Sans elle – Alma Brami

Couverture - Sans elle

Alma BRAMI

Sans elle

Editions Mercure de France, 2008.

167 pages.

.

Présentation de l’éditeur

Quand Solène est morte, Maman a arrêté de me coiffer le matin, elle n’avait plus le temps et plus l’envie. Solène est morte, et moi, j’ai grandi d’un coup. Je suis devenue grande avec un coeur rempli de plein de trucs dont je me serais bien passée.

Léa a dix ans. Brutalement confrontée au monde des adultes, elle n’a, pour se défendre, que ses mots à elle. Elle est comme Alice au pays des merveilles, projetée dans un monde d’ombre et d’inconnu. Pourtant, grâce à son innocence et à sa volonté, elle saura retrouver le chemin de la lumière.

A vingt-trois ans, Alma Brami offre avec ce premier roman un miracle d’équilibre et  de justesse. En prenant la voix d’une enfant, elle soulève les questions les plus graves avec les mots les plus simples. Et on ne sait, au fil de la lecture, si elle est une adulte qui sait emprunter les pas d’une enfant, ou une enfant qui possède la lucidité d’une adulte…

Mon avis

Léa se retrouve soudainement seule confrontée à la mort. Pas seulement celle de sa petite soeur Solène, mais également celle de son père, quelques années plus tôt. Il y a le deuil et la vie quotidienne qu’elle doit affronter seule. Délaissée par sa mère qui fait une dépression à la suite de la mort de Solène, elle fait tout ce qu’elle peut à son niveau pour protéger sa mère, se protéger elle-même et garder la tête hors de l’eau. Au delà de ces tentatives pour s’en sortir, elle s’interroge et se souvient, les questions sur la mort se mêlent aux souvenirs heureux. Solène revit devant ses yeux tandis qu’elle se raccroche à son imagination pour ne pas plonger dans le chagrin.

L’écriture enfantine plonge le lecteur au plus près des émotions. Celles de Léa et celles qu’on ressent à son contact, son espérance désespérée, son chagrin profond, et celles plus légères, plus lumineuses à la lecture de ses souvenirs de la pétillante Solène. Cette écriture enfantine m’a gênée au début et j’ai eu du mal à adhérer et partager l’émotion. Et puis finalement, c’est venu lentement, j’ai glissé dans ces récits et ces réflexions naïves et justes comme le peuvent être celles d’enfants. Les mots utilisés sont simples pour décrire de grands sentiments. Et il est difficile de ne pas être touché par un tel roman.

Ce premier roman d’Alma Brami est très encourageant et il me tarde de tâter le reste de son oeuvre.

Challenge Destins de femmes chez Tête de Litote

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s