Les neuf princes d’Ambre – Roger Zelazny

Couverture - les neuf princes d'Ambre

Roger ZELAZNY

Le cycle des princes d’Ambre, tome 1 : Les neuf princes d’Ambre

(traduit de l’américain par Roland Delouya)

Editions Folio, 2004.

250 pages

Collection SF

.

Présentation de l’éditeur

Un amnésique s’échappe d’un hôpital psychiatrique après avoir découvert le nom de la personne qui l’a fait interner : Flora, sa propre soeur. Celle-ci lui révèle qu’il se nomme Corwin, et qu’il est l’un des neuf frères qui se disputent le pouvoir au royaume d’Ambre, le seul monde réel dont tous les autres sont des reflets, des ombres ; que les princes d’Ambre ont la faculté de parcourir ces univers parallèles par la puissance de leur seule volonté.

Recouvrant peu à peu la mémoire, Corwin entame un périlleux voyage en direction d’Ambre, glissant d’ombre en ombre dans le but de disputer  au prestigieux Eric, le plud brillant des princes, le trône du royaume.

Mon avis

Ils sont treize, neuf frères et quatre soeurs, fils et filles d’Obéron, roi d’Ambre. Entre eux, il n’y a aucune fraternité, encore moins d’amour. Avides de pouvoir, les neufs princes s’engagent dans une guerre sans merci les uns contre les autres pour s’emparer du trône d’Ambre.

Corwin, quand il se réveille dans la clinique avec une jambe dans le plâtre, ne se souvient pas de tout ça. Il a juste le sentiment que quelque chose cloche, comme si quelqu’un ne voulait pas qu’il sorte de la clinique vivant, comme si quelqu’un voulait qu’il demeure sur son lit, drogué aux somnifères. La mémoire vide, il ne doit alors compter que sur sa prudence, ses réflexes et son intuition pour se tirer de cette situation sans qu’on soupçonne sa faiblesse, atteindre Ambre, traverser la Marelle pour retrouver toutes ses facultés et défier son frère Eric qui est à l’origine de son bannissement du royaume de son père.

Le monde mis sur pied par Roger Zelazny est inventif, et c’est le moins qu’on puisse dire. Son principe de base est à la fois simple et sophistiqué. Il y a Ambre, et les autres mondes qui ne sont en fait que ses Ombres. Rien que l’imagination et le souvenir d’Ambre suffit aux princes pour aller de l’un à l’autre. Il y a également les intrigues, les machinations, les guerres fratricides, les jeux de pouvoir, les alliances, les trahisons, les vengeances… Il se passe beaucoup de choses en 250 pages, il n’y a pas de temps mort dans le récit.

L’univers est riche, le style est efficace et approprié à l’intrigue. La narration à la première personne permet d’aborder des réflexions que Corwin se pose et qui ne seraient pas apparues autrement. Ainsi, il se demande : en quoi est-il meilleur que son frère Eric. Autrement dit, qu’est-ce qui le rend légitime dans sa conquête du pouvoir ? Ou encore quelle qualité fait de lui un meilleur homme que son frère et donc un meilleur roi pour Ambre ? Il n’est pas sûr d’avoir la réponse et c’est ce qui rend son personnage intéressant.

Alors que Corwin lève une armée ou doit affronter des tempêtes, une seule chose l’obsède :

« Ambre, cité immortelle, sur qui toutes les autres se sont calquées, je ne peux pas t’oublier. Maintenant moins que jamais. »

Il n’aura de cesse de s’en souvenir et d’y retourner.

XXe siècle

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3 réflexions sur “Les neuf princes d’Ambre – Roger Zelazny

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