Délit de fuite – Christophe Léon

Couverture - Délit de fuite

Christophe LEON

Délit de fuite

Editions La joie de lire, 2011

166 pages

Collection Encrage

.

Présentation de l’éditeur

Une course folle en voiture, une personne percutée, une fuite qui commence…

Un accident, une mère à l’hôpital, la vie en solitaire…

Les destins de deux garçons vont se rencontrer dans ce livre bien mené, sur la loyauté, la responsabilité et l’amitié.

Mon avis

Le délit de fuite désigne le fait, pour tout conducteur d’un véhicule, sachant qu’il vient de causer ou d’occasionner un accident, de ne pas s’arrêter et de tenter ainsi d’échapper à la responsabilité pénale ou civile qu’il peut encourir.

Délit de fuite entrelace deux récits, un « je » et un « tu ». L’effet est surprenant, d’autant plus que le ressenti vis-à-vis des personnages et de là l’implication du lecteur en est légèrement modifier. Le « je » est Sébastien, quatorze ans. Ses parents sont divorcés et un weekend sur deux, il le passe avec son père dans sa maison de campagne. Un de ces fameux weekends, sur le chemin, son père roule trop vite et il renverse quelqu’un. Cependant, au lieu de s’arrêter, il poursuit sa route. Quand Sébastien comprend qu’il fuit, il va lui en vouloir. Lui en vouloir au point qu’il va chercher à prendre des nouvelles de la victime et à la rencontrer. Le « tu » est Loïc, dix-sept ans, apprenti dans une ferme. Il vit seul avec sa mère ou plutôt, il vit seul tout court depuis qu’elle est à l’hôpital dans le coma après avoir été percutée par une voiture. Il rencontre Sébastien et ils vont nouer une amitié forte, mais fragile malgré tout à cause de cet accident et de ce délit de fuite qui les a rapprochés. Le « je » est attentif à ses sentiments, ses émotions, subjectif, très critique sur ce qui l’entoure. Le « tu » est analytique, décortique les gestes et les pensées, ce qui fait qu’il n’en est pas moins touchant ou émouvant. Le procédé est agréable et enrichit la lecture.

Le sujet, la relation délicate entre deux adolescents rapprochés autour d’un accident dont l’un est du côté du chauffard et l’autre du coté de la victime, est bien mené. L’écriture est fluide et aucun obstacle n’est fait pour que l’on ne plonge pas facilement dans ce récit. Christophe Léon est de tout évidence un auteur jeunesse à suivre. J’avais été agréablement surprise par Désobéis !, son recueil de nouvelles. Le sujet ici est différent, il n’empêche qu’on ne peut que reconnaître ses grandes qualités.

C’était encore une belle découverte dans le cadre du Prix ado :

prix ado 2013

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