La Fille Maudite du Capitaine Pirate, Volume 1 – Jeremy A. Bastian

Couverture - La fille maudite du capitaine pirate

Jeremy A. BASTIAN

La Fille Maudite du Capitaine Pirate, Volume 1

Les Editions de la Cerise, 2014

128 pages

.

Présentation de l’éditeur

Port Elisabeth, Jamaïque, 1728. La Fille Maudite du Capitaine Pirate part à la recherche de son père disparu, l’un des redoutés flibustiers des mythiques mers d’Omerta. Cette héroïne intrépide nous entraîne rapidement dans des aventures marines et même sous marines, à la rencontre de pirates tordus et teigneux, de créatures mythiques et autres fantasmagories se déployant comme des poupées russes.

Sorte d’Alice au pays des pirates, ce récit rempli d’humour est servi par un dessin incroyablement détaillé que l’on croirait tout droit sorti d’une gravure fin XIXe.

Mon avis

Le gouverneur de Port Elizabeth, en Jamaïque, se rend en ville pour affaire, et sur le chemin, enseigne à sa fille Apollonia à mépriser la vulgarité et la misère. Alors qu’il traite avec un tavernier, sa fille s’éloigne et assiste au combat entre deux garçons brutalisant une fillette insolente armée d’une épée. Apollonia est subjuguée par l’énergie et la manière de penser de cette fille maudite, ce qui n’est pas du gout de son père qui charge un de ses hommes de débarrasser le port de sa présence. L’attaque échoue, et la Fille Maudite, bien loin d’être bouleversée, quitte la Jamaïque à la recherche de son père sur les mers mystérieuses de l’Omerta. Tantôt sous l’eau, tantôt en bateau, elle déambule dans un monde fantaisiste à la recherche de ce père qui ignore son existence, visitant tour à tour les quatre vaisseaux pirates qui navigues sur ces eaux.

Dans un style qui rappelle les gravures tout en usant de la caricature, La Fille Maudite du Capitaine Pirate raconte l’épopée rocambolesque d’une fillette audacieuse, insolente et casse-cou dans un univers de cruauté  et d’absurdité. Les références à Alice au Pays des merveilles sont claires, chaque page apportant son lot de « nonsense ». Le dessin est chargé, ce qui m’a d’abord un peu rebutée, puis on se fait à cette profusion de traits tout comme on rit aux faces caricaturales ou aux éléments improbables qui apparaissent ici ou là : des chevaliers espadons, un perroquet nommé Poivre d’As qui parle et voyage sous l’eau dans le ventre d’une dorade (ou un autre poisson similaire), les pauses dans le récit qui montre sur une page les aventures de personnages inédits. Il y a plein de détails ou d’histoires hors récit qui semblent inutiles, mais qui ajoutent indéniablement à la richesse et à la profusion de l’histoire initiale.

La fougueuse héroïne, sans peur et sans reproche, borgne, qui se bat à l’épée et arbore fièrement un bandeau sur son oeil crevé, est un personnage époustouflant, dont on suit les aventures avec délice. Jeremy Bastian mélange son propre univers onirique aux légendes de pirate. Etant déjà fan de ce genre de récit d’aventure, j’ai facilement succombé à cette héroïne, à son caractère et à sa détermination. C’est drôle, souvent sans queue ni tête, sans être pour autant dépourvu de tout logique et on se régale !

Sur ce, je vous laisse avec quelques extraits (rendez-vous aussi sur le site de l’éditeur pour feuilleter l’ouvrage !)

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