Memories of Retrocity, Le Journal de William Drum – Bastien Lecouffe Deharme

 

 

Bastien LECOUFFE DEHARME
Memories of Retrocity, Le Journal de Williame Drum
Editions du Riez, 2011
120 pages
Collection Graffics

Présentation de l’éditeur

A la veille de l’hiver 2004, William Drum, ex-inspecteur de la police criminelle de Chicago, est exilé par ses supérieurs à Retrocity.
Retrocity, la Cité déchue, fermée sur elle-même, que l’on tente de faire disparaitre des consciences depuis plus d’un demi-siècle.
A l’aide d’une machine à écrire trouvée dans son appartement, William se lance dans la rédaction de son journal de bord, et s’enfonce dans la ville.
Une ville hors du temps, que les citoyens ont depuis longtemps désertée.
Une ville où la mécanique remplace les organes humains.
Une ville malade et rongée par un étrange virus.
Une ville de laquelle on ne revient pas.


William Drum, policier, est exilé à Retrocity après une bavure. Retrocity est une ville étrange, coupée du monde et qui semble vivre hors du temps et de la réalité depuis des décennies. Après un accueil glacial, William rejoint son nouvel appartement, dans lequel il trouve une machine à écrire. C’est sur cette machine qu’il commence son journal : le texte qui nous est livré dans ce livre.

William se met ainsi à explorer la ville et il raconte ses errances et ses découvertes. Ce qui attire d’abord son attention ce sont ces passants qui possèdent des organes mécanisés : oeil, bras, jambe… Il apprend aussi l’existence de l’étrange virus qui contamine les habitants de Retrocity.

Dans ce roman, même si le personnage est policier, l’intrigue ne tourne pas autour d’une quelconque enquête. L’ambiance est sombre, et c’est vraiment le parcours du personnage dans la ville qui est raconté, ses rencontres, bonnes ou mauvaises, ses découvertes, le constat toujours plus fort de l’état de dégénérescence de la ville et de certains de ces monstrueux habitants.

Le point fort de ce livre, c’est son ambiance et son esthétique, entre la forme du journal intime et l’apport des illustrations. Elles ont beau avoir un côté rétro – Retrocity semble s’être arrêtée dans les années 50 – elles rendent tout le livre sombre et étrange. On plonge très vite dans Retrocity, en même temps que William Drum se laisse séduire par sa noirceur et sombre lui aussi.

Memories of Retrocity est un très beau livre. J’ai hésité avant de me le procurer, parce que je doutais que cette esthétique me plaise. Et finalement, j’ai été conquise. Le travail éditorial est de grande qualité. L’interaction entre le récit et les illustrations est bien gérée et cela permet de créer une ambiance, sombre et mortifère. Ce livre reste un investissement, mais c’est un très bel objet et il vous fera passer un très bon moment.

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