La voleuse de livres – Markus Zusak

Couverture - La Voleuse de livres

Présentation de l’éditeur

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, sont ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.

Liesel Meminger y est parvenu.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.

Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux évènements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidé à survivre. Celui qui a inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…

Mon avis

La voleuse de livres est une petite fille qui est confiée à une nouvelle famille dans l’Allemagne des années 30. Sa mère ne peut la garder avec elle et elle est recueillie contre pension à Molching dans la famille des Hubermann. Marquée par la mort de son petit frère et l’abandon de sa mère, elle trouve réconfort et force dans la lecture de livres qu’elle a volé.

La particularité du récit tient dans l’incroyable narratrice dont il se dote : la Mort raconte l’histoire de Liesel. Et la mise en scène de cette entité est vraiment bluffante. On est loin de l’image morbide de la faucheuse et pourtant elle parle des âmes qu’elle prend dans ses bras et qu’elle recueille en ces temps de guerre. Elle a une conscience, que ce soit celle des couleurs du monde ou celle des âmes qu’elle croise en chemin, et elle se sent émue par le destin de Liesel. Cela crée une sorte de détachement narratif, qui n’en est pas moins poignant, au contraire. La Mort se plaît à raconter les vies qu’elle décrit, elle évoque la guerre et n’a pas peur de casser le suspens en révélant des évènements à l’avance : parce que ce qui est intéressant, ce n’est pas l’évènement lui-même mais l’enchaînement des actes qui y mènent.

Autre singularité : les encarts qui parsèment le texte, apportant des détails qui peuvent prendre la forme d’une liste d’objets, la description d’une personne, la citation d’un livre, la reprise d’un dialogue. Cela m’a un peu déstabilisée au départ, mais finalement on s’habitue à ces pauses qui s’intercalent dans le récit.

J’ai beaucoup aimé cette autre vision de la Seconde Guerre mondiale que nous donne ce livre : celle des civils allemands qui doivent affronter les difficultés de la vie quotidienne, rationnement, pauvreté, et qui subissent le nazisme sans y adhérer mais sans pouvoir y résister non plus. On pourra aussi noter la richesse des nombreux personnages, leurs caractères, leur propre histoire. J’aime surtout l’éloge qui est fait à la lecture : le livre qui est un trésor, les histoires qu’on lit, qu’on écrit, qu’on vit et qui sont comme des respirations dans une vie oppressée.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé me plonger dans ce récit. Le début n’était pas facile, mais finalement, une fois qu’on s’est fait à la voix de la Mort, aux encarts et aux petits mots en allemand (je n’ai jamais étudié cette langue), il est dur d’en sortir. C’est un excellent roman sur cette partie de l’histoire, qui montre comment des vies simples ont du s’adapter à de tels évènements et ont été bouleversées.

Challenge Destins de femmes chez Tête de LitoteChallenge Vide ta PAL

Publicités

Une réflexion sur “La voleuse de livres – Markus Zusak

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s