Black Butler – Yana Toboso

Couverture - Black Butler

Yana TOBOSO

Black Butler

Editions Kana, 2009.

12 volumes (série en cours)

Collection Dark Kana.

.

Présentation de l’éditeur

Ciel Phantomhive est l’héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. C’est sur les épaules de ce jeune garçon d’une grande beauté, très intelligent et mature pour son âge, que repose l’empire familial commercialisant entre autres des jouets et des friandises.

Ciel fait également partie des « chiens de garde de la reine », ces membres de la gentry travaillant pour le gouvernement en vue d’éradiquer le crime du pays. Ce qui ne manquera pas de le placer dans des situations plutôt périlleuses.

Ciel vit seul dans un grand manoir. Enfin, seul, pas vraiment, puisque Sebastian, son majordome, toujours en livrée noire, impeccablement stylé dirige la maison, accompagne Ciel partout et lui sert en quelque sorte de garde du corps. Sebastian doit également s’occuper de May Linn, la femme de chambre, de Bart le cuisinier, et de Finnian, le jardinier, tous trois plutôt loufoques. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, Sebastian est parfait. Mais il ne faut pas se fier à ses belles manières car des gangsters menaçant la vie de son jeune maître ont entre autres découvert à leurs dépends, sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?!

Mon avis

« Un intriguant mélange d’humour et d’action ». C’est ce qui est noté sur la quatrième de couverture. Il y a aussi une vignette rouge « Pour public averti », qui contredit légèrement l’affirmation précédente. Ce manga flirte en effet avec le glauque, le sanglant, le malsain. On est en Angleterre au XIXème siècle pendant le règne de la reine Victoria, une époque entre colonisation, industrialisation, tradition et sciences occultes et de ce fait, l’histoire du manga se place dans la lignée des romans gothiques anglais qui fleurissaient à la fin du XVIIIème siècle.

En commençant le premier tome, je n’avais aucune idée de ce que cette histoire allait être. Aussi, j’étais un peu dubitative en lisant le début des prouesses du majordome Sébastien qui, parfait, rapide, répare les bévues de ses subordonnés tout en organisant une réception. Je me disais que c’était encore un délire ou un fantasme d’un auteur japonais sur la vie à cette époque (faste, grandiose, etc. des nobles) et sur la perfection du personnage, ce qui me plait moyennement. Finalement j’ai changé d’avis. C’est toujours le délire d’un auteur japonais qui utilise à sa sauce des tas de mythes, légendes et clichés, mais c’est assez plaisant. L’auteur manie à la fois le comique et l’horreur et le mélange qui en résulte est explosif. Certaines scènes sont très sanglantes, cruelles, violentes (depuis les combats à l’épée jusqu’aux sacrifices d’enfants lors de rituels sataniques) et peuvent aussitôt suivi d’un épisode désopilant de la tenue de la vie domestique du comte.

Loin de moi, pourtant, de faire une critique dithyrambique de ce manga. Le mélange horreur/comique est troublant, tout comme le fait de dessiner des scènes où le sang gicle de manière esthétique. Je trouve ça, personnellement, gênant et un brin malsain. Le récit manque aussi d’unité. Il est trop épisodique. Une intrigue en suit une autre, sans autre lien que les personnages qui doivent les résoudre. Le manga pêche par son manque de continuité. Il n’y a pas d’intrigue de fond qui nous ferait dire que l’histoire avance, ou alors elle n’est pas assez importante. L’auteur reprend également des classiques du genre gothique, de l’horreur et du policier, que ça soit dans les créatures – shinigami, les dieux de la mort, les morts vivants, les vampires -, les évènements de l’époque – depuis l’exposition universelle jusqu’à Jack l’éventreur en passant par le Titanic (oui oui) -, ou encore les types d’intrigue – changement d’identité, meurtre en chambre close, etc. Et tout ça participe à l’impression que toute l’histoire s’éparpille.

Cependant, j’aime bien l’ambiance « conte cruel » qui s’en dégage et les dessins, fins et vifs, foisonnant de détails pour ce qui est des parures des personnages. Et rien que pour ça j’ai beaucoup apprécié de lire cette série. Pour résumer, ça m’éclate de lire un truc pareil, mais je ne peux pas m’empêcher de soulever de nombreux points négatifs.

Baby Challenge Manga

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