La mare au diable – George Sand

Couverture - La mare au diable

George Sand

La Mare au diable

Préface de Pierre Reboul

Editions GF Flammarion, 1964.

187 pages

Présentation de l’éditeur

De grands écrivains, George Sand en particulier, ne sont ce qu’ils sont que pour avoir jalousement préservé, dans un coin de leur âme, malgré les pourritures de la maturité, les grâces exquises de leur enfance ou de leur adolescence, c’est-à-dire ces rêves azuréens d’avenir dont ils ont enchanté un présent noir ou gris. Le miracle de La Mare au diable, n’est-ce pas cela ? A la faveur d’un souvenir ancien, c’est le rêve évangélique d’une pureté d’adolescente possédant, avec «le respect de soi», le besoin de servir et d’aimer, la vraie noblesse et la vraie distinction – qui vient, après tant de calamités et, peut-être, de noirceurs, promettre le salut à cette femme de lettres, qu’on avait nommée Aurore. (Pierre Reboul.)

Mon avis

La Mare au diable c’est le nom d’un point d’eau dans le Berry, autour duquel rôdent quelques superstitions. Germain, un laboureur veuf, se soumet à son beau-père et part dans le village voisin pour visiter une jeune veuve qu’il projette d’épouser. Ce faisant, il emmène avec lui la petite Marie, pauvre bergère de seize ans pour qu’elle aille servir dans une ferme avoisinante. C’est là le point de départ de l’intrigue. Rien de diabolique là dedans.

Au contraire, George Sand prend le parti de nous raconter de la manière la plus réaliste qui soit un récit champêtre, ou plutôt une anecdote qui prend place dans le monde rustique et traditionnel des paysans des années 1840-1850 (le roman a d’abord été publié sous forme de feuilleton en 1845, puis sous un seul volume en 1846) dans le sud de la France. L’auteur nous encourage à voir « le beau dans le simple ». Effectivement, tout est simplicité, naïveté et tradition, et pourtant l’ensemble est touchant.

Au récit à proprement parlé s’ajoutent un appendice dans lequel l’auteur décrit très précisément le rituel des noces qui se déroulent dans la plus pure des traditions, avec des symboles religieux, chrétiens et païens. L’ensemble est assez intéressant et j’ai bien aimé me plonger dans ces descriptions qui ne me sont pas du tout apparues longues ou ennuyeuses. J’ai eu l’impression d’avoir accès à un monde totalement oublié de nos jours : celui du passé et de la tradition. Le premier chapitre est un peu déroutant parce que George Sand développe une réflexion sur l’art et la représentation des misères du monde par les artistes à partir d’une gravure d’Holbein. Sa réflexion paraît à côté de la plaque parce qu’elle n’a presque aucun lien avec la suite de l’histoire.

J’aime bien La mare au diable parce que George Sand s’attache à décrire la vie de gens vrais et bons, dans une société patriarcale et traditionnelle qui fait écho à l’image d’un passé lointain et de coutumes perdues. C’était simple à lire, mais pas vraiment marquant. A mes yeux de lectrice du XXIème siècle, ce roman de moeurs rustiques est une gentille histoire, qui était agréable à lire, mais qui ne restera pas durablement dans ma mémoire. Mais c’était la première fois que j’abordais une oeuvre de cet écrivain et l’expérience m’a bien plu.

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