Bal de givre à New York – Fabrice Colin

Couverture - Bal de givre à New York

Bal de givre à New York

Fabrice COLIN

Editions Le Livre de Poche, 2012

281 pages

Présentation de l’éditeur

Anna Claramond ne se souvient plus de rien. Seul son nom lui est familier. La ville autour d’elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte les assiduités du beau Wynter, l’héritier d’une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui, mais Anna sent que quelque chose ne va pas. Qu’elle est en danger. Anna sait qu’elle doit se souvenir. Mais que lui réservera sa mémoire une fois retrouvée ?

Mon avis

Anna se réveille après avoir été percutée par la limousine de la famille de Wynter. Alors que celui tente de la retenir pour la raccompagner chez elle sans risques, elle s’en va seule et on découvre New York par ses yeux qui ont oublié comment était la ville. Gigantesque, éblouissante, réfléchissante… et hantée par le Masque qui dissémine des citations sur les murs et les clôtures, et enlève des jeunes filles. Anna tente de reprendre une vie normale alors que Wynter la poursuit de ses assiduités. Elle finit par accepter une invitation à un bal et alors tout s’enchaîne : sa relation avec le jeune homme prend un tournure plu sérieuse alors qu’elle manque de se faire enlever par le Masque.

Cet univers a des allures d’irréel et Anna semble complètement perdre le contrôle de sa vie qu’elle place entre les mains de Wynter. Il en résulte un sentiment étrange pour le lecteur : est-ce que c’est vrai ? ou est-ce que le malaise qu’on ressent est justifié ? La ville a l’air totalement futuriste : les jours de pluie, un dôme recouvre Central Park et les gouttes, en tombant, créent comme une mélodie. Le majordome d’Anna est télékinésiste, un mystère plane sur la disparition de ses parents. L’ambiance prend des accents d’onirisme et devient rapidement pesante.

Cela est pour moi la principale réussite du roman. Pour le reste, les péripéties se déroulent de manière étrange, irrationnelle (ce qui n’est pas totalement injustifié) et s’enchaînent assez rapidement. On ne s’ennuie pas et les mêmes questions demeurent sans trouver de réponse satisfaisante : qui est Wynter ? qu’est-ce que ce monde ? Où sont les parents d’Anna ? etc. Mais surtout, la fin est improbable, dans le mauvais sens du terme. Je l’ai trouvé complètement tirée par les cheveux, sans lien avec ce qui précède, comme sortie du chapeau d’un magicien, un tour de passe-passe qui n’a pas tout à fait sa place et qui gâche un peu le début de l’histoire qui était plutôt intéressante. C’est comme un réveil brutal, la fin d’un rêve. Ou d’un cauchemar. Et on referme le livre avec un sentiment plutôt appréciateur, mais toujours pas remis de sa surprise, face à la facilité de la conclusion de l’histoire.

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