Janua Vera – Jean-Philippe Jaworski

Couverture - Janua Vera

Jean-Philippe JAWORSKI

Récits du Vieux Royaume, 1. Janua Vera

Editions Folio, 2009

488 pages

Collection SF

Présentation de l’éditeur

Né du rêve d’un conquérant, le Vieux Royaume n’est plus que le souvenir de sa grandeur passée… Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l’assassin trempe dans un complot dont il risque d’être la première victime, Aedan le chevalier défend l’honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries… Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain…

Mon avis

Janua Vera est un recueil de nouvelles qui rassemble – pour cette édition – huit récits prenant place dans un même monde : le Vieux Royaume. Si on ne sait pas au premier abord, quelle est l’histoire de ce continent, sa géographie et les particularités des différents peuples qui y vivent, leurs modes de vie ou leurs croyances se dessinent au fur et à mesure que l’on découvre les nouvelles.

Les voici succinctement résumées :

Janua Vera : Le Roi-Dieu du Vieux Royaume au sommet de sa gloire voit un cauchemar troubler son sommeil et inquiéter ses ministres.

Mauvaise donne : Benvenuto, ex-soldat et assassin dans la République de Ciudalia, rate sa cible un soir et est pris dans une machination dans laquelle, simple pion, il risque la mort. Pour sauver sa tête, il lui faut se montrer audacieux et perspicace pour démêler un tortueux complot politique.

Le service des dames : Aedan est chevalier courtois. Il s’attache à servir les dames et cela le mène, pour que l’une d’elle l’autorise à traverser une rivière, à rendre justice en son nom. Pourtant, cette dame-là est loin d’être tendre et sait user de ses avantages pour abuser un chevalier.

Une offrande très précieuse : Cecht, un guerrier d’Ouromagne, blessé sur un champ de bataille alors que la troupe qu’il suivait s’était infiltrée en pays ennemis pour piller la campagne, tente de secourir l’un de ses frères d’arme qui est mourant. La seule solution pour soigner son ami est d’obtenir le soutien d’une sorte de sorcière qui affirme pouvoir le sauver. Mais pour cela, elle a besoin de quelque chose, une offrande, que seul Cecht peut lui apporter.

Le conte de Suzelle : La vie d’une jeune paysanne qui rencontre un beau jour un être étrange et magnifique au bord de la rivière où elle va faire la lessive. Celui-ci la laisse avec une promesse : revenir pour lui montrer une fleur à laquelle il l’a comparé. Celle-ci se met alors à l’attendre.

Jour de guigne : Les mésaventures de Maître Calame qui atteint du Syndrome du Palimpseste, doit affronter une malchance calamiteuse.

Un amour dévorant : Les appelleurs sont devenu une légende : deux hommes parcourant les bois autour d’un village à la recherche d’une femme. Seuls les villageois les entendent et ceux qui les voient connaissent souvent un sort funeste. Un prêtre du dieu de la mort vient mener une enquête, mais tous ont oublié l’origine de leur quête désespérée.

Le confident : Le récit d’un homme, un prêtre dédié au dieu de la mort, qui a choisi de vivre dans le noir pour écouter les remords de ceux qui viennent de trépasser.

Il m’est difficile d’en choisir une que je préfère, encore plus difficile d’en nommer une qui m’aurait déplu. Dans ces différents récits, l’auteur faire intervenir des personnages très différents, depuis le Roi-Dieu jusqu’à une simple paysanne, dans des lieux, mais aussi à des époques différentes. Il s’amuse à faire varier les registres : épique pour l’une, humoristique pour l’autre, tandis qu’une autre prend des accents de conte ou qu’une quatrième est définitivement lugubre.

J’ai été très séduite dès les premières pages. En effet, l’auteur a un style qu’il fait varier selon ce qu’il souhaite raconter et les registres qu’il adopte, mais qui est certainement un style d’une grande qualité. Aussi je ne peux que recommander ce recueil, en attendant de lire la suite – Gagner la guerre, qui est un ENORME pavé !

Pour finir, une citation tirée de la nouvelle Le service des dames :

Ce fut un moment où le chevalier et la dame semblèrent soudain proches. Ils n’eurent pas un geste, peut-être pas même une pensée l’un pour l’autre, mais leurs visages durs, tournés vers l’âpreté de ce paysage trop vaste, parurent soudain nus et semblables. Ils contemplaient la brutalité du monde, son indifférence séculaire, avec une avidité identique. Ils n’y voyaient qu’un terrain de jeu, à la mesure de leur caprice.

Lu pour le Baby Challenge Fantasy

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2 réflexions sur “Janua Vera – Jean-Philippe Jaworski

  1. Je compte bien lire cet auteur un jour. Il écrit des choses qui reçoivent de très bonnes critiques, dans un genre qui me plaît souvent, et en plus il n’habite pas loin de chez moi ! ^^

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