Elfes, 2. L’honneur des Elfes sylvains – Nicolas Jarry et Gianluca Maconi

Nicolas JARRY et Gianluca MACONI

Elfes, 2. L’honneur des Elfes sylvains

Editions Soleil, 2013

56 pages

Présentation de l’éditeur

Les Elfes sylvains se sont retirés du monde et préservent jalousement leur indépendance et leurs lieux sacrés. Quiconque pénètre sur leur territoire devient une proie…

Eysine, Cité-Etat de l’Est, a toujours vécu dans le respect des anciennes lois liant les Elfes et les Hommes. Pourtant, quand une puissante armée de mercenaires Orks assiège le royaume, Llali, la fille du roi de la cité, décide de rappeler aux Elfes le traité qui autrefois liait leurs deux races.

Le récit est celui de deux peuples qui ont oublié leur passé commun… Il est aussi celui d’un Elfe et d’une femme qui portent en eux le pouvoir de faire renaître ce passé.


Ce deuxième tome de la série Elfes nous emmène à la rencontre d’un second peuple : les Elfes sylvains. Cette évidence posée ( le titre est suffisamment explicite à ce sujet ^^), qu’ont-ils de différents des Elfes bleus ? Les Elfes sylvains ont autrefois combattus aux côtés des hommes contre un ennemi commun. Mais les hommes ont changé. Les druides, qui leur permettaient d’avoir un lien avec la nature et de la comprendre à la manière des elfes, ont disparus. Les Elfes se sont retirés dans leurs forêts et en ont interdit les accès aux hommes.

Les cités avec lesquelles ils avaient d’anciennes alliances se déchirent. Eysine est attaquée par des cohortes de monstres, commandités par des marchands voulant s’approprier sa seule richesse : le contrôle d’un détroit. Llali, la fille du roi, fait une sortie désespérée, les anciennes histoires en tête, pour chercher de l’aide auprès des Elfes. Elle rencontre Yfass, un Elfe plus jeune que les autres qui voit en elle ressurgir un pouvoir ancien, et comprend sa demande.

L’action débute in medias res, et la situation est expliquée par quelques flash back. Ce procédé rend les choses un peu confuses, le temps de le remettre dans l’ordre, puis l’intrigue va se dérouler, linéaire, suivant ses péripéties. Comme pour le premier tome de la série, tout cela se déroule en un seul tome. Cette contrainte est bien gérée et permet d’avoir une histoire complète, de son début jusqu’à son dénouement, tout en lui donnant des antécédents historiques. La frustration du one-shot est encore présente, ce gout de précipité et un peu d’inachevé. Cela n’empêche pas cette histoire d’être complète, passionnante, et de se trouver surprenante par son contenu sous-jacent : tolérance et respect, façon fable écologique. Tout cela reste assez diffus, et donc ce n’est pas une morale qu’on cherche à matraquer au lecteur.

Il m’aura fallu un peu de temps pour m’habituer aux dessins, mais très vite, j’ai admiré les paysage et je me suis attachée aux personnages.

Cet album se trouve bien dans le prolongement lancé par Jean-Luc Istin avec le premier tome : Le Crystal des Elfes bleus. Un nouveau peuple, une nouvelle intrigue, les mêmes grands thèmes, la même esthétique et la même construction d’intrigue. Tout cela fait un merveilleux travail, de quoi enchanter les lecteurs amateurs de BD et de fantasy.

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