Le Fleuve des brumes – Valerio Varesi

 

 

 

Valerio VARESI
Le Fleuve des brumes (traduit par Sarah Amrani)
Editions Agullo, 2016
315 pages
1ère édition (VO) : 2003

Présentation de l’éditeur

Dans une vallée brumeuse du nord de l’Italie, la pluie tombe sans relâche et le Pô menace de sortir de son lit. Libérée de ses amarres, une barge dérive dans la nuit avant de disparaître dans le brouillard. Quand elle s’échoue à l’aube, son pilote est introuvable. Quelques heures plus tard, le frère du batelier est défenestré. Suicide ? Lorsque le commissaire Soneri découvre que les deux frères ont servi dans la milice fasciste cinquante ans plus tôt, il pressent qu’il y a un lien entre leur passé trouble et leur mort violente.

Un polar impressionniste où la vérité se heurte au silence de ceux qui vivent sur le fleuve et n’ont pas digéré les vieilles rancœurs…


Une nuit, au bord du Pô. Le club des bateliers local est en alerte : il pleut sans arrêt depuis plusieurs jours et le Pô menace de passer au dessus des digues et d’inonder les villages qui le bordent. Soudain, la barge amarrée devant les baraques du port s’éloigne du quai et se met à dériver sur le fleuve. Ils ne sont d’abord pas inquiets : Tonna, son propriétaire, est un vétéran de la navigation. Mais il se rendent compte rapidement qu’il n’y a aucune lumière sur à bord de la barge ; elle semble d’ailleurs déserte. Quand elle s’échoue, le pilote est introuvable.

A Parme, le commissaire Soneri est envoyé sur le lieu d’une mort par défenestration. Tout à l’apparence du suicide, sauf de minces indices qui l’amènent à penser que la victime, un vieil homme, a probablement été tué. Quand il découvre que le mort est le frère du pilote disparu de la barge, il se précipite sur les bords du Pô pour mener l’enquête.

Soneri est le genre d’enquêteur qui avance en errant et en se perdant. Il va, il vient, il fait une rencontre, discute, part, revient, insiste… larguant dans son sillage son adjoint balloté entre la suite logique de l’enquête, et les demandes en apparence farfelues de son chef. Soneri est souvent en conflit avec ses supérieurs, procureurs et juges d’instruction, dans une sorte de bataille d’ego qui semble n’avoir pour seul but que d’entraver l’enquête. Avec cette affaire, Soneri plonge en plein brouillard. Entre le mutisme et l’hostilité de ceux qui ont connaissaient le disparu, le passé de chemises noires, les altercations entre fascistes et résistants communistes durant la guerre, une histoire de trafic sur le fleuve, il y a de quoi s’embourber. Mais le jour va bien évidemment finir par se lever, le brouillard avec, et les eaux du fleuve se retirer.

Ce n’est pas le genre de roman policier à l’action effrénée, où les rebondissements s’enchaînent. Au contraire, le rythme est plutôt lent, et plus que l’action, c’est l’ambiance qui compte : la pluie, la brume, l’inondation, et les vieilles rancoeurs toujours bien ancrées. La gastronomie y tient une place importante : ça mange et ça boit beaucoup dans ce roman. C’est tout à fait le genre de roman que j’aime bien, d’ordinaire. En effet, je suis restée en dehors de cette histoire. L’idée de l’ancrage historique de l’enquête m’avait bien plu, de même que l’image d’un fleuve en cru, couvert de brume.

Pourtant, je n’ai pas accroché au personnage du commissaire. Je suis restée sur l’impression qu’on ne nous avait pas présenté le personnage, comme s’il y avait eu un premier tome qui l’introduisait à côté duquel je serais passée à côté. Ça a surtout été l’impression que j’ai eu concernant la compagne du commissaire, qui débarquait de nulle part sans que je sache qui elle était ou comprenne quel était son lien avec lui. J’ai eu un peu la même réaction que si un inconnu m’avait claqué deux bises alors qu’on ne s’était jamais vus avant et qu’on avait pas été présentés : un haussement de sourcil stupéfait et hostile (oui, le haussement de sourcil est chez moi très significatif).

Si j’ai lu ce roman assez vite, mon sentiment demeure mitigé : j’ai été séduite par cette ambiance et la découverte de cette région, mais suis restée peu investie, auprès des personnages et au sein de l’enquête. L’écriture ne m’a pas non plus marquée. Je suis sur ma faim, persuadée d’être passée à côté de plein de choses, sans pour autant avoir l’envie d’y revenir un jour. J’ai donc quelques regrets et vous conseille d’aller consulter d’autres avis que le mien pour en savoir plus sur ce roman.

8470b-abc2016

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s