Parabellum – Alain Paillou, Olivier Legrand et Jean-Blaise Djian

Couverture - Parabellum

Alain PAILLOU (dessin), Olivier LEGRAND et Jean-Blaise DJIAN (scénario)

Parabellum

Editions Emmanuel Proust, 2005

92 pages

Collection Petits Meurtres

.

Présentation de l’éditeur

1937… Deux réfugiés politiques italiens sont retrouvés assassinés dans une forêt parisienne. Or, ces deux intellectuels ne présentaient aucun danger  pour le régime de Mussolini. Pour l’inspecteur Alfred Bergmann, ce double meurtre cache autre chose. D’autant que son enquête le mène chez des ex-membres de l’Action Française, ce mouvement d’extrême droite qui ambitionne de renverser la République. Comment un simple flic va t-il démasquer les commanditaires des meurtres et déjouer un complot d’état ?

Mon avis

En 1934, l’Action Française, manifestait contre la République. Le groupe extrémiste est dissout, mais reparaît et est nommé par la presse La Cagoule. Cette bande dessinée explore le contexte de l’époque en mettant en scène deux meurtres, et un policier juif qui va tenter de retrouver l’assassin. Les amis des victimes, deux réfugiés italiens opposés au régime fasciste, sont persuadés qu’elles ont été tuées sur ordre de Mussolini, mais que l’affaire sera vite étouffée pour des raisons diplomatiques. L’inspecteur Alfred Bergmann tente de découvrir la vérité sur cette affaire, alors que sa hiérarchie lui met des bâtons dans les roues. D’autant plus que son patronyme juif lui vaut l’hostilité et le mépris des extrémistes qu’il doit interroger :

– Tiens, vous vous appelez Alfred… comme Dreyfus…

– Non, comme Jarry.

Le dessin d’Alain Paillou est très épuré. J’aime beaucoup, même si ça me semble étrange de voir des pages aussi blanche, avec juste le trait noir qui dessine les personnages. L’histoire est aussi bien menée. Les deux scénaristes nous offrent un zoom sur une période historique compliquée et assez peu exploitée en littérature ou en bande dessinée. On retrouve quelques personnalités encore bien connues, sous des noms différents, comme ce grand fabricant de pneus. Bergmann est un personnage sympathique. C’est un flic consciencieux et acharné qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui ira jusqu’au bout pour mettre à jour un complot qui menace le gouvernement de Blum. Le contexte est loin d’être rose. Il y a une ambiance de racisme nauséabonde et on sent qu’on est proche de la Seconde Guerre mondiale.

Pour conclure, c’est une BD sympa, avec un dessin un peu froid, mais fin, et une histoire solide, qui plaira particulièrement aux personnes intéressées par l’histoire politique des années 1930. Je le recommande chaudement !

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