Port d’âmes – Lionel Davoust

Lionel DAVOUST
Port d’âmes
Editions Critic, 2015
530 pages
Collection Fantasy

Présentation de l’éditeur

Un proverbe prétend qu’à Aniagrad, tout se monnaye, même l’usage des miroirs.

Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.

Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Eldecar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques. Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville, le jeune homme s’investit de tout son coeur dans le projet.

Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.


Quand sa famille est ruinée par un usurier, Rhuys est envoyé dans la marine pour payer le reste de sa dette. Après huit années de servitude en tant que marin, il débarque à Aniagrad, la cité franche où tout se vend et s’achète, la clé d’un coffre au contenu mystérieux dans la poche, espérant pouvoir reconstruire l’honneur de sa famille. Il contacte un ami de son père qui lui propose de s’investir dans un projet de recherche sur la conversion dranique. Ce procédé ancien a été perdu depuis les âges sombres, mais il permettrait un formidable progrès, en particulier dans une ville comme Aniagrad. C’est un jeune homme naïf et, très vite, ses idéaux sont bousculés par la cité, ses commerces douteux, la pression qu’il subit de la part de l’Administration d’Aniagrad ou encore de l’homme qui a détruit sa famille. Et il se perd dans un amour à sens unique pour une jeune vendeuse d’âme.

Ce roman de fantasy est à rapprocher des intrigues des Salauds Gentilshommes (de Scott Lynch) : pas de quêtes épiques, de guerres entre des Royaumes. Les personnages sont des hommes d’affaires et pas des guerriers. Toute l’intrigue va ainsi dérouler l’évolution de Rhuys, son apprentissage du monde, alors qu’il est confronté à de nombreux obstacles – complots, chantages – et qu’il va perdre petit à petit ses illusions. Il est pris entre deux forces opposées et il doit trouver un moyen de s’en tirer sans se faire écraser, et sans abandonner ses principes. C’est un roman qui a un aspect très introspectif, puisque Rhuys s’interroge sur lui-même, sur ce qu’il subit, et surtout sur ses relations avec la Vendeuse d’âme et ce qu’elle lui apporte.

Lionel Davoust continue ici à développer Evanégyre, ce monde qu’il a mis en place avec La Volonté du dragon et La Route de la conquête. Ici le contexte est très différent puisque que l’Empire d’Asreth et son artech sont devenus des légendes que les associés de Rhuys cherchent à faire revivre. On découvre donc Evanégyre sous un angle complètement différent. Et ce roman – qui peut se lire indépendamment des deux autres – permet donc de compléter notre connaissance de l’univers en proposant de suivre le trajet d’un personnage. Aniagrad est une cité fascinante, construite en strate sur des ruines très anciennes, et qui est animée par ses Administrateurs, seule véritable autorité qui sait et contrôle tout ce qui s’y passe.

Il m’aura fallu un peu de temps pour me plonger dans ce roman. Je l’ai mis en pause puis repris – ce n’était pas le bon moment -, cette fois pour le terminer. J’ai beaucoup aimé ce que j’ai lu. C’est le genre de roman qui se lit lentement en s’imprégnant des lieux, de l’ambiance et du personnage. J’ai beaucoup aimé tout ce qui se développe entre Rhuys et la vendeuse d’âme, lors des transferts, ce qu’elle lui transmet et qui le porte. J’ai trouvé ces passages particulièrement bien réalisés dans un roman passionnant et très bien écrit. De plus, j’ai lu dans une interview que l’auteur a pour projet une série en plusieurs tomes dans le même univers, de quoi poursuivre la découverte d’Evanégyre… J’ai hâte !

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2 réflexions sur “Port d’âmes – Lionel Davoust

  1. voyageauboutdelapage dit :

    J’ai failli l’acheter au salon du livre ! En tout cas, le fait que ce soient des hommes d’affaire et non des guerriers attise encore plus mon envie de le lire ;)

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