Chroniques des dieux, 1. L’ombre de l’assassin – James Clemens

Couverture - L'ombre de l'assassin

James CLEMENS

Chroniques des dieux, 1. L’ombre de l’assassin

(Traduit de l’anglais par Arnaud Damaegd)

Éditions Bragelonne, 2010

564 pages

.

Présentation de l’éditeur

Durant quatre mille ans, rien n’est venu troubler la paix des Neuf Contrées, bénies de dieux… Mais les dieux meurent aussi.

Meeryn, déesse des Îles d’Estivage, a été sauvagement assassinée. Le seul témoin, Tylar de Noche, est un ancien Chevalier d’ombre. Cette caste de combattants puissants et respectés a reçu la Grâce de se déplacer sans être vu et de s’esquisser dans les ténèbres. Mais frappé d’infirmité, Tylar est tombé en disgrâce.

Or, en mourant, la déesse lui a accordé une bénédiction : une marque qui a guéri son corps blessé, mais que beaucoup voient comme la preuve qu’il est l’assassin.

Pourchassé sans relâche, Tylar doit prouver son innocence et vaincre le véritable coupable.

Mon avis

Alors que Tylar tente de faire la lumière sur les terribles évènements des Îles Estivages, on suit la vie de Fléchette, une jeune fille qui étudie dans un Conclave pour devenir une servante des dieux, une Main chargée de récolter les humeurs bénies des dieux, utilisées ensuite dans tout Myrillia pour créer des sorts ou encore mouvoir des machines volantes. Elle est accompagnée depuis sa plus tendre enfance par Tichiot une créature fantomatique qui la protège. Orpheline, elle a toujours été différente des autres jeunes filles qui étudient au Conclave. Elle va assister à des évènements qui vont la changer en profondeur et dévoiler ses véritables origines. Kathryn, l’ancienne compagne de Tylar, chevalier d’ombre comme lui, assiste aux turbulences qui secouent Tashijan, la forteresse des chevaliers et le socle qui tient Myrillia debout. Le Gardien est mort dans d’étrange circonstance et un groupe de chevaliers aux desseins peu recommandables semblent vouloir changer le cours des choses et s’emparer du pouvoir. Elle est nommée Châtelaine de Tashijan et doit s’habituer à ses nouvelles fonctions, alors qu’elle ressasse son passé, son rôle qui a conduit à la condamnation de Tylar et à son bannissement de Tashijan. Leurs chemins vont se croiser, chacun est impliqué d’une manière ou d’une autre dans les évènements qui ébranlent Myrillia et ils vont tenter de sauver leur monde contre les forces sombres qui veulent s’en emparer.

Je ne partage pas les critiques ultra-dithyrambique que j’ai pu voir sur ce livre, mais je dois avouer que j’ai été agréablement surprise par la complexité du monde que James Clemens mets en place. Et c’est ce qui fait à mon sens la vraie force de ce roman.

Parlons d’abord de ses défauts. Le roman souffre par moment du rythme lent que lui impose son auteur : il s’attarde par moment sur des détails encombrants et parfois redondants. Je ne dirais pas que ça s’essouffle, plutôt que ça se perd dans des méandres inutiles. Les chapitres sont très longs et pas assez marqués. Au départ, ils sont chacun consacré à un seul personnage qui vit a vie de son côté avant que sa route ne croise celle des autres. C’est à ses moments-là que je regrettait que les chapitres ne soient pas plus court, pour alternés plus rapidement entre les personnages, afin de suivre ce que faisaient tantôt l’un tantôt l’autre. Les redondances sont nombreuses et m’ont souvent agacée. L’auteur va par exemple faire penser un de ses personnages a un évènement qu’il a vécu, que l’on a lu, mais au lieu de l’évoquer et de passer à autre chose, il va de nouveau expliquer l’évènement en question, alors que le lecteur sait bien de quoi il s’agit puisqu’il l’a déjà lu. Bref, si j’en parle, c’est parce que ce sont des petits détails agaçants qui m’ont détachés de ma lecture alors que j’y avais pourtant bien plongé. Dommage.

J’ai eu un peu de mal à m’attacher au personnage principal, Tylar. En fait, il est sensé avoir une trentaine d’année, et donc être quelqu’un d’expérimenté. Je n’ai pas ressentie cette maturité, et je n’ai pas été autant charmée par lui que par ses compagnons d’aventure, dont la psychologie est tout de même beaucoup moins développée.

Je critique beaucoup le roman, mais comme je l’ai dit au début, ce qui ma surtout plu, c’est son univers. Le monde mis en place par James Clemens est très riche et ses clés ne nous sont pas données dès le début. On découvre l’un après l’autre les éléments qui le composent, soit en suivant l’apprentissage d’une servante d’un dieu, soit en découvrant le fonctionnement d’un mékanisme animé grâce à une alchimie. En dehors de l’aspect magique des dieux et de leur Grâce, il y a un petit côté Steampunk séduisant dans ce roman. J’ai adoré également la caste des chevaliers d’ombre et leurs capes qui jouent avec les ombres dont ils tirent leur force et leur célérité.

Le bilan pour ce roman est donc plutôt positif. Quant à lire la suite, je ne me suis pas encore décidée.

Lu pour le Baby Challenge Fantasy

big-challenge-2014

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