Garrett, détective privé, 1. La belle aux bleus d’argent – Glen Cook

Couverture - La belle aux bleus d'argent

Glen COOK

Garrett, détective privé, 1. La belle aux bleus d’argent

(traduit de l’anglais par Jean-François Le Ruyet)

Editions L’Atalante, 2003

281 pages

Collection La dentelle du cygne

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Présentation de l’éditeur

Difficile de faire son boulot de privé dans un monde où grouillent elfes, trolles et créatures variées? Garrett et ses acolytes, un Homme-Mort omniscient et un métis d’elfe végétarien aussi prompt au danger qu’à la bagatelle, s’engagent à retrouver la belle héritière d’une fortune en argent massif.

Il lui faudra retourner dans le Cantard où il a combattu dix ans plus tôt. Théâtre d’une guerre interminable, la région abrite aussi une population de centaures, vampires et maraudeurs de tout poil.

La belle aux bleus d’argent est le premier volume des aventures de Garrett, un Sam Spade au pays des sorciers. Par le créateur de La Compagnie noire, un cocktail décapant de polar et de fantasy. Humour et frisson garantis.

Mon avis

La belle aux bleus d’argent, c’est du pur roman noir transposé dans un monde de fantasy. Les virées dans les bas fond des villes deviennent  des aventures dans des territoires désertiques et hostiles, les gardes du corps sont des grolls (des métis de trolls avec je ne sais pas trop quoi), et l’acolyte de notre héros est un elfe métis végétarien et sportif très attaché à sa santé. On rencontre aussi un Homme-Mort, un centaure contrebandier, des licornes carnivores, tout un bestiaire varié et auquel on ne s’attend pas. (La première fois que j’ai vu le mot licorne apparaître, je ne m’y attendais pas !)

Le personnage de Garrett est le détective hardboiled archétypal : cynique, grand spécialiste des haussements de sourcils blasés ou dubitatifs, fonce tête baissée dans la gueule du loup, aime bien cogner et s’envoyer des litres de bière, et malchanceux sur les bords. Son affaire devait être assez simple : retrouver une jeune femme pour qu’elle apprenne qu’elle vient d’hériter d’une forte somme. Mais elle se complique nettement quand il s’agit de retrouver sa trace à Port-Bourré, port militaire du Cantard, région que se disputent sans cesse deux armées. Sa trace disparaît quand son père meurt et que sa famille vend leur maison à un centaure. Ca se complique tellement qu’il finit par avoir affaire à des militaires, des espions des deux armées, des contrebandiers, des prêtres traîtes, et que deux jeunes filles tenaces le poursuivent pour qu’il les emmène avec lui.

Les deux univers – polar et fantasy – se mêlent et se confrontent dans ce roman avec une ironie doucement dingue. Cette histoire m’aura fait rire plus d’une fois, et c’est un bon pendant à La Compagnie noire, autre série de l’auteur qui prend place dans un univers beaucoup plus pessimiste.

C’était une lecture très sympa. Je ne sais pas si je lirais le deuxième volume tout de suite : c’est le genre de ton, ironique et cynique à souhait, et d’intrigue, confuse tout du long jusqu’à l’éclaircissement final, qui pourrait vite me lasser. Mais ça n’a pas été le cas pour ce premier tome. J’ai passé un très bon moment.

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Une réflexion sur “Garrett, détective privé, 1. La belle aux bleus d’argent – Glen Cook

  1. J’attendais un avis depuis longtemps sur cette autre série écrite par Glen Cook :). Merci et à te lire, la plume de cet auteur me manque beaucoup ^^. Je vais tenter de mettre la main sur le tome 1 maintenant.

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