Bankgreen – Thierry Di Rollo

Couverture - Bankgreen

Bankgreen, tome 1.

Thierry Di Rollo

Editions Le Bélial, 2011

361 pages

Présentation de l’éditeur

Mordred est le dernier des varaniers, l’ultime représentant de sa race. Personne n’a jamais vu son visage derrière le heaume gris qu’il ne quitte jamais, pas plus que la couleur de sa peau par-delà l’armure qui l’habille – à moins que l’armure ne soit précisément cette peau, et son heaume son visage… Mordred est celui annonce, et nul n’échappe à son épouvantable prédiction : il connaît la fin de chacun, l’instant précis et les circonstances de la mort de quiconque croise sa route. Mordred est le plus redoutable des mercenaires. Aussi vieux que Bankgreen l’immémoriale, Bankgreen la mauve et noire, Mordred est immortel… Car après tout sur Bankgreen la mort elle-même ne pourrait-elle pas mourir ?

Mon avis

Sur Bankgreen tout a une raison.

J’ai pris Bankgreen parce que la couverture du deuxième tome – Elbrön – m’avait beaucoup attirée. Mais, pour être un peu cohérente, je me suis d’abord lancée dans le premier. Et le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai été très étonnée par l’originalité et la noirceur de l’univers créé par Thierry Di Rollo.

Bankgreen, c’est ce monde. Une entité à elle toute seule, de noir et de mauve, et dont les habitants servent le mystérieux dessein. Parce que « sur Bankgreen tout a une raison ». Avant d’entrer dans Bankgreen, oubliez les elfes, les nains ou autres créatures traditionnelles, les prophéties, les grands desseins, l’éternel combat du Bien contre le Mal. Le manichéisme d’une telle situation est évacuée, à peine évoquée. La situation sur Bankgreen est effectivement beaucoup plus complexe, et la raison d’être d’un tel monde, comme il est décrit, est presque impénétrable. Et, si la première se laisse lire relativement facilement, j’ai beaucoup peiné pour la suite. Ca avait justement un côté trop impénétrable et il m’a fallu m’accrocher pour terminer. (D’ailleurs j’y ai passé mes vacances de Noël…)

Plusieurs peuplent se disputent Bankgreen : les Digtères à trois doigts d’un côté, au côté desquels combattent les Varaniers, des êtres aussi vieux que Bankgreen revêtus d’armures montés sur de grands varans, les Arfans de l’autre, qui ont réduit les Shores en esclavage, alors que les Katémens se sont réfugiés sur le gigantesque navire de l’Humun Silmar avec les Emules, les gnomes et les grands rats noirs, et attendent leur heure pour retourner sur la terre ferme de la Pangée, pendant que les Runes, ces merveilleuses créatures ailées semblent gouverner au destin même de ces peuples. Cela ne paraît pas clair ? c’est normal ! J’ai fini par entrevoir un semblant de logique dans le récit dans l’épilogue.

Comme j’ai du mal à me prononcer sur ce roman, à trancher quant à l’impression qu’il m’a laissé, je vais simplement évoquer ses points positifs d’abord et ses points négatifs ensuite.

Tout d’abord, c’est vraiment très bien écrit. Et on trouvera rarement un tel univers fantastique développé de cette manière. De ce point de vue, c’est vraiment quelque chose de totalement inédit et de particulièrement original. J’ai beaucoup aimé certaines créatures, comme les Emules et leur mode de vie particulier, les Varaniers et leurs varans, la dimension parallèle qu’ils visitent, les Brumes de l’Okar, alors que les Runes, elles, visitent les Limbes. Il y a également de gigantesques léviathans ou encore des lifaunes. Ensuite il n’y a pas un bien qui combattrait un mal grossièrement défini (exemple les orcs sont les méchants parce que c’est leur nature), c’est beaucoup plus subtile. De fait, l’atmosphère du roman est aussi très particulière et j’ai aimé cette impression différente qu’elle nous laisse. Et on a l’impression que chaque personnage ne se débat que contre une seule chose : la mort, qui est omniprésente et sur laquelle les personnages s’interrogent sans cesse.

Mais c’est justement trop subtile, les personnages agissaient et je ne comprenais pas pourquoi. Surtout dans la seconde partie. Et ça m’a beaucoup freinée. Mais je me suis accrochée et j’ai quand même fini par avoir des éléments de réponse. Cependant, ça n’efface pas l’impression que cette lecture était assez pénible. Je pense que c’est parce qu’il est impossible de compatir avec un seul personnage. Et puis le monde n’est pas non plus expliquer. Je veux dire, c’est un monde particulier, loin  des classiques de la fantasy, et l’auteur nous mettait juste devant ce que c’était sans vraiment nous dire ce qu’il en était.

Pour conclure rapidement, j’ai été impressionnée par tout ce qui est mobilisé dans ce roman, le monde, les créatures, l’ambiance, mais ça finissait par être pénible à lire. Je ne sais pas si je lirais la suite, parce que j’y ai trouvé assez peu de plaisir ou de satisfaction, à part le soulagement d’être arrivé au bout. Je m’excuse aussi si cette chronique paraît brouillonne, mal construite, mais je ne savais pas par quel bout prendre ce roman et il m’était difficile de faire la part des choses.

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Une réflexion sur “Bankgreen – Thierry Di Rollo

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