L’Histoire de Pi – Yann Martel

Couverture - L'histoire de Pi

Yann MARTEL

L’Histoire de Pi (Life of Pi)

Editions Denoël, 2004.

333 pages.

.

Présentation de l’éditeur

Piscine Molitor Patel, dit Pi, est le fils du directeur du zoo de Pondichéry. Lorsque son père décide de quitter l’Inde, la famille liquide ses affaires et embarque, accompagnée d’une étonnante ménagerie, sur un cargo japonais : direction le Canada. Le navire fait naufrage, et Pi se retrouve seul survivant à bord d’un canot de sauvetage. Seul, ou presque… Richard Parker, splendide tigre du Bengale, est aussi du voyage. Comment survit-on pendant deux cent vingt-sept jours en tête à tête avec un fauve de trois cents kilos ? C’est l’incroyable histoire de Pi Patel.

Mon avis

Pi nous raconte sa vie. Ou plutôt il raconte sa vie avec pour perspective celle d’un évènement effrayant : le naufrage d’un bateau et sa survie miraculeuse sur un canot de sauvetage pendant plus de sept mois avec un tigre du Bengale.

Dans la première partie du roman, un écrivain vient interroger Pi, adulte, plusieurs années après le naufrage, sur cet évènement marquant. Il donne son impression sur le personnage qui a construit sa vie au Canada après des étude de théologie et de zoologie. Pi raconte beaucoup de chose sur son enfance : l’origine de son prénom, sa découverte de la religion, sa familiarité avec le monde sauvage que son père a reconstruit dans son zoo. Il évoque les comportements des visiteurs, ceux des animaux, avec précision.

Puis le naufrage. Là encore le récit est très précis sur les conditions de la survie sur le canot de sauvetage. Ce sont pour beaucoup des réflexions très pratiques sur la pêche, les moyens d’obtenir de l’eau douce, le comportement de Richard Parker, le tigre, et de la manière avec laquelle il le tient à distance. Malgré tout, il ne peut pas s’empêcher de philosopher sur sa situation ou encore de s’arrêter pour des moments d’introspection ou de contemplation poétique. Ce mélange est surprenant. Il a bien quelques longueurs, mais le récit est passionnant. J’ai particulièrement aimé la manière dont il parle du tigre. C’est un animal fascinant, et pourtant il n’oublie jamais que d’un coup de patte, ce dernier peut lui arracher la tête. Il construit sa domination sur l’animal dans le seul but de rester en vie, sans « l’amitié magique » qu’on trouve parfois dans certains récits entre l’homme et l’animal. Il n’est jamais question de ça dans ce roman. De ce point de vue, c’est très réaliste et c’est un aspect que j’ai beaucoup apprécié.

Temps d'un livreLu dans le cadre d’une lecture commune sur le blog Le Temps d’un livre.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s