Le chien jaune – Georges Simenon

Couverture - Le chien jaune

Georges SIMENON

Le chien jaune

Éditions Pocket, 1976

183 pages

.

Présentation de l’éditeur

Personne ne savait d’où sortait cette affreuse bête errante, haute su pattes, très maigre, d’un jaune sale, qui apparaissait toujours sur les lieux d’un nouveau crime. Concarneau avait peur. Un petit groupe de notables surtout, dont la vie semble menacée par une série d’attentats mystérieusement orchestrés.

Dans la salle du café de l’Amiral, Maigret attendait, questionnait tendait des pièges, tirait sur sa pipe. A sa manière, il semblait peser les âmes, celles des puissants et des bourgeois, celles des humbles et des vagabonds. « Je ne cois rien », disait-il à son habitude, mais il n’était pas difficile de deviner où allait sa sympathie.

Mon avis

J’ai pris l’occasion de lire ce livre pour approfondir ma connaissance des classiques du polar. Je ne connaissais pas Maigret, ni son auteur et je me suis dit que même si le livre ne payait pas de mine, ça pouvait être intéressant de connaître. Je n’en attendais pas grand chose, j’avais juste un peu de curiosité. Je n’en sors donc pas déçue, mais mon intérêt pour Simenon et sa série des Maigret a fortement baissé.

Le commissaire Jules Maiget, détaché à Rennes pour quelques temps, est appelé à Concarneau pour résoudre l’agression d’un notable de la ville. Alors qu’il sortait du café de l’Amiral après un dernier verre avec ses amis, quelqu’un lui a tiré dans le ventre. Heureusement, il survit, mais la ville prend peur : un meurtrier rôde. L’auteur joue assez bien de cette peur et de son effet sur les foules qui peuvent alors devenir dangereuses, encore plus qu’un meurtrier. Le commissaire Maigret, donc, enquête. Ou plutôt, il se promène en ville, observe, attendant que les choses se passent, qu’elles atteignent leur conclusion, pour pouvoir formuler lui-même cette conclusion. Cette passivité apparente est assez déroutante. De fait, il n’y a pas d’action. On assiste juste à des scènes avec le point de vue de Maigret et pourtant, on n’a l’impression qu’il ne se passe rien. Le crime en lui-même et sa résolution sont assez bien ficelé. J’ai juste du mal quand la clé du mystère arrive un peu comme un cheveu dans la soupe à la fin du roman. Ca m’a un peu donné l’effet d’un ressort qu’on active au dernier moment parce qu’on ne savait pas où tout cela allait mener. En revanche, j’aime beaucoup l’embrouille qui règne auparavant dans le roman : il y a des actions dans tous les sens, et qui n’ont pas toujours le résultat escompté ce qui crée de nouveaux problèmes… C’est juste un peu étrange que cette confusion se résolve d’un coup grâce à quelque chose dont on n’a jamais entendu parler avant.

Au final, cette lecture ne me fait ni chaud ni froid. La passivité de l’enquêteur est, je crois, ce qui m’a le moins plu. Le commissaire a à peine l’air d’enquêter ! Je préfère quand il y a un minimum d’action, ou encore quand l’enquêteur fait au moins mine de s’interroger.

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