Pseudo – Emile Ajar (alias Romain Gary)

Couverture - Pseudo

Emile AJAR//Romain GARY

Pseudo

Editions Folio, 2004

première édition au Mercure de France e, 1976

223 pages

Présentation de l’éditeur

Après avoir signé plusieurs centaines de fois, si bien que la moquette de ma piaule était recouverte de feuilles blanches avec mon pseudo qui rampait partout, je fus pris d’une peur atroce : la signature devenait de plus en plus ferme, de plus en plus elle-même pareille, identique, telle quelle, de plus en plus fixe. Il était là. Quelqu’un, une identité, un piège à vie, une présence d’absence, une infirmité, une difformité, une mutilation, qui prenait possession, qui devenait moi. Émile Ajar.
Je m’étais incarné.

Mon avis

J’ai repoussé un moment l’écriture de cette chronique vu la confusion dans laquelle il m’a plongée. Tout ce livre tourne autour de la question de l’identité, de ce qui la constitue et de ce que ça suppose pour un écrivain qui ne souhaite pas s’exposer et qui utilise un pseudonyme. La narration est traversée par une paranoïa omniprésente, la schizophrénie et de nombreux troubles névrotiques. Le personnage essaie sans cesse de brouiller les pistes entre son nom réel et ses divers pseudo. Le narrateur est Paul Pavlowitch qui vit un certain nombre de séjour en hôpital psychiatrique et l’écriture de ses romans, Gros Câlin et La vie devant soi, pour lesquels il devra rencontrer son éditrice pour la signature du contrat, et les spéculations sur sa vraie identité alors qu’il est nominé pour le prix Goncourt.

Pour rappel, Romain Gary a écrit 4 romans sous le pseudonyme Emile Ajar. Et il avait fait incarné ce nom par son neveu, Paul Pavlowitch, le faisant passer pour le véritable auteur de ces livres. C’est ainsi qu’il a reçu le Goncourt pour La vie devant soi. C’est seulement après la mort de Gary (il s’est suicidé) que l’on a découvert que c’était lui qui avait écrit ces romans.

J’ai ressenti à la fois des difficultés et de la fascination à lire ce livre. Il n’y a pas vraiment d’intrigue, et c’est parfois compliqué de suivre tous les délires angoissés et paranoïaques du narrateur, entre contradiction et autre paradoxes. Je n’ai donc pas d’avis à formuler, à part ma confusion, sur cette lecture.

XXe siècle

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2 réflexions sur “Pseudo – Emile Ajar (alias Romain Gary)

  1. Alison Mossharty dit :

    J’avais adoré la vie devant soi de l’auteur. Mon but serait de découvrir encore plus de livre de l’auteur. Celui ci m’a l’air intriguant j’adore les questionnement sur l’identité (puis venant de Romain Gary, ça doit être quelque chose ^^)
    Bises et je te souhaite de très belles fêtes de fin d’année =)

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