Scarpetta – Patricia Cornwell

Couverture - Scarpetta

Patricia CORNWELL

Kay Scarpetta, 16. Scarpetta

(traduit de l’anglais par Andrea H. Japp)

Editions France Loisirs, 2009

656 pages

Présentation de l’éditeur

Oscar Bane a exigé son admission dans le service psychiatrique de l’hôpital de Bellevue. Il redoute pour sa vie et prétend que ses blessures lui ont été infligées au cours d’un meurtre ; meurtre qu’il nie avoir commis. Il ne se laissera examiner que par Kay Scarpetta, médecin légiste expert, l’unique personne en qui il ait confiance. À la demande du procureur, Jaimie Berger, Kay se rend à New York City et entreprend cette enquête avec son époux Benton et sa nièce, Lucy. Elle n’est sûre que d’une chose : une femme a été torturée et tuée, et d’autres morts violentes sont à craindre. Kay se lance et très vite une vérité s’impose : le tueur anticipe avec précision où se trouve sa proie, ce qu’elle fait, et pire encore, les avancées des enquêteurs. Kay Scarpetta devra faire face à l’incarnation du mal…

Mon avis

C’est la veille du Nouvel An. Kay Scarpetta travaille dans son cabinet de médecine légale quand elle reçoit un coup de fil de son mari, psychologue et profiler pour la police : il y a eu un meurtre, une jeune femme a été tuée et son petit ami s’est fait agressé en entrant dans son appartement avant de découvrir son cadavre. OscarBane, le petit ami, est interrogé par la police et il n’accepte d’être examiné que par une seule personne : Kay Scarpetta. La procureur Jaime Berger lui demande alors de la rejoindre à New York pour examiner Bane et de rejoindre son ancien collègue, Pete Marino, et sa nièce, petit génie de l’informatique, pour enquêter. En parallèle, un blog en ligne, dont le but semble être de dénigré un certain nombre de personnalités, s’attaque à Scarpetta et publie deux articles diffamatoire sur elle.

Je partais avec deux sérieux handicaps en commençant la lecture de ce livre. Tout d’abord, ce livre est le seizième tome d’une série, une très longue série donc. Les personnages avaient donc un passif, des relations antérieures qui conditionnent leurs comportements les uns avec les autres. Il y a notamment de longues conversations à propos d’évènements déjà passés dans les tomes précédents. L’auteur ne largue pas pour autant son lecteur au milieu de ce groupe de personnages. Elle explique la situation passée, les sentiments des personnages les uns avec les autres. Mais pour autant, ces conversations entre les personnages sont beaucoup trop longues et ont tendance dans la première partie du livre à éclipser le reste, et en particulier le meurtre et l’enquête. Je n’ai donc été égarée dans cette histoire que peu de temps, mais c’est pas pour autant que les relations entre les personnages m’ont passionnées.

Ensuite il y a la dernière phrase de la quatrième de couverture : « Kay Scarpetta devra faire face à l’incarnation du mal… » Je DETESTE ce genre d’effet dans les livres et en particulier dans les quatrièmes de couverture. Je n’avais pas lu ce quatrième de couverture au moment où je l’ai acheté. Et puis, c’était il y a quelques années (oui, ce livre a passé des années dans ma bibliothèque sans que je le lise), et je n’étais peut-être pas aussi radicale par rapport à ces exagérations. Surtout que, ayant lu d’autres trucs bien plus stressant, glauque et pervers, je n’ai pas eu l’impression d’avoir affaire à l’incarnation du mal en lisant ce roman. J’admets que le criminel est un sadique manipulateur et pervers, mais j’ai lu et vu pire, donc « l’incarnation du mal » me semble un chouïa ridicule.

L’héroïne étant médecin légal, elle pratique des autopsies, visite les lieux du crime, et parle beaucoup de chacun des détails de ce qu’elle trouve, allant même jusqu’à expliciter des choses implicitement évidentes. Quand le pseudo d’Oscar Bane est « scarbane », on comprend implicitement que c’est une contraction de son nom et de son prénom, mais l’auteur se sent obligée de nous l’expliquer. Tout ça m’a donc paru un peu laborieux.

Le roman est donc très bavard, loin du genre de polar ou thriller que j’aime. Il y a d’ailleurs peu d’action jusqu’à la dernière cinquantaine de page. Le dénouement est assez chouette, et fait paraître un criminel diabolique et manipulateur, mais loin d’être l’incarnation du mal à mes yeux.

Malgré un dénouement qui rattrape un peu le tout, ça reste un roman sans grande surprise, loin d’être aussi effrayant que ne l’annonce la quatrième de couverture. Je n’ai pas ressenti de suspens ou de tension, simplement lassée de ces conversations parfois inutiles et futiles à n’en plus finir.

ABC thriller polars

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