La route de la conquête – Lionel Davoust

Couverture - La Route de la conquête

Lionel DAVOUST

La route de la conquête

Editions Critic, 2014

348 pages

Collection Fantasy

Présentation de l’éditeur

On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l’Empire d’Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble résister à l’avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques.

Parvenue à l’ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent – un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l’autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources indispensables pour Asreth. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et affronter un adversaire inédit : le pacifisme.


En son cœur, en son âme, l’espèce humaine est déséquilibrée. Nous apportons l’équilibre, la durée, la stabilité. C’est juste, et indispensable. C’est notre mission. Mais… que se passe-t-il quand on rencontre un peuple déjà équilibré?

Sur Evagényre, l’Empire d’Asreth envoie ses armées à la conquête dans le but d’accomplir un grand projet : réunir tous les peuples sous une seule bannière, pour éviter l’avenir funeste et les guerres terribles qu’a vu Dame Mordranth, l’oracle et le guide spirituel d’Asreth, en interrogeant le futur. La civilisation asrénienne se répand sur Evagényre grâce à la stratégie des généraux, parfois par la voie diplomatique, parfois après un conflit. L’artech, la technologie magique (paradoxe ?) qui utilise les cristaux vapeur, permet aux armées de combattre dans de grandes armures qui décuplent leurs forces, ou d’utiliser des canons gigantesques. Bien qu’elle soit dévastatrice, cette énergie est aussi utilisée quotidiennement pour l’éclairage, ou le transport. C’est cette civilisation qu’Asreth veut diffuser, en même temps que la stabilité qu’elle permet.

Ce livre n’en a pas l’air, mais il s’agit d’un recueil de nouvelles. Chaque nouvelle va donc raconter un moment de l’histoire d’Evagényre et de l’expansion d’Asreth. Plutôt que de faire comme d’habitude et d’évoquer chaque nouvelle séparément, j’ai choisi de faire l’inverse et d’en parler de manière globale.

Les six nouvelles du recueil esquissent donc l’histoire de la conquête du monde par Asreth. Elles se situent à des moments très différents, avec une génération d’écart ou bien plusieurs siècles. Pour éviter la confusion, le recueil propose une chronologie avec une description succincte des évènements, sans spoil, puisque c’est souvent le destin individuel qui est raconté (« Le guerrier au bord de la glace »), et il n’y a pas vraiment de suspens quant aux évènements historiques. On a la fois des récits de guerre, d’autres qui vont prendre le chemin de la diplomatie, mais ce n’est pas sans tensions.

Lionel Davoust varie un peu les genres et les façons d’aborder l’histoire de cet empire. Il traite notamment un même évènement, une guerre qui a traumatisé des générations d’asréniens de deux manières. La première en entrant dans la tête d’un soldat de retour du front qui est dans une sorte d’institut psychiatrique pour traiter l’amnésie qui l’empêche de se souvenir de ce qui s’est passé à la fin de cette guerre (« Au delà des murs »). L’autre nouvelle (« Bataille pour un souvenir ») va raconter cette guerre, mais du point de vue d’un soldat ennemi, un guerrier-mémoire. Les guerriers-mémoire ont cette particularité qu’ils doivent oublier un souvenir pour pratiquer leur technique de combat. Plus le souvenir est fort, plus le coup sera puissant et dévastateur. Au passage, cette idée m’a beaucoup plu et j’ai particulièrement apprécié cette nouvelle.

On va aussi découvrir les tous débuts de la conquête (« La fin de l’histoire »), et la fin de l’empire (« Quelques grammes d’oubli sur la neige »). Les peuples que les armées vont rencontrer, ayant des mentalités très différentes, vont aussi leur résister plus ou moins consciemment. C’est notamment ce que va découvrir Stannir Korvosa, dans la nouvelle « La route de la conquête ». La Généralissime est confronté à un mode de vie et à une mentalité qui résiste à la civilisation asrénienne parce que l’équilibre que cette civilisation est censée leur apporter, ils le connaissent déjà et qu’ils ne peuvent envisager une annexion sans destruction de leur essence même. Cette nouvelle est la plus longue et elle m’a surprise en prenant un tournant que je n’avais pas imaginé.

Les nouvelles de ce recueil avaient été pour la plupart publiée dans des anthologies. Leur publication dans un seul et même volume, avec quelques nouvelles inédites, est tout à fait cohérente. En effet, cela nous montre plusieurs facettes d’un même monde. Je me suis laissée fasciner par ce que l’auteur en décrit, et en particulier ce mélange de de magie et de technologie. C’est un univers de fantasy étonnant, d’autant plus qu’on l’aborde en différents points de son histoire. A découvrir sans hésiter !

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