Dragon bleu, tigre blanc – Qiu Xiaolong

 

QIU Xiaolong

Dragon bleu, tigre blanc (traduit par Adélaïde Pralon)

Editions Liana Levy, 2014

304 pages

Présentation de l’éditeur

Stupeur à la brigade des affaires spéciales de la police de Shanghai. Sous couvert d’une promotion ronflante, l’inspecteur Chen est démis de ses fonctions. Après tant d’enquêtes menées contre les intérêts du pouvoir, pas étonnant qu’on veuille sa peau. Forcé d’agir à distance, inquiet pour sa vie, Chen affronte l’affaire la plus délicate de sa carrière tandis qu’à la tête de la ville, un ambitieux prince rouge et son épouse incarnent le renouveau communiste. Alors que dans les rues résonnent les vieux chants révolutionnaires, ambition et corruption se déclinent plus que jamais au présent.

Avec une amère lucidité, Qiu Xiaolong réinterprète à sa manière le scandale Bo Xilai qui secoua la Chine en 2013.


Alors qu’il se rend sur la tombe de son père pour lui rendre hommage et l’entretenir, selon la tradition, Chen réfléchit au nouveau rebondissement de sa carrière. Après avoir été inspecteur principal de la brigade des affaires spéciales pendant des années, le voici propulsé dans un placard doré. Qui, en lien avec ses enquêtes en cours – entre la mort suspecte d’un américain, la disparition d’un « Gros Sous » accusé de corruption, et un scandale sanitaire – peut vouloir le faire taire ? L’affaire se corse quand Chen échappe de justesse à une arrestation mise en scène pour le surprendre dans un bar scandaleux en présence de prostituées. Il décide alors de se mettre au vert le temps de rénover la tombe de son père, tout en enquêtant discrètement avec l’aide de ses amis restés à Shanghai. Il ne tardera pas à déterrer un nouveau scandale de corruption et quelques cadavres.

J’ai retrouvé avec joie l’ambiance que j’avais découverte dans Cyber China : le portrait désabusé d’une Chine entre scandales politiques, phénomènes sociaux, poésie et gastronomie. Ce roman-là s’agrémente d’un délicieux frisson de suspens : Chen est un homme traqué, surveillé et il joue contre la montre. Cette aventure nous permet aussi de faire une incursion dans le monde de l’opéra chinois. Et j’aime autant ce que je découvre de la Chine dans ces romans que l’enquête en elle-même.

J’ai peu à dire sur ce roman – ou alors je suis rouillée pour ce qui est d’écrire des chroniques littéraire – mais je vous encourage à découvrir cette série de romans et d’enquêtes. Je n’ai lu que deux tomes sur les neuf publiés, mais j’aime beaucoup. C’est fou – comme le dit l’auteur « La vie est Chine est plus invraisemblable que dans mes romans » – et édifiant, et on a l’impression de mettre le doigt sur les paradoxes qui traversent la société chinoise aujourd’hui. Et j’aime ce genre de sentiments quand je sors d’un livre : avoir appris et compris quelque chose tout en ayant passé un agréable moment de lecture.

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Lu pour le French Read-A-Thon Summer édition 2016. Catégorie « un roman avec du bleu ou du jaune sur la couverture ».

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