transi, d’une caricature à une autre. Quel changement !

Bon, je l’ai quand même lu jusqu’au bout et ça reste une lecture assez plaisante estampillée jeunesse. Malgré tout, ce roman m’a vraiment déçue. Il est fade et pauvre, alors qu’il promettait de belles richesses. Dommage.

Challenge Destins de femmes chez Tête de Litote

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Emmanuelle NUNCQ. Bordemarge. Editions Castelmore, 2012. 317 pages.

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