Une année à Venise – Lauren Elkin

Couverture - Une année à VeniseLauren ELKIN

Une année à Venise (traduit par Jean Lineker)

Editions Héloïse d’Ormesson, 2012.

334 pages

Présentation de l’éditeur

Laissant derrière elle son fiancé new-yorkais, Catherine Parrish s’installe à Venise pour se consacrer à sa thèse en histoire de l’art. Au gré des venelles et des vaporetti, de flâneries sur les Zattere en prosecco aux abords du Rialto, la brillante étudiante cède au charme ensorcelant de la cité des Doges. Marco, jeune gondolier, et Neva, mystérieuse Croate à la recherche d’une synagogue cachée, l’initient aux arcanes de la ville jaillie de la mer, hors des sentiers touristiques.

Ces rencontres inattendues vont dévier le cours de l’existence rangée de Catherine. Amours clandestines et énigmes cabalistiques, Une année à Venise est une magnifique déclaration d’amour à la Sérénissime et la preuve que les relations humaines sont, comme cette cité flottante, sinueuses et imprévisibles.

Mon avis

Moi qui n’est jamais mis les pieds à Venise, j’ai eu droit dans ce roman à une visite exclusive de la ville. Exclusive car l’auteur ne se contente pas de faire évoluer son personnage dans les lieux célèbres, mais lui fait emprunter les ruelles, les canaux peu  fréquenter. On a comme l’impression d’avoir affaire à l’envers du décor, qui serait plus mystérieux que l’endroit mais tout aussi beau, si ce n’est plus.

Tout de même, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire de cette femme qui s’identifie à ce point à la ville sur l’eau. Elle évoque ses déambulations dans la ville et le chemin se poursuit toujours dans l’intériorité. La relation avec ses parents, sa vie toute tracée de future épouse d’un jeune cadre à New York, le cocon ouaté dans lequel elle a grandit et dans lequel elle continue d’avancer, en sécurité, mais avec lassitude et de plus en plus d’ennui. La rencontre avec le gondolier change sa vie, fait naître une véritable passion, pas toujours des plus heureuses. Ce roman est très centré sur l’intériorité et comporte des longueurs trop nombreuses dès qu’il s’agit d’elle et de ses problèmes de coeur. Ça devient intéressant dès qu’on approche au côté historique de la ville et du roman et du personnage de Neva. Enfin, ça s’anime, on a un but, et d’un coup, ça se lit plus vite, on laisse la lenteur de côté. Et surtout on sortait enfin de cette gangue de sentiments dans lequel le roman s’était enlisé. Cet apitoiement a fini par me lasser et j’ai accueilli la découverte archéologique et les révélations historiques comme des bénédictions. J’ai bien compris que la lenteur était aussi le chemin que le personnage parcourt avant de se décider à prendre enfin sa vie en main, mais le problème, c’est que quand elle s’ennuie ou qu’elle attend, on s’ennuie et on attend également que quelque chose se passe. La lecture au milieu du roman était de ce point de vue laborieuse et j’étais pressée de finir cette Année à Venise !

Autant j’ai apprécié au début le côté exotique de la ville et donc du récit, autant par la fin, j’en avais marre de l’introspection constante du personnage et je mourrais d’envie de tourner la dernière page. En conclusion, Une année à Venise était plutôt long et ennuyeux, j’ai un peu eu l’impression de perdre mon temps.

Challenge Destins de femmes chez Tête de Litote

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s