Le Mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux

chambre jauneGaston LEROUX

Le mystère de la chambre jaune

Editions La Bibliothèque électronique du Québec

Publié originellement en 1907

530 pages

Lu au format .Pdf

Présentation de l’éditeur

Alors qu’elle était enfermée à double tour dans sa chambre, Mathilde, la fille du célèbre professeur Stangerson, est victime d’une terrible agression. Et pourtant, la pièce était barricadée comme un coffre-fort ! Par où l’assassin a-t-il bien pu s’enfuir ? Frédéric Larsan et le jeune Joseph Rouletabille, journaliste et détective en herbe, mènent l’enquête…

Mon avis

Saint-Clair, le narrateur, raconte, plusieurs années après les évènements, ce qui s’est passé autour du mystère qui a secoué l’actualité. Mathilde Stangerson a été agressée dans une pièce fermée de l’intérieur, alors qu’elle y était seule, et l’assassin, une fois la porte ouverte de force, n’a été découvert nulle part. Tout le mystère réside alors en une seule question (et c’est ce que Rouletabille, secondé par le narrateur, va tenter de résoudre) : comment l’assassin est-il sorti de la pièce alors que celle-ci n’a qu’une seule porte, celle défoncée par les proches de la victime, et une fenêtre scellée avec des barreaux.

Cette énigme est célèbre, et Rouletabille en propose une résolution exemplaire alimentée par plusieurs péripéties. Le personnage est posé entre le narrateur qui, sans être bête, n’a pas son illustre intelligence et peine parfois à suivre les découvertes de son ami, et Frédéric Larsan, célèbre enquêteur de police, qui bénéficie d’une légitimité que Rouletabille n’a pas (parce qu’il est un jeune journaliste de 18 ans, à peine, autant dire un enfant) et qui va proposer une autre solution qui va accuser des innocents que notre héros va s’empresser de défendre.

Le roman suit le schéma classique d’un roman à énigme (un crime a été fait, l’enquêteur arrive sur les lieux pour faire ce qu’il doit faire, et il va révéler l’identité du coupable et résoudre le mystère lors d’une révélation finale impliquant tous les personnages de l’intrigue dans laquelle il va expliquer le moindre des indices qu’il a récolté), tout en taclant au passage Edgar Allan Poe et Arthur Conan Doyle (Rouletabille n’aime pas Sherlock Holmes ; personnellement, je n’ai pas d’avis), et en ajoutant quelques scènes qui pourraient presque être de l’action (presque parce que c’est raconté avec moult détails qui noient tout le reste et ralentissent le rythme).

Pour ma part, lors de ma lecture, j’ai été partagée entre une lassitude de plus en plus prégnante face aux multiples détails et les descriptions à rallonge (ce qui est la substantifique moelle de ce genre de roman en soi, puisque que c’est dans les détails infimes ou la dispositions précises des pièces que se trouve la solution le plus souvent) et la fascination pour le mystère. La résolution finale est très étonnante. J’ai bien aimé, mais si j’ai commencé cette lecture en e-book (trouvé sur un site type Projet Gutenberg), je l’ai fini en audiolivre, parce que j’ai pu écouter sans me préoccuper de ces détails et en faisant autre chose. Pour vous donner une idée, j’ai trouvé que c’est un livre quand même imposant, vu ce que suggère le genre : 530 pages en e-book et plus de 8h en audio. Je garde en tête les fins romans à énigme d’Agatha Christie (environ 250 pages). Mais vu l’ampleur du mystère, ça peut se comprendre.

Le mystère de la chambre jaune est un classique du polar que j’ai été très curieuse de découvrir. J’ai fini par être lassée par ces longueurs, mais j’ai été contente d’arriver au bout et de découvrir la solution au mystère (d’ailleurs, je suis assez contente de me rendre compte que j’avais soupçonné au moins une fois le coupable, parmi tous les autres). C’était d’ailleurs assez amusant de constater sur la fin que Rouletabille adresse à son ami Saint-Clair, le narrateur, des reproches en lui disant qu’il lui avait glissé des indices, que Saint-Clair aurait dû identifier des choses dans son comportement qui l’aurait éclairé sur l’identité du coupable. C’est aussi une façon de dire au lecteur : alors, t’avais trouvé ? Et c’est aussi le jeu quand on lit ce genre de roman !

Et vous, vous avez envie de vous laissez prendre à ce jeu ? ;-)

XXe siècle

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2 réflexions sur “Le Mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux

  1. Alison Mossharty dit :

    J’aime beaucoup le Fantôme de l’Opéra du même auteur. Celui ci je ne l’ai toujours pas lu même s’il m’intrigué pas mal. J’espère ne pas me lasser des longues descriptions (sinon je ferais comme toi’ j’utiliserais l’audio book ^^)

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