Mad Men – Matthew Weiner

Mad men

Année de production : 2007. Série américaine (6 saisons, en cours)

Genre : Historique. Drame.

Créée par : Matthew Weiner

Avec : Jon Hamm, John Slattery, Elisabeth Moss, Vincent Kartheiser, Christina Hendricks…

Synopsis :

Dans le New York des années 60, Don Draper est l’un des grands noms de la pub. Maître manipulateur, il compte dans son entourage des ennemis qui attendent sa chute.

Mon avis

Mad Men c’est le genre de série que les profs de communication bien informés conseillent à leurs étudiants : quoi de mieux en effet pour étudier l’avènement de la publicité que d’en voir un genre de reconstitution à travers la vie d’un publicitaire talentueux des années 60 ? On assiste en avant première à la conception de publicités mythiques, telle que celle des cigarettes Lucky Strike (« It’s Toasted »). Au delà de la vie de bureau et de la création de slogan, c’est toute une époque qui se dessine, avec ses moeurs, ses mentalités, ses costumes, les évènements historiques qui la parcourent, et qu’on n’a pas forcément envie de revivre.

C’est d’ailleurs la première chose qui m’a marquée, dès le premier épisode : Peggy Olson vient d’être engagée comme secrétaire à l’agence et dans la minute qui suit son arrivée, elle subit des remarques machistes et est harcelée par ses collègues masculins. En plus du sexisme, on notera l’homophobie et le racisme latents. Le traitement des personnages féminins est aussi très intéressant : depuis la figure de la mère au foyer, soucieuse de son apparence, mais pas moins névrosée, jusqu’à la nouvelle employée qui essaie de se faire sa place dans un monde d’hommes qui ne veut pas d’elle malgré ses compétences, fortes ou faibles les caractères sont bien dessinés. Les hommes n’en sont pas en reste. Don Draper, charismatique, séduisant, compétent, adultère, alcoolique et désabusé, dissimule ses failles intimes, alors même qu’il est l’un des instigateur de la vente du rêve américain et du bonheur via la consommation. L’écart entre ce bonheur qui s’élabore et la réalité de la vie de ceux qui le créent est flagrant et c’est ce qui rend cette série si fascinante. D’une certaine façon elle montre l’aliénation des hommes et des femmes par ce qu’ils font et sont. L’image reste ce qu’elle est : une illusion qui ne tarde pas à s’effondrer.

Même si je ne l’ai pas vue en entier, il n’y a aucun doute : cette série est excellente. J’adore à la fois ce qu’elle montre et ce qui est dit entre les lignes : la tyrannie, l’obsession des apparences, l’aliénation des identités…

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