La sève et le givre – Léa Sihol

Couverture - La sève et le givre

Léa SIHOL

La sève et le givre

Editions l’Oxymore, 2002.

281 pages

Collection Moirages

.

Présentation de l’éditeur

Trois fois les Parques ont parlé, et en accord avec leurs prophéties de ruine, Finstern, Roi de la Cour unseelie de Dorcha, doit mourir. Sauf si… Comme une dernière chance, ou un danger supplémentaire, des puissances contraires mettent au monde Angharad, née du printemps et de l’hiver, de l’élan et de la mort. Elle peut contrecarrer le destin de Finstern, ou le précipiter, et s’avance sur l’échiquier en Reine Blanche, porteuse du pouvoir de trancher entre des myriades d’intérêts divergents. Mais sans savoir quel est son destin, ni le prix qu’elle devrait payer pour écarter Finstern du sien. Au cœur des affrontements entre les fées d’Ombre et de Lumière, les Fatalités et les anciens dieux, Angharad cherche une voie qui lui soit propre, chacune de ses décisions engageant à la fois l’équilibre de la Féerie, et des Terres de Mortalité…

Mon avis

J’ai de la peine à parler de ce livre, pas parce qu’il m’a déplu, au contraire, mais parce qu’il est d’une beauté rare et fascinante qui le rend difficile à résumer. Son monde est un monde de fantasy féérique, loin des codes du genre. Léa Sihol a construit son récit sur des mythes celtes, maniant les noms et les termes particuliers pour décrire les êtres et les lieux. Elle déroule son histoire à la manière des conteurs, d’une voix douce, laissant des ouvertures à son auditoire, posant des questions qui resteront sans réponse ou évoquant des versions différentes des mêmes évènements.

Il ne faut pas craindre l’indicible, le paradoxal ou le contradictoire pour se lancer dans ce récit. Le mystère plane sur cette romance poétique. L’auteur a un style d’écriture élégant, et manie le paradoxe en lui donnant un effet de pureté. Elle adopte un rythme lent, qui peut paraître lassant, surtout au début où j’ai dû recommencer plusieurs fois la lecture pour me plonger dans le récit, prendre le rythme et comprendre les subtilités des premières pages. Si cela m’a d’abord dérouté, je m’y suis faite et j’ai lu sans me presser, en appréciant les mots et les phrases, savourant même cette lenteur. L’histoire des deux amants et de leur tragique destin se déploie dans une harmonie évanescente, comme on déviderait une bobine de fil fragile, sans hâte, et il faut ouvrir les yeux avec attention pour en saisir ses nuances.

Ce qu’il me reste après cette lecture, au retour de ce voyage en féérie, c’est un sentiment d’enchantement et de fascination. J’ai vraiment eu l’impression de faire une expérience de lecture nouvelle, originale. C’est que les cours d’Ombre et de Lumière laissent leur marque à ceux qui y passent…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s