La promesse du chant des grillons – Agnès Janin

Agnès JANIN

La promesse du chant des grillons

Editions Bibliocratie, 2015

290 pages

Présentation de l’éditeur

Un village de campagne.

Une femme qui y a élu domicile il y a quelques années pour se sauver d’elle-même.

Un homme fraîchement arrivé qui veut laisser derrière lui une vie fastueuse qui l’indiffère.

Leurs chemins vont s’entremêler pendant une semaine sans jamais se croiser vraiment. Jusqu’à la rencontre. Leurs joies, leurs doutes, leurs peurs, leurs habitudes, tout ce qui fait leur quotidien et leurs grands rêves. Leurs rencontres et leurs relations avec tous ces autres qui les touchent et les bousculent. La façon dont eux deux vont pouvoir tracer leur chemin l’un vers l’autre.

Voilà ce que ce livre renferme.


J’ai eu la surprise il y a quelques temps de recevoir un mail de l’auteur me proposant de lire son livre, autopublié sur la plate-forme Bibliocratie. Bon, « autopublié » n’est pas vraiment le terme exact, puisque Bibliocratie est une plate-forme de financement participatif, mais comme ce n’est pas le sujet de cet article, je vous renvoie vers le site pour comprendre la démarche de ses créateurs.

Donc, j’ai lu La promesse du chant des grillons, en PDF. Comme j’attache toujours une grande importance au travail des éditeurs, j’hésitai à lire un roman qui n’était pas passé entre leurs mains expertes. Mais la lecture des premières pages du livre m’a intriguée et convaincue de le lire en entier. C’est bien sûr tombé à un moment où je ne savais plus comment je m’appelais tellement j’étais surbookée (entre la fin de l’année universitaire, un – non deux – déménagements, les rapports à rendre, les partiels, les oraux et soutenances…). D’où cette chronique écrite très tardivement alors que je m’étais décidée à finir ma lecture assez rapidement.

Quoi qu’il en soit, je suis donc impardonnable pour tout ce retard accumulé !

Abrégeons-là cette introduction déjà trop longue et entrons dans le vif du sujet.

La promesse du chant des grillons va mettre le lecteur en face de deux personnages, qui ne sont pas nommés : lui et elle. En l’espace d’une semaine, et en alternance des jours et des points de vue, ils vont se dévoiler à nous.

Elle est agricultrice, solitaire, fuit le contact des autres et l’intimité. On sent la présence de blessures mal cicatrisées. Lors d’une promenade, elle se prend de curiosité, une curiosité intense et un peu mal placée, pour une voiture abandonnée sur un chemin de campagne. C’est la voiture d’un homme qui n’est pas du coin. Elle ouvre la portière, qui n’était pas verrouillée, s’assoit sur le siège et fouille, explorant ainsi la vie de cette personne, depuis les cassettes enregistrées laissées dans la boîte à  gant jusqu’aux bonbons du vide-poche. La présence de cet homme va la poursuivre, de même que son geste qu’elle trouve après-coup inconsidéré.

Lui est photographe. Parisien, il loue un logement dans le village et s’y installe, sans vraiment savoir ce qui l’y a mené. Il a un projet : photographier les agriculteurs du coin et en faire une exposition dans le village. Il rencontre alors les membres de la coopérative du village, fait des séances photo. Il se lie avec un jeune du village qui souhaite aussi être photographe et est intrigué par l’une de ses photos : une femme, au marché, l’interroge par sa posture et l’émotion qu’elle dégage.

Les chemins de ces deux personnages vont s’entremêler et se croiser jusqu’à leur rencontre. Celle-ci à lieu dans le dernier tiers du roman. Nous avons donc tout le début pour les connaître et apprivoiser le style de l’auteur. En effet, celui-ci est très descriptif. Il met l’accent sur les choses simples, avec beaucoup de détails, que ce soit pour les repas ou les émotions et les sentiments. Pour autant, j’ai beaucoup aimé les sensations qu’une telle écriture procure : le style reste tranquille, contemplatif. Je n’ai pas trouvé ça laborieux du tout, à part peut-être sur les premières pages, le temps de s’y faire. Au contraire, j’ai bien aimé cette plongée au plus profond de l’intime, et surtout j’ai beaucoup aimé pouvoir prendre mon temps pour découvrir les personnages et suivre leur parcours. Ca donne aussi l’impression d’être bien maîtrisé. J’ai beaucoup aimé notamment tout ce qui concerne la photographie. L’auteur en donne une image très forte (pour de la photo… bref !) et ça m’a donné envie d’aller farfouiller au rayon « 770 – Photographie » de ma bibliothèque.

En conclusion, j’ai trouvé ce roman simple mais beau et j’ai beaucoup aimé le lire en prenant mon temps, en savourant les mots et les émotions. Merci Agnès Janin pour cette découverte !

Pour plus de renseignements, vous pouvez aller lire les premières pages sur Bibliocratie ou vous rendre sur la page Facebook de l’auteur. Par contre, si ce roman vous intrigue, je ne sais pas où vous pourriez vous le procurez. Si jamais je trouve, je l’indiquerai par ici.

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