L’Eau des collines, 1. Jean de Florette – Marcel Pagnol

Marcel PAGNOL

L’Eau des collines, 1. Jean de Florette

Editions de Fallois, 2004

280 pages

première édition en 1963

Présentation de l’éditeur

Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C’est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s’installe à la ferme des Romarins, on ne lui parle pas de la source cachée. Ce qui facilite les manoeuvres des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin, qui veulent lui racheter son domaine à bas prix.

Jean de Florette (1962), premier volume de L’Eau des collines, marque, trente ans après Pirouettes, le retour de Pagnol au roman. C’est l’épopée de l’eau nourricière sans laquelle rien n’est possible.


Au village des Bastides, Ugolin Soubeyran a un projet : faire une grande plantation d’œillets, produit qui lui rapporterait plus que les pois chiches qu’il fait pour le moment pousser dans ses champs. Mais, dans ces collines provençales, sans eau et sans le terrain approprié, la moindre plantation devient un travail titanesque. Il se confie à son Papet, qui lui trouve alors une solution : acheter la terre du vieux Pique-Bouffigue, un braconnier qui n’exploite pas ses champs pourtant alimentés par une source d’importance. Pique-Bouffigue refuse de vendre ou de louer sa terre. Mais la chance sourit à Ugolin à la mort de celui-ci quelques semaines plus tard. Il leur suffit de boucher et de cacher la source, et puis d’attendre que les héritiers – des citadins – vendent la maison et les terres. Après tout que pourraient-ils bien en faire ?

Seulement voilà, Jean de Florette (nommé ainsi parce qu’il est le fils de Florette), originaire de Crespin, bossu, rêveur, philosophe, citadin,  et neveu de Pique-Bouffigue tombe sous le charme de la région et rêve d’y faire vivre sa femme et sa petite fille grâce à des projets agricoles ambitieux, battis avec l’implacable certitude que peut apporter la science et les statistiques.

Effarés, Ugolin et le Papet assistent avec dérision et patience aux tentatives de Jean de Florette pour construire son projet, qui persévère malgré l’absence d’eau, guidé par ses guides scientifiques et ses relevés statistiques des précipitations. Entre querelles de clocher, vieilles rancunes et confrontation de la modernité et de la tradition, avec Jean de Florette d’un côté et Ugolin de l’autre, on s’amuse de l’incrédulité de l’un et de l’enthousiasme démesuré de l’autre, non sans s’émouvoir du drame.

Lire ce roman, c’était pour moi comme être en vacances. Entre le contexte – la Provence ! -, les périodes décrites – certes toute l’année est évoquée, mais surtout l’été et ses grandes chaleurs -, les dialogues entre la simplicité paysannes et les envolées lyriques du citadin-philosophe-poète qu’est Jean, et cette histoire à la fois drôle et dramatique, c’était l’évasion garantie, accompagnée d’un certain nombre de sourires et fous rires. En plus de ça, le roman se lit très facilement, ce n’est donc pas un auteur « classique » à craindre : bien au contraire, il y a toujours un peu d’humour, c’est plaisant et facile.

Un roman à lire donc, ou à regarder puisqu’il a fait l’objet d’une adaptation en 1986 par Claude Berri (avec Yves Montand, Gérard Depardieu et Daniel Auteuil).

XXe siècle

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2 réflexions sur “L’Eau des collines, 1. Jean de Florette – Marcel Pagnol

  1. J’avais vu les films (avec Manon des sources), ils etaient magnifiques. Et bien sur, Pagnol a berce mon enfance… Faudrait peut-etre que je m’y remette! Merci pour cette piqure de rappel!

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