La brave soldat Chvéïk – Jaroslav Hasek

Couverture - Le brave soldat Chvéïk

Jaroslav HAŠEK

Le brave soldat Chvéïk (traduit du tchèque par Henry Horejsi)

Folio, 2005.

365 pages.

.

Présentation de l’éditeur

Dans les rues de Prague, dit l’auteur, vous pouvez rencontrer un homme qui suit paisiblement son chemin sans déranger personne. Si vous l’interrogiez sur son nom, il vous répondrait de l’air le plus tranquille du monde : « je suis Chvéïk. » Cet homme modeste n’est autre que le guerrier dont tous les citoyens de Bohème avaient le nom à la bouche. Tout a commencé pour Chvéïk quand l’héritier d’Autriche mourut à Sarajevo. Cet honnête marchand de chiens au pedigree douteux connaît la prison et l’asile de fous pour avoir trop parlé au cabaret. En dépit de ses démêlés avec la police sourcilleuse, et de ses rhumatismes, il s’en va offrir ses services à l’empereur. Mais rien n’est simple dans la vie. Tel un Don Quichotte sentencieux comme Sancho Pança, le candide Chvéïk court d’aventure en mésaventure sans perdre le sourire au fil de cette satire célèbre en Europe Centrale.

Mon avis

Le brave soldat Chvéïk est un roman satirique de l’écrivain et journaliste tchèque Jaroslav Hašek, publié pour la première fois en 1921 et qui a connu un grand succès dans l’Europe centrale. Chvéïk est un citoyen tchèque, vendeur de chiens, qui se retrouve embarqué dans des aventures loufoques et burlesques alors que commence la Première Guerre mondiale. Décrit comme honnête et naïf, il avait été réformé de l’armée pour « idiotie notoire ». Mis le voilà de nouveau pris dans la grande aventure de la guerre. Dans ce premier tome, cependant, la guerre il la voit peu. Il est d’abord emprisonné pour avoir trop parlé sur l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo. Libéré après avoir passé quelques jours en prison et en asile de fous, il est décidé à se faire engager pour aller combattre à la guerre. Cependant, on pense qu’il simule ses rhumatismes et il est de nouveau enfermé pour avoir voulu échapper ainsi à l’engagement dans les troupes armées. Il sort de nouveau, mais en tant qu’ordonnance d’un aumônier, puis d’un officier.

Le récit est rendu très vif par de nombreuses péripéties, des discours dynamiques et très drôles. Chvéïk est un personnage antimilitariste malgré lui : plein de naïveté, d’optimiste et de zèle, il triomphe partout et révèle l’absurdité de la guerre et du système militaire. Pour les tchèques, Chvéïk est devenu un symbole de résistance. Pour moi, c’est un personnage des plus amusants, idiot mais terriblement sympathique et presque attendrissant. Je me suis régalée en lisant ce roman, les situations grotesques et absurdes s’enchaînent, des plus graves et atroces au plus légères, et pourtant, partout on rit. C’est le grand pouvoir de la satire. On rit quand Chvéïk raconte comment il camoufle et vend ses chiens voler, quand pour vouloir défendre l’honneur impérial, il est passé devant le tribunal militaire, ou encore quand il convainc l’officier qu’il sert de son innocence dans le vol d’un chien d’un général. L’humour, très efficace, est jubilatoire. En plus de ça, Le brave soldat Chvéïk se lit très bien. On savoure chacune des phrases et des péripéties. Cette lecture m’a vraiment enthousiasmée, malgré un côté un peu redondant à la longue.

Publicités

2 réflexions sur “La brave soldat Chvéïk – Jaroslav Hasek

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s