Demain – Cyril Dion et Mélanie Laurent

Cet article a failli s’appeler « Pourquoi Noël me saoule » (pour le matraquage médiatique) et « Pourquoi Noël une fois par an c’est bien » (pour les traditions culinaires : les 13 desserts de Provence ou les Braedele alsaciens)

Mais, je suis allée voir un film hier soir, qui m’a mis dans un tel état d’ébullition que je n’en ai presque pas dormi de la nuit. Je voulais donc vous en parler ici.


Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent

« Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain… »

Le film part d’une étude scientifique publiée en 2012 par des chercheurs américains. Cette étude montrait que, en l’état, si rien n’est fait pour stopper maintenant les dégâts causés par les activités humaines sur l’environnement on pouvait s’attendre à une extinction de l’humanité pour la fin du siècle, avec en plus le fait que la tendance doit être inversée d’ici 20 ans.

Et plutôt que de parler des problèmes, ils ont choisi de se rendre aux quatre coins du monde rencontrer des gens qui inventent des solutions : agriculture écologique rentable, énergie renouvelable, transports ou pistes cyclables (« plus on fait des routes, plus les gens vont circuler en voiture ; plus on fait de pistes cyclables, plus les gens vont sortir leur vélo ; plus on fait de rues piétonnes, plus les gens vont s’approprier l’espace, et favoriser les rencontres » – citation pas tout à fait exacte d’un monsieur danois dont je n’ai pas retenu le nom), entreprises respectueuses de l’environnement et de la vie de ses salariés, dynamisation de l’économie locale, de la démocratie locale, autre éducation…

C’est intéressant de voir tous ces témoignages, toutes ces alternatives possibles et leurs impacts réels (notamment l’emploi)  – ce dont on ne parle pas assez, voire pas du tout (lobby, lobby…). Et plus : ça rebooste, ça donne un regain d’optimisme, on se dit : il est possible de changer les choses, à notre échelle, petit à petit. Et puis, ce film est bien fait. C’est un documentaire, certes, mais que cela ne vous affole pas. Il est accessible, pêchu, et fait un peu d’humour.

Si je devais lui trouver des défauts, ce serait au niveau du discours et ça concernerait ce dont ils n’ont pas assez parlé. Ils ont choisi de parler des solutions, et ils l’ont très bien fait durant les deux heures que comptait le film, mais insister un peu plus sur les problèmes, ça aurait permis de faire prendre conscience de l’urgence de la situation.

Deux choses que je retiens à la suite de cette séance. D’abord, il faut changer notre mode de vie, pour consommer moins, parce que, on a beau se dire qu’on peut changer les choses, que l’énergie solaire c’est gratuit, il n’en reste pas moins que le cuivre par exemple, un éléments qui sera indispensable pour fabriquer les voitures électriques, n’est pas une ressource illimitée. Ensuite, attention aux discours officiels, ce qu’on (on=les entreprises internationales qui cherchent à faire du fric, entre autres) veut faire croire n’est pas forcément la réalité. Exemple : non, le nucléaire, c’est pas propre. Autre exemple cité dans le film : l’alimentation est assurée à 80% (à peu près, j’ai pas retenu le chiffre exact) par les petits producteurs, et pas par les grandes exploitations agricoles, qui font des monocultures gigantesques et qui font essentiellement de l’alimentation animale ou des agrocarburants.

Bref. Oubliez Star Wars 7, et allez voir Demain. C’est un film d’utilité publique, que tous devraient voir. J’insiste donc : allez-y. C’est le film de Noël à voir (film de Noël = idée de partage, de bonnes résolutions, optimisme…). Le film s’est fait applaudir à la fin de la séance.

Si vous avez besoin d’autres arguments, si je ne vous ai pas encore convaincu, je vous laisse avec Denis Cheissoux, journaliste qui fait l’émission CO2 mon amour sur France Inter, et qui a reçu Cyril Dion pour parler du film.

http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=1182583

Trouvailles et (Re)trouvailles #4 – Courts-métrages

courts-métrages 2015Du 30 janvier au 7 février 2015 avait lieu le Festival International du Court-Métrage à Clermont-Ferrand. L’évènement est d’ampleur : c’est le plus gros festival dédié au court-métrage dans le monde. Et en France, en terme de nombre d’entrées, il vient juste après le Festival de Cannes.

Pour tout clermontois ou clermontoise, même d’adoption, c’est un évènement à ne pas manquer. Dur d’en faire abstraction de toute manière puisque la ville entière en revêt les couleurs. Quand on est étudiant, il y a forcément quelqu’un dans son entourage qui fait partie de l’équipe des bénévoles, ou alors, dans les filières culturelles, on nous donne des places.

Cette année, je me suis intéressée d’un peu plus prêt à la programmation (y aller une fois au pif, l’année dernière, c’est pas toujours un moyen efficace pour se rendre compte de la diversité du genre). Ça aide d’avoir un cours consacré au sujet, mené par quelqu’un qui parle bien du cinéma et qui sait le transmettre à ses étudiants.

En plus des films proposés en compétition dans les catégories nationale, internationale et labo, le festival propose toujours d’autres programmations sur des thèmes différents. Par exemple, 2015 permettait d’assister à deux panoramas, l’un sur la Chine, et l’autre sur le vélo. La Chine m’intéresse plus que le cyclisme de manière générale, alors on parlera surtout de ça.

Tout cette introduction pour arriver au coeur de ce que je voulais amener : parler de quelques courts-métrages qui m’ont plu/marquée/étonnée…

Revendications chinoises

Je regroupe ici trois courts-métrages consacrés à la prise de position, à la revendication,

6th March de Chun Wong (2012) met face à face trois étudiants arrêtés lors de la manifestation du 6 mars 2011 à Hong-ong, à trois policiers chargés d’effectuer les démarches nécessaires. Le commissariat est surchargé à cause des multiples arrestations faites dans la journée, et ils se retrouvent dans la cafétéria, autour d’une table. Les policiers et les étudiants se mettent alors à débattre : ce sont deux visions du monde qui s’affronte. Celle qui préfère le calme et accuse les manifestants d’avoir causé du trouble à l’ordre public parce qu’ils ont bloqué un tram ; et celle qui a des revendications, qui rêve d’un monde meilleur. Voir le trailer/La critique sur le site Format Court.

Dans Guilty de King Fai Wan (2014), Une jeune femme, engagée dans des mouvements sociaux et des manifestations, est convoquée par le tribunal. Arrêtée un an plus tôt pour trouble à l’ordre public, lors d’une manifestation, elle doit maintenant répondre de ses actes, choisie malencontreusement parmi d’autre pour porter le chapeau. Elle met alors de côté ses études pour travailler à sa défense. (Voir le trailer)

Ce qui est troublant avec ce court-métrage-là, c’est l’écho qu’il renvoie à 6th March, pas seulement par son sujet et par le lien entre arrestation et manifestation, mais aussi par le rapide flash back qui intercale des images de la manif (filmée en temps réel, peut-être) avec celles de l’histoire de ce personnage. D’un côté les revendications, la discussion, le débat, de l’autre les conséquences, la punition de l’Etat.

 The Questionning de Rikun Zhu (2013) est un film tourné en caméra cachée. La situation est exposée en peu de mots : « Le 24 juillet 2012, je me suis rendu dans une ville en soutien à trois candidats indépendants locaux, activistes des droits de l’homme. Nous nous sommes alors rendu compte que nous étions suivis. Le soir même, à minuit, des policiers sont venus dans notre chambre pour procéder à une inspection. » (Voir le trailer)

La situation vire à l’absurde quand les policiers, entrant à six pour contrôler deux hommes, se mettent à poser inlassablement la même question à laquelle le réalisateur refuse de répondre, parce que c’est marqué sur ses papiers. Pour le spectateur, c’est à la fois oppressant et amusant. Amusant car la ténacité absurde des policiers les décrédibilise. Pourtant, rien de plus efficace pour illustrer l’insécurité, la pression policière, le contrôle permanent.

Je vous renvoie à cet article du site Format Court pour une présentation plus détaillée de ce film.

Panorama chinois

Tang Meng de Linbo Wang met en scène une jeune adolescente – le personnage éponyme – qui s’apprête à entrer à l’université. Elle veut entrer à l’école des médias pour devenir présentatrice mais son père s’oppose à son choix. Il veut qu’elle entre à la police, comme lui, et juge son rêve irréalisable. C’est un Chine plutôt rurale qui est montrée ici. Je l’ai bien aimé, malgré son rythme assez lent. Les images sont belles, et l’histoire de Tang Meng, prise entre l’autorité paternelle forte et son désir de vivre une autre vie, laisse songeur.

Twenty Dollars de See Chit Lam (2011) prend place dans le marché aux fruits de Hong-Kong où s’effectue aussi un tout autre trafic : jeu clandestin, drogue, prostitution… Le film est assez court, il y reste comme un goût de superficiel à propos de son sujet. Mais tout reste en fait assez suggestif. L’histoire tourne autour d’un magasin de fruits dont la nouvelle employée semble jeune et innocente. Quand elle se fait racketter de 20$ par un drogué, le fils de son patron vient lui rendre son argent, lui faisant comprendre que le voleur ne réitérera jamais son méfait. Le monde prend alors une toute autre dimension pour la jeune femme. C’est efficace, et à mes yeux de néophyte, la réalisation est belle et bien faite, avec de long travellings, etc.

Yugong Yishan (The Old Fool Who Moved The Mountain) de Joanna Vasquez Arong (2009) est le nom d’un bar musical de Pékin dont l’objectif est de proposer une scène musicale chinoise indépendante qui risque la démolition.  Ce film retrace son histoire et reprend le conte du vieux fou qui veut bouger les montagnes pour explorer trois générations marquées par cette histoire. La construction de ce film est assez troublante, puisqu’il semble mélanger plusieurs « histoires » qui n’ont rien à voir tout en ayant un aspect documentaire très prégnant. Le cinéma chinois faisant peu la différence entre fiction et documentaire, et le cinéma ayant de manière générale un rapport complexe au réel, je ne vais pas m’appesantir la dessus. Il est vrai cependant que ce manque d’unité est surprenant. Pour autant, j’ai beaucoup apprécié ce film, et puis ce conte fait partie de ces histoires universelles qui sont parlantes d’une culture à l’autre.

Road trip, de Xavier Xylophon (film d’animation, Allemagne, 2014)

Julius, le personnage, n’arrive pas à dormir. C’est l’été, les vacances, et la chaleur est oppressante. Il rêve de partir en voyage sur sa moto. Mais les échecs sont nombreux : on la lui vole, elle tombe en panne, puis il est retenu par la charmante barmaid du bistrot où il va boire des coups ces soirs d’insomnie.

Ce film est plutôt drôle. Il porte un regard amusé sur son personnage et ses rêves de Road trip qu’il ne fera pas. Cette répétition d’échecs n’empêche pas d’apprécier tous ces détails loufoques qui contribuent à l’humour un peu désabusé du film : le voisin qui bombarde les pigeons ou encore les chaussettes imperméables offertes en cadeau.

Voir le trailer.

Lystopad, de Masha Kondakova (Ukraine, 2014)

La rencontre d’une femme seule, gardienne d’un immeuble, avec un inconnu, alors qu’elle ramasse les feuilles du parc pour les brûler. L’homme est blessé, aussi elle le ramène chez elle et il s’impose. Ils passent la soirée et la nuit ensemble. Le lendemain, la police vient sonner à la porte : on a retrouvé un corps sous les feuilles mortes.

L’ambiance de ce film est vaguement inquiétante. Les couleurs désaturées, passées, apportent une sorte d’effet d’irréalité, ou au contraire de réalité dure et terne, qu’on subit.

La chute est grinçante et conclut brutalement ce film qu’on peut trouver beau, qui aura fait sourire parfois.

Voir le trailer.

The Bravest, The boldest, de Moon Molson (Etats-Unis, 2014)

Une femme erre dans son immeuble. Elle fuit les deux officiers de l’armée qui sont entrés, vraisemblablement pour lui annoncer une terrible nouvelle.

Il me semble que ce court-métrage est l’un des plus émouvant que j’ai pu voir lors de ce festival. D’un côté, c’est terrible. D’un autre, le contraste entre les deux militaires engoncés dans leur uniforme et pressés d’accomplir cette corvée qu’ils détestent, et cette femme qui craint le pire et refuse de la connaître est saisissant. En tous cas, il fait son effet !

Voir le trailer.

Des films en quelques mots (6)

Le blabla introductif est . Au programme, mes dernières sorties au cinéma. (La toute dernière datant d’hier soir, pour une fois, c’est du récent !)

The Salvation – Kristian Levring

Long métrage danois, britannique, sorti en 2014, avec Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan…

Genre : Western, drame

Synospsis

1870, Amérique. Lorsque John tue le meurtrier de sa famille, il déclenche la fureur du chef de gang, Delarue. Trahi par sa communauté, lâche et corrompue, le paisible pionnier doit alors traquer seul les hors-la-loi.

Mon avis

John est un immigré danois, ancien soldat, qui s’est installé aux Etats Unis avec son frère. Après 10 ans en Amérique, il réussit enfin à faire venir sa femme et son fils restés au Danemark. Mais dans la diligence qui les ramène de la gare, deux hommes violents embarquent et tuent sa famille.

J’espérais voir un western contemporain, qui ajouterait quelque chose au genre, mais c’est resté assez banal, très classique. Les ressorts de l’intrigue sont ceux que l’on retrouve dans de nombreux western : un « grand méchant » oppresse une communauté qui lui obéit au doigt et à l’oeil, et se détourne de celui qui essaie de s’opposer à l’oppresseur. Le mécanisme de la vengeance crée d’assez belles scènes de combat et de fusillade, les images sont d’ailleurs belles, avec ce jeu sur la saturation. J’ai tout de même bien aimé, parce que j’aime bien le western de manière générale, mais ce n’est pas celui qui me restera le plus longtemps en mémoire. J’aurais aussi attendu un rôle plus important pour Eva Green. Mais son personnage, muet, a peu de présence. Autre point à souligner : je n’avais encore jamais vu de western où l’enjeu sous-jacent comme ici était l’exploitation du pétrole. C’est un thème nouveau pour moi, et un point positif à ajouter à ce film.

Les Combattants – Thomas Cailley

Long métrage français, sorti en 2014, avec Adèle Haenel, Kevin Azaïs, Antoine Laurent…

Genre : Comédie. Romance.

Synospsis

Entre ses potes et l’entreprise familiale, l’été d’Arnaud s’annonce tranquille… Tranquille jusqu’à sa rencontre avec Madeleine, aussi belle que cassante, bloc de muscles tendus et de prophéties catastrophiques. Il ne s’attend à rien ; elle se prépare au pire. Jusqu’où la suivre alors qu’elle ne lui a rien demandé ? C’est une histoire d’amour. Ou une histoire de survie. Ou les deux.

Mon avis

J’ai eu un sentiment très bizarre en tapant « Romance » dans la catégorie du genre pour ce film. Parce que c’est tellement loin des classiques et des clichés du genre que ça m’a presque paru inapproprié. Arnaud est un garçon pas très sûr de lui. Il vient de perdre son père et hésite à reprendre l’entreprise familiale avec son frère. Madeleine rêve d’intégrer les commandos pour s’entraîner à survivre à la fin du monde. Elle est du genre têtue et très déterminée, au point de boire du maquereau mixé le matin pour s’entraîner au test d’entrée dans les commandos. Arnaud trouve Madeleine fascinante et il va même s’inscrire à un stage à l’armée pour la suivre. Mais ça ne se passera pas comme ils le souhaitent. Romance ? un peu quand même. Mais je garde quand même de ce film les scènes absurdes de dialogues francs entre Madeleine et Arnaud – très drôle -, les scènes de caserne et de survie. La fin du film est étrange : elle marque un tournant dans le ton et ça en devient étrangement décalé. Une scène de la fin m’a cependant beaucoup marquée, alors que la fin du monde semble tangible, et c’est sûrement ce que je garderais de ce film.

Il faut aussi ajouter que l’actrice qui joue Madeleine est parfaite dans son rôle

Hippocrate – Thomas Lilti

Long métrage français, sorti en 2014, avec Vincent Lacoste, Reda Kateb, Jacques Gamblin…

Genre : Comédie dramatique

Synospsis

Benjamin va devenir un grand médecin, il en est certain. Mais pour son premier stage d’interne dans le service de son père, rien ne se passe comme prévu. La pratique se révèle plus rude que la théorie. La responsabilité est écrasante, son père est aux abonnés absents et son co-interne, Abdel, est un médecin étranger plus expérimenté que lui. Benjamin va se confronter brutalement à ses limites, à ses peurs, celles de ses patients, des familles, des médecins, et du personnel. Son initiation commence.

Mon avis

L’hôpital comme vous ne l’avez jamais vu – sauf si vous le fréquentez vous-même – ou en tous cas pas au cinéma ! On va suivre deux internes, Benjamin et Abdel qui travaillent dans le même service. Leurs patients, leurs difficultés, leurs erreurs, les problèmes qui sont ceux de l’hôpital aujourd’hui : manque de places, de moyens… Tout ce qui est raconté et montré a l’air très réaliste et spontané. C’est parfois drôle, touchant, même émouvant. C’est un bon film et je vous le conseille.

Pride – Matthew warchus

Long métrage britannique, sorti en 2014, avec Bill Nighy, Imelda Staunton, Paddy Considine…

Genre : Comédie, Drame.

Synospsis

Eté 1984 – Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de leur marche à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

Mon avis

J’aime beaucoup l’ambiance de ces films anglais engagés, ou en tous cas racontant une histoire d’engagement pour la défense de valeurs. C’est festif, coloré, plein de bonne humeur et on en sort ragaillardis. Certes, il y a aussi des passages dramatiques – évidemment -, c’est un peu cliché par moment, on retrouve des personnages très typés, voire stéréotypés. Pride n’est pas vraiment le film de l’année, mais j’ai apprécié le voir parce que l’ambiance est chouette, c’est drôle et le message est réconfortant.

Voilà :)

Dracula Untold – Gary Shore

Long métrage américain, sorti en 2014, avec Luke Evans, Sarah Gadon, Dominic Cooper

Genre : Action, Fantastique, Epouvante-Horreur

Synospsis

L’histoire débute en 1462. La Transylvanie vit une période de calme relatif sous le règne du prince Vlad III de Valachie et de son épouse bien-aimée Mirena. Ensemble, ils ont négocié la paix et la protection de leur peuple avec le puissant Empire ottoman dont la domination ne cesse de s’étendre en Europe de l’Est. Mais quand le sultan Mehmet II demande que 1000 jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, Ingeras, soient arrachés à leur famille pour venir grossir les rangs de l’armée turque, le prince doit faire un choix : abandonner son fils au sultan, comme son père l’a fait avant lui, ou faire appel à une créature obscure pour combattre les Turcs et par là même assujettir son âme à la servitude éternelle. Vlad se rend au pic de la Dent Brisée où il rencontre un abject démon et conclut un accord faustien avec lui : il acquerra la force de 100 hommes, la rapidité d’une étoile filante et les pouvoirs nécessaires pour anéantir ses ennemis, en l’échange de quoi, il sera accablé d’une insatiable soif de sang humain. S’il parvient à y résister pendant trois jours, Vlad redeviendra lui-même, et sera à même de continuer à protéger et gouverner son peuple, mais s’il cède à la tentation, il entrera le monde des ténèbres pour le restant de ses jours, condamné à se nourrir de sang humain et à perdre et détruire tout ce et ceux qui lui sont chers.

Mon avis

Impossible de prendre au sérieux ce film. Vous me diriez avec une affiche et une bande annonce particulière, j’aurais pu m’en douter. Mais même avec ce genre de blockbusters, on peut s’attendre à passer un bon moment. Là il y a trop d’exagérations partout (la réalisation avec tous ces effets bien lourds, l’histoire, le jeu des personnages…) qui détruisent la crédibilité du film, et j’ai pas pu entrer dans l’histoire et la prendre au sérieux. Sans compter qu’il y a pour moi des faiblesses au niveau du scénario et que la fin tombe comme un cheveu dans la soupe, sans raison. Bref, c’est loin d’être le film que j’ai préféré aller voir au cinéma dernièrement. D’où ce commentaire : j’ai ri, sauf que ce n’était pas une comédie.

Des films en quelques mots (5)

Le blabla introductif est . Au programme, les films que j’ai vu au cinéma depuis janvier sans avoir le temps de les chroniquer. Cet article a donc quatre mois de retard (mais vieux motard que jamais… euh mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas ?).

Vu le temps qu’il m’a fallu pour pondre cette article, vous m’excuserez, s’il vous plaît, du fait que mes avis soient encore plus courts que d’habitude et donc peu argumentés. Si vous souhaitez plus de détails n’hésitez pas à me le faire savoir. Merci pour votre indulgence. *s’incline* :)

Le vent se lève – Hayao Miyazaki

Affiche - Le vent se lèveLong métrage japonais, sorti en 2014, avec les voix de Hideaki Anno, Miori Takimoto, Hidetoshi Nishijima…

Genre : Animation. Drame.

Synopsis

Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde. Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

Mon avis

La vie de cet ingénieur se déroule dans ce Japon d’avant guerre. J’ai mis un peu de temps à me repérer dans cette époque (je ne savais pas quand ça avait lieu et ça m’a d’abord perturbée). La vision de ce Japon qui cherche à rattraper la modernité des pays occidentaux est aussi très intéressante. Le film est beau, lumineux ; il a aussi sa part d’ombre quand le rêve se transforme en cauchemar. J’en garde un souvenir marquant et doux, la poésie du quotidien, de l’amour, de la nature est sans cesse présente.

Voir l’avis de : La croisée des chemins

Only lovers left alive – Jim Jarmusch

Affiche - Only Lovers left aliveLong métrage allemand, britannique, sorti en 2014, avec Tom Hiddleston, Tilda Swinton, Mia Wasikowska…

Genre : Romance. Drame.

Synopsis

Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam, un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ?

Mon avis

J’adore ! La BO, l’ambiance, le parti pris sur ces créatures fantastiques, désabusées de ce monde qui tourne trop vite, les promenades en voiture dans Detroit désaffectée, cette histoire d’amour qui perdure à travers les âges, les souvenirs d’époques passées et dépassées, les grands noms cités comme des connaissances… J’ai savouré ce film.

12 years a slave – Steve McQueen

Affiche - 12 years a slaveLong métrage américain, sorti en 2014, avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch…

Genre : Drame. Historique.

Synopsis

Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…

Mon avis

Encore un film que j’ai beaucoup aimé. je conserve le souvenir de beaucoup de violence, dans les actes et dans les propos. C’est en tous cas un film marquant sur l’esclavage.

Grand Budapest Hotel – Wes Anderson

Affiche - Grand Budapest HotelLong métrage américain, sorti en 2014, avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, F. Murray Abraham…

Genre : Comédie. Drame.

Synopsis

Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle. La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation.

Mon avis

Un film très drôle qui m’a apporté une certaine fraîcheur (et pas seulement parce que ça se passe en hiver). Il y a un côté burlesque qui m’a beaucoup plu, contrebalancé par un propos sous-jacent plus sérieux. J’ai juste eu un peu de mal avec cette brochette d’acteurs connus qui ont de petits rôles (pourquoi ne pas laisser leur chance à des acteurs moins reconnus ?)

Shokuzai – Kiyoshi Kurosawa

Affiche - Shokuzai

Année de production : 2012. Série japonaise (5 épisodes), diffusée sous la forme de deux films en France.

Genre : Drame.

Réalisé par : Kiyoshi Kurosawa.

Avec : Kyôko Koizumi, Hazuki Kimura, Yû Aoi, Eiko Koike, Sakura Ando, Ayumi Ito, Teruyuki Kagawa …

Synopsis :

Dans la cour d’école d’un paisible village japonais, quatre fillettes sont témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune n’est capable de se souvenir de l’assassin. Asako, la mère d’Emili, désespérée de savoir le coupable en liberté, convie les quatre enfants chez elle pour les mettre en garde : si elles ne se rappellent pas du visage du tueur, elles devront faire pénitence toute leur vie. Quinze ans après, que sont-elles devenues ? Sae et Maki veulent se souvenir. Akiko et Yuka veulent oublier. Et la mère d’Emili, que cherche-t-elle encore après tout ce temps ?

Mon avis

Cette série diffusée sous la forme de cinq épisodes au Japon a été diffusée en France sous la forme de deux films. Je les ai vus à leur sortie en salle, mais ai eu l’occasion de revoir la série depuis.

Tout commence un jour d’école. Emili vient de déménager, c’est une nouvelle élève. Son institutrice la présente au reste de la classe. Emili devient amie avec quatre autres filles : Sae, Maki, Akiko et Yuka. Elles jouent dans la cour, se rendent les unes chez les autres et puis c’est le drame. Alors qu’elles jouent au ballon sur un terrain non loin de l’école, un étranger les aborde. Il répare un ventilateur dans l’école, mais ne parvient pas à atteindre un endroit et demande l’aide au petit groupe. Il désigne Emili, qui malgré l’insistance des autres pour y aller toutes ensemble, le suit. Alors qu’elle tarde à revenir, les autres filles se rendent dans le gymnase pour chercher Emili, mais elles la découvrent morte.

Maki, la plus débrouillarde assigne un rôle à chacune : elle ira chercher un professeur pendant que Akiko et Yuka iront prévenir la mère d’Emili et la police. Sae reste sur les lieux.

La police enquête, mais les fillettes, seules témoins, sont incapables de décrire le meurtrier, choquées la mort de leur amie. Un jour, la mère d’Emili les réunit toutes chez elles pour les mettre en garde et les accuser : à cause d’elles, l’assassin d’Emili court toujours et elles devront expier leur faute toute leur vie.

Quinze ans plus tard, nous retrouvons les quatre filles. Elles vivent loin l’une de l’autre. Chacune a eu sa manière de gérer les chose et de vivre avec.

Sae travaille dans un institut. Elle est réservée et apeurée. Son corps a refusé de grandir. Pourtant, elle rencontre un homme lors d’un rendez-vous arrangé qui lui demande de l’épouser. Elle accepte, malgré ses manies bizarres, et se retrouvera prisonnière volontaire d’une vie cloitrée dans un grand appartement impersonnel.

Maki est devenue une institutrice rigoureuse. Marquée par ce qui est arrivée à Emili, elle est sévère envers les petites filles trop jolies. Elle pratique le Kendo, de l’escrime pratiquée avec un sabre, ce qui lui permet de se débarrasser d’un homme qui menace ses élèves à la piscine. Devenue une héroïne au sein de l’école, elle est vite dénigrée, jugée trop violente envers ses collègues et les enfants.

Akiko, après le meurtre d’Emili, a choisi de vivre comme un ours. Pas de belles robes pour elle, ni de maquillage, pas d’études ou de métier. Elle raconte son histoire à Asako, la mère d’Emili, qui vient lui rendre visite en prison où elle est enfermée pour avoir tué son frère.

Yuka est fleuriste. Manipulatrice, elle est capable de faire beaucoup de choses pour arriver à ses fins. Cela inclut séduire le mari de sa soeur, policier, parce qu’elle fantasme sur cette profession, et pour se venger de sa soeur qui, étant malade petite, a toujours eu toute l’attention de ses parents. Elle refuse la pénitence imposée par Asako, mais elle est la première à trouver un indice sur le meurtrier, en entendant sa voix à la radio.

Après la mort d’Emili, Asako a eu un autre enfant. Elle a poursuivi sa vie avec son mari et a déménagé. Sa vie croise de temps en temps celles des quatre amies de sa fille. Contactée par Yuka, elle poursuit l’enquête sur le meurtrier d’après les indications de la jeune femme. Celles-ci la mène dans une école dans la montagne et lui fait rencontrer un homme aimé et perdu de vue depuis des années, quitté dans des circonstances dramatiques.

Chaque histoire se termine de manière tragique. Cette période des quinze ans plus tard, contrairement  l’enfance insouciante et colorée, est terne et grise, délavée, fanée. Il y a une ambiance troublante, comme s’il y avait quelque chose de malsain, de tordu qui planait au dessus de chacune des femmes.Ces deux films ont/cette série a une puissante qui la rend angoissante. Les personnages sont rongés par la culpabilité, traumatisés, ou alors vivent dans un déni rebelle, mais pas moins dévastateur. La catastrophe initiale est envisagée à chaque épisode sous l’angle d’un personnage différent. Je trouve ces procédés brillants. Ils créent une tension qui accroche, qui émeut et qui angoisse. Chacune a sa propre manière de faire face au traumatisme, mais aucune n’est vraiment heureuse, aucune n’a une vie vraiment saine. J’ai vraiment accroché à cette histoire, cette esthétique et à cette ambiance névrotique de thriller couplé à un drame psychologique. Les actrices sont toutes très bonnes. Il est difficile de s’attacher à elles, notamment à cause de ce qu’elles sont : pas des personnages très positifs. Yuka, m’a été particulièrement antipathique, et l’histoire de Sae m’a paru être la plus effroyable et la plus malsaine. J’en frissonne encore.

Des films en quelques mots (4)

Le blabla introductif sur le pourquoi est . Au programme, de chouettes comédies et de la romance. BEAUCOUP de romance.

J’ai vu ces films il y a deux mois, et mon souvenir est plus ou moins flou, selon mon appréciation générale de l’oeuvre. Mes avis sont plutôt courts, pour une fois, et pas très constructifs. Je suis prête à en discuter de manière plus approfondie, si vous le souhaitez.

Les triplettes de Belleville – Sylvain Chomet

Affiche - Les triplettes de BellevilleLong métrage français, sorti en 2002, avec les voix de Michel Robin, Jean-Claude Donda, Monica Viegas…

Genre : Animation, Comédie.

Synopsis

L’idée de génie qu’eût madame Souza en offrant un vélo à son neveu alla bien au-delà de ses espérances. L’entraînement, une alimentation adaptée et le Tour de France n’était pas loin… La « mafia française » non plus qui, repérant le futur champion cycliste, l’enlève. Madame Souza, accompagnée de trois vieilles dames, les Triplettes, devenues ses complices, devra braver tous les dangers dans une course poursuite ébouriffante.

Mon avis

J’ai longtemps entendu parlé de ce film sans vraiment avoir l’envie de le voir. Je pense que le style me paraissait trop bizarre. Mais finalement, je l’ai vu, et j’ai adoré cette histoire ! Il n’y a pas vraiment de dialogues dans ce film, tout le sens se fait avec des expressions, des gestes, des bruits. Les dessins ont un aspect disproportionné, un peu grotesque, à la limite du monstrueux pour certains personnages. Cela accentue leurs caractères : le cycliste est très fin et il a des mollets excessivement musclés. Les gardes du corps sont des vrais armoires à glaces et quand ils marchent côte à côte il se fondent l’un dans l’autre pour former une seule entité menaçante. L’effet comique est réussi, pour un film d’animation de grande qualité.

20 ans d’écart – David Moreau

Affiche - 20 ans d'écartLong métrage français, sorti en 2013, avec Virginie Efira, Pierre Niney, Gilles Cohen…

Genre : Comédie romantique

Synopsis

Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d’une impeccable conscience professionnelle au point d’en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine « Rebelle », tout sauf son image de femme coincée. Mais lorsque le jeune et charmant Balthazar, à peine 20 ans, va croiser le chemin d’Alice, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Réalisant qu’elle détient la clef de sa promotion, Alice va feindre la comédie d’une improbable idylle.

Mon avis

Cette comédie romantique est plutôt rafraîchissante je trouve. J’ai juste beaucoup de mal avec les milieux dans lesquels ça se déroule (la mode, tout ça). Les acteurs sont sympas. C’est un bon moment de détente, mais sans plus.

Rencontres à Elizabethtown – Cameron Crowe

Affiche - ElizabethtownLong métrage américain, sorti en 2005, avec Orlando Bloom, Kirsten Dunst, Susan Sarandon…

Genre : Comédie romantique.

Synopsis

Chacun a droit à l’échec. Mais réussir un vrai fiasco, rater un projet de longue haleine auquel on croyait dur comme fer, ruiner d’un coup des centaines de vies, couler une boîte en 24 heures demande des dispositions particulières. C’est l’exploit que vient d’accomplir le designer Drew Baylor en créant la chaussure de sport Mercury, une aberration dont le lancement imminent pourrait bien être le bide du siècle, avec une perte sèche annoncée de 1 milliards de dollars. A trois jours de l’apocalypse, Drew reçoit un appel affolé de sa soeur. Leur père, Mitch, vient de mourir, et leur mère a sombré dans un tel état de confusion et d’agitation qu’elle est incapable de se rendre dans le Kentucky pour les funérailles. Il revient à Drew de régler les détails de la cérémonie avec la famille et les nombreux amis de la victime…

Mon avis

Encore de la romance, avec une histoire de famille. Il y a de bons moments, notamment lors de l’enterrement où tout part en vrille, mais j »ai trouvé ce film trop long pour ce que c’était.

(500) jours ensemble – Marc Webb

Affiche - 500 jours ensembleLong métrage américain, sorti en 2009, avec Joseph Gordon-Levitt, Zooey Deschanel, Geoffrey Arend…

Genre : Comédie romantique.

Synopsis

Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n’est pas du tout le cas de Summer. Cela n’empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontre Summer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune fille enjouée. Au 31ème jour, les choses avancent, lentement. Le 32ème jour, Tom est irrémédiablement conquis, pris dans le tourbillon étourdissant d’une vie avec Summer. 185 jours après leur rencontre, la situation est de plus en plus incertaine – mais pas sans espoir. Alors que l’histoire fait des allers-retours au sein de la relation parfois heureuse, mais souvent tumultueuse de Tom et Summer, le récit couvre tout le spectre de la relation amoureuse, du premier coup de coeur aux rendez-vous, du sexe à la séparation, à la récrimination et à la rédemption et décrit toutes les raisons qui nous poussent à nous battre aussi ardemment pour arriver à trouver un sens à l’amour… Et, avec un peu de chance, à en faire une réalité.

Mon avis

Ce film est génial ! J’ai adoré le propos, la manière dont c’est construit ! J’allais dire, c’est la meilleure comédie romantique que j’ai vue depuis des années, mais le réalisateur affirme que ce film n’est pas une comédie romantique, alors je le crois. (voir l’analyse de Durendal sur Youtube qui en parle très bien).

Love & secrets – Andrew Jarecki

Affiche - Love & secretsLong métrage américain, sorti en 2012, avec Ryan Gosling, Kirsten Dunst, Frank Langella…

Genre : Drame. Thriller.

Synopsis

New-York, dans les années 80, David le descendant d’une grande dynastie immobilière tombe fou amoureux de Katie et l’épouse. Ils filent le parfait amour jusqu’au jour où le comportement de David change. Peu de temps après, Katie disparaît mystérieusement sans laisser de trace. Quelques années plus tard, un policier et un reporter décident de rouvrir l’enquête. David devient le suspect principal et les secrets de l’empire familial vont peu à peu faire surface…

Mon avis

Je n’ai pas compris l’intérêt de ce film. A part exprimer mon aversion et l’aberration que ce film a suscité lorsque je l’ai vu, je n’ai rien à en dire.

Cher John – Lasse Hallström

affiche - Cher johnLong métrage américain, sorti en 2010, avec Channing Tatum, Amanda Seyfried, Richard Jenkins …

Genre : Drame. Romance. Guerre.

Synopsis

Lorsque John Tyree, un soldat des Forces Spéciales en permission, et Savannah Curtis, une étudiante idéaliste, se rencontrent sur une plage, c’est le coup de foudre. Bien qu’appartenant à deux mondes différents, une passion absolue les réunit pendant deux semaines. John repart ensuite en mission et Savannah retourne à l’université, mais ils promettent de s’écrire et à travers leurs lettres enflammées, leur amour ne fait que grandir. Chaque jour plus inquiète pour la sécurité de son bien-aimé, Savannah s’interroge. Alors que désirs et responsabilités s’opposent toujours plus, le couple lutte pour maintenir ses engagements. Quand une tragédie oblige John à rentrer, les deux jeunes gens se retrouvent face à leurs contradictions. John et Savannah vont découvrir si leur amour peut vraiment survivre à tout…

Mon avis

 Je n’avais pas d’attentes vis-à-vis de ce film, et j’ai été plutôt agréablement surprise. L’histoire est rendue intéressante par quelques éléments de second plan qui font qu’on n’est pas dans de la romance pure et dure et qu’on dépasse la simple histoire des deux protagonistes principaux. Le bilan est positif, mais mitigé.

Sublimes créatures – Richard La Gravenese

Affiche - Sublimes créaturesLong métrage américain, sorti en 2013, avec   Alden Ehrenreich, Alice Englert, Jeremy Irons…

Genre : Romance. Fantastique.

Synopsis

Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes. Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle. Il découvre que Lena est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret. Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres…

 Mon avis

Je voulais voir l’adaptation de 16 lunes, par curiosité. Parce que quelqu’un m’a dit que ça valait quand même la peine. Pour une fois, cette personne n’a pas été de bon conseil. J’ai ressenti la même chose qu’en lisant le livre : à peu près rien. Et puis tous les éléments intéressants du livre, à mon sens, n’y sont pas. Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais je ne supporte pas l’acteur qui joue le personnage principal. Bref, j’ai décidé d’arrêter de perdre mon temps sur cette série.

Des films en quelques mots (3)

Le blabla introductif sur le pourquoi est . Au programme, de la SF et de la robotique, du dessin animé humoristique, de l’image de synthèse sympa et de la comédie musicale…

Real steel, Shawn Levy

Affiche - Real SteelLong métrage américain, sorti en 2011, avec Hugh Jackman, Dakota Goyo, Evangeline Lilly…

Genre : Science fiction, action, drame

Synopsis

Dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier de 900 kilos et de 2,40 m de haut. A présent, il n’est plus qu’un manager minable qui utilise des robots bas de gamme fabriqués à partir de pièces de récupération. Il gagne juste assez pour survivre d’un combat à l’autre. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte à contrecœur de faire équipe avec son fils Max, qu’il a perdu de vue depuis des années, pour construire et entraîner un champion. Dans l’arène où tous les coups sont permis, les enjeux sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été. Contre toute attente, Charlie et Max ont une chance, une seule, de faire leur grand retour…

Mon avis

Au delà du fait que ça soit un vrai kiff de voir des robots se taper dessus sur un ring, il y a l’histoire intéressante de Charlie qui accueille son fils malgré lui pour les vacances. La relation père-fils d’abord compliquée va évoluer d’une touchante manière. J’ai vu ce film à un moment où mon moral s’accrochait à mes chaussettes et le voir m’a redonné une incroyable énergie et un peu d’optimisme. Ça m’a reboosté de la meilleure manière qui soit. J’en garde et j’en garderais un très bon souvenir.

Le chat du rabbin, Joann Sfar et Antoine Delesvaux

Affiche - La chat du rabbinLong métrage français, sorti en 2011, avec les voix de François Morel, Maurice Bénichou, Hasia Herzi…

Genre : Animation, aventure.

Synopsis

Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l’aider, son chat commet le sacrilège d’invoquer l’Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d’une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale…

Mon avis

Joann Sfar adapte ici sa série de bandes dessinées avec succès. On y retrouve tout ce qui faisait le charme des albums, les dessins, les réflexions sur la religion, la foi et la tolérance, avec les voix en plus. Le doublage est vraiment bien réussi. Le résultat est drôle et percutant. C’est une sorte de conte philosophique qui fonctionne à merveille pour dispenser ses messages, avec humour et subtilité.

Rebelle – Mark Andrews et Brenda Chapman

Affiche - RebelleLong métrage américain, sorti en 2012, avec les voix de Kelly Macdonald, Billy Connolly, Emma Thompson

Genre : animation, aventures, comédie

Synopsis

Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Ecosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction.

Mon avis

J’avais énormément entendu parlé de ce film, depuis sa sortie, et je m’en étais fait un très belle image, au niveau de contenu, surtout. Je m’attendais à voir une histoire à la fois tendre, drôle, avec un beau message, mais tout de même pas niaise et agréable à mes yeux d’adulte désabusée et un brin moqueuse quand il s’agit de Disney (non, inutile de ma parler des dessins animés de mon enfance avec la larme de nostalgie à l’oeil, ça prend rarement). Résultat, ça n’a pas pris. J’ai bien apprécié le message « la princesse a bien le droit à une liberté égale au prince », mais je me suis plutôt ennuyée. La magie n’a pas pris, c’est tout. Je suis trop vieille, je crois…

Dragons – Chris Sanders et Dean Deblois

Affiche - DragonsLong métrage américain, sorti en 2010, avec les voix (VO) de Jay Baruchel, Gerard Butler, America Ferrera…

Genre : Animation, aventures, fantastique

Synopsis

L’histoire d’Harold, jeune Viking peu à son aise dans sa tribu où combattre les dragons est le sport national. Sa vie va être bouleversée par sa rencontre avec un dragon qui va peu à peu amener Harold et les siens à voir le monde d’un point de vue totalement différent.

Mon avis

Contrairement à Rebelle, j’ai beaucoup aimé ce film-là.  Il est beaucoup plus dynamique et je me suis beaucoup amusée lors du visionnage. J’ai juste un bémol quant à la voix VO d’Harold (Hiccup en anglais) qui est nasillarde et irritante. Et puis, depuis, je me suis faite avoir par la série Dragons : Riders of Berk. En fait, j’aime beaucoup l’apparence des dragons : ils ont fait des espèces très variées, parfois loin de l’imaginaire qu’on rencontre souvent. Bref, c’est un plaisir à regarder !

The Hit Girls – Jason Moore

Affiche - The Hit GirlsLong métrage américain, sorti en 2013, avec Anna Kendrick, Skylar Astin, Anna Camp…

Genre : Comédie, comédie musicale

Synopsis

Beca est le genre de fille qui préfère écouter son lecteur MP3 que la personne assise en face d’elle. Fraîchement arrivée à la fac, elle a du mal à y trouver sa place. Elle intègre alors, plus ou moins contre son gré, une clique de filles qu’elle n’aurait jamais considérées abordables ou fréquentables : un mélange de pestes, de bonnes pâtes et d’originales dont le seul point commun est la perfection avec laquelle elles chantent a cappella. Et quand la nouvelle venue les initie, au-delà des arrangements traditionnels et des harmonies classiques, à des interprétations et des combinaisons musicales novatrices, toutes se rallient à son ambition d’accéder au sommet du podium dans cet univers impitoyable qu’est celui du chant a cappella à l’université, ce qui pourrait bien s’avérer la chose la plus cool qu’elles aient jamais faite, ou la plus folle.

Mon avis

L’histoire est hyper basique, mais de toute façon, ce qui intéresse ce sont les performances de chant et de danse et pas les intrigues (pas) compliquées et (moyennement) réalistes qu’il pourrait y avoir. Et comme j’adore ça, j’ai été enchantée ! J’ai trouvé que les personnages étaient tous très sympathiques, même les affreuses pestes et les concurrents impitoyables. Le résultat est drôle et c’est plutôt divertissant.

Des films en quelques mots (2)

Le blabla introductif sur le pourquoi est . Quant au reste, le titre de l’article me semble suffisamment explicite.

Une arnaque presque parfaite, Rian Johnson

Affiche - une arnaque presque parfaiteLong métrage américain, sorti en 2008, avec Adrian Brody, Mark Ruffalo, Rachel Weisz…

Genre : Thriller, drame, romance

Synopsis

Deux frères sont spécialisés dans les arnaques de haut vol. Rien n’est impossible pour eux et les mises en scène sont toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Lorsqu’ils s’attaquent à une riche héritière excentrique, ils ne se doutent pas qu’ils vont avoir à faire à une charmante manipulatrice qui cache bien son jeu.

Mon avis

Le film m’a laissé un sentiment mitigé et confus. L’aspect manipulation des personnages entre eux et des spectateurs par les auteurs du film tourne un peu en rond et, au bout d’un moment, ça devient mollasson. J’ai eu beaucoup de mal à accrocher et je ne suis pas très convaincue par cette histoire d’arnaque. Je n’ai peut-être rien compris du tout, mais ce que j’ai vu ne m’a pas incitée à y porter beaucoup d’attention.

Gangs of New York, Martin Scorsese

Affiche - Gangs Of New YorkLong métrage américain, sorti en 2003, avec Leonardo DiCaprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz…

Genre : Historique, drame, action

Synopsis

En 1846, le quartier de Five Points, un faubourg pauvre de New York, est le théâtre d’une guerre des gangs entre émigrants irlandais d’un côté, les Dead Rabbits menés par Père Vallon, et les Native Americans de l’autre, dirigés par le sanguinaire Bill le Boucher. Ce dernier met rapidement en déroute les Dead Rabbits en assassinant leur chef, et prend par la même occasion le contrôle exclusif des rues de la « grosse pomme ». Afin de renforcer ses pouvoirs, Bill s’allie avec Boss Tweed, un politicien influent. Seize ans plus tard, le gang des Native Americans règne toujours en maître dans New York. Devenu adulte, Amsterdam Vallon souhaite venger la mort de son père en éliminant Bill. Mais sa rencontre avec Jenny Everdeane, une énigmatique pickpocket dont l’indépendance et la beauté le fascinent, va compliquer les choses…

Mon avis

Ce film prend place dans un contexte historique intéressant : nous sommes en plein dans la Guerre de Sécession. On recrute les soldats dans les quartiers pauvres, ce qui provoque des émeutes, des lynchages et exacerbe le racisme envers les noirs et les immigrés. Je suis curieuse de savoir quelle est l’exactitude des faits historiques rapportés ici. Au delà de ça, j’ai globalement aimé : le propos, le jeu des acteurs, la réalisation… mais ce sont vraiment cette Histoire au delà de l’histoire de Amsterdam Vallon qui m’a intéressée.

Constantine, Francis Lawrence

Affiche - ConstantineLong métrage allemand, américain, sorti en 2005, avec Keanu Reeves, Rachel Weisz, Shia LaBeouf…

Genre : Action, fantastique, épouvante-horreur

Synopsis

John Constantine, extralucide anticonformiste, qui a littéralement fait un aller-retour aux enfers, doit aider Katelin Dodson, une femme policier incrédule, à lever le voile sur le suicide mystérieux de sa soeur jumelle. Cette enquête leur fera découvrir l’univers d’anges et de démons qui hantent les sous-sols de Los Angeles d’aujourd’hui.

Mon avis

Constantine se retrouve à démêler un complot ourdi par le fils du diable pour envahir le monde des hommes avec des hordes de démons. J’avoue que c’est le genre d’histoire qui me laisse froide et sceptique sur le principe et indifférente sur le reste. Le seul truc qui m’a vraiment plu c’est l’apparition de Satan incarné par Peter Stormare. Sinon, c’est peut-être un bon film, mais c’est difficile d’en juger puisque ce qu’il raconte ne m’a pas convaincue.

Infernal Affairs, Wai-keung Lau et Alan Mak

Affiche - Infernal AffairsLong métrage hong-kongais, sorti en 2004, avec Tony Leung Chiu Wai, Andy Lau, Anthony Wong Chau-Sang…

Genre : Policier, drame, thriller

Synopsis

Ming est une taupe dans la police de Hong Kong, implantée là par les bons soins du patron de la triade. Yan est un policier infiltré dans la triade depuis dix ans. Son casier judiciaire bien alourdi par les années est là pour témoigner de sa réussite. Parfaite symétrie des situations et des hommes : Ming et Yan sont également fatigués des rôles que leur font jouer, dans l’ombre, leurs patrons respectifs. Ming rêve de devenir un vrai policier. Yan est las de tuer au nom de la justice et voudrait pouvoir se retirer enfin.

Mon avis

J’en veux à Scorsese pour son spoil dans Les Infiltrés. Parce que Infernal Affairs c’est exactement la même intrigue au rebondissement près. Je m’en doutais et malgré tout, ça m’a perturbée. A part ça, Infernal Affairs est un très bon film. Je vais donc tâcher d’oublier Les Infiltrés pour me concentrer sur Infernal Affairs. Les deux acteurs principaux sont très bons. Ils incarnent deux personnages fatigués de leur double vie, s’interrogeant parfois à qui va leur loyauté. L’atmosphère est marquante : silence et lenteur n’introduisent pas moins de tension dans une intrigue millimétrée et nerveuse. C’est du grand thriller. A voir (avant Les Infiltrés !)

Austenland, Jerusha Hess

Long métrage britannique, produit en 2013, avec Keri Russel, J. J. Field, Jennifer Coolidge, Bret McKenzie…

Genre : Comédie, romance

Synopsis

Obsédée par la mini-série de la BBC « Orgueil et préjugés », une jeune femme se rend dans le parc d’attraction consacré à Jane Austen afin de trouver l’homme idéal.

Mon avis

Jane Hayes, une jeune femme fan de l’univers d’Orgueil et préjugés, se paie un séjour à Austenland pour une plongée au coeur de l’époque de l’écrivain, avec tenues et courtoisie d’époque, et même des acteurs payés pour faire vivre aux visiteuses une belle romance. Ce film est drôle et plaisant. Ça ne défrise pas, mais on passe un bon moment.

Le dernier samouraï, Edward Zwick

Affiche - le dernier samouraïLong métrage américain, sorti en 2003, avec Tom Cruise, Ken Watanabe, Timothy Spall…

Genre : Historique, guerre

Synopsis

En 1876, le capitaine Nathan Algren vit avec les souvenirs des batailles sanglantes menées contre les Sioux. Fort de son expérience au combat, il devient conseiller militaire pour le compte de l’empereur japonais soucieux d’ouvrir son pays aux traditions et au commerce occidentaux et d’éradiquer l’ancienne caste guerrière des samouraïs. Mais ceux-ci influent sur le capitaine Algren, qui se trouve bientôt pris entre deux feux, au coeur d’une confrontation entre deux époques et deux mondes avec, pour le guider, son sens de l’honneur.

Mon avis

Alors qu’il est au Japon pour entraîner les armées de l’empereur et combattre la rébellion de seigneurs samouraï, Algren est capturé par ces derniers lors d’une bataille. Soigné, nourri, il est accueilli par Kastumoto qui souhaite apprendre à connaître son ennemi. Algren se met à fréquenter les samouraïs. Initié à la voix du sabre, il appréhende peu à peu leurs valeurs et leur sens de l’honneur. Il est alors pris entre les traditions de cette caste de guerriers et la modernité qu’impose le monde occidental. Le tout n’est pas très subtile : c’est la marche dévastatrice du progrès pour créer un monde moderne contre les traditions millénaires, celles des Indiens d’Amérique comme celles des samouraïs. Ca reste un bon film. J’ai beaucoup aimé découvrir le Japon féodal et ses valeurs à travers les yeux de Nathan qui retrouve grâce à cette façon de vivre et à cette philosophie une paix intérieure depuis longtemps perdue. Tom Cruise a un rôle parfait pour lui et Ken Watanabe est plus que convaincant dans son rôle de chef de guerre charismatique. Le dernier samouraï est une fresque épique, puissante, servie par de beaux décors et une musique époustouflante.

Des films en quelques mots

[le blabla introductif pour expliquer le pourquoi de cet article] Cela fait un moment que je me dis que je ne parle pas assez de films ou de cinéma. J’en vois beaucoup, mais parfois je n’ai pas suffisamment de choses à dire pour en faire un article. Il faut aussi souligner que je m’y connais moins en cinéma et que je n’ai souvent pas le réflexe de m’interroger en terme de mise en scène, de cadrage, de plans ou autre terme barbare du genre, lors du visionnement ; j’ai donc du mal à argumenter mon avis sur les films que je vois. Et comme il serait dommage de ne pas en parler du tout, je me suis dit que ça pouvais être intéressant de parler de plusieurs films en même temps, ne serait-ce que quelques mots. [fin du blabla]

Source Code – Duncan Jones

Affiche - Source codeLong métrage américain, sorti en 2011, avec Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farmiga, Jeffrey Wright…

Genre : Science fiction ; thriller

Synopsis

Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train à destination de Chicago. Amnésique, il n’a aucun souvenir d’être monté dedans. Pire encore, les passagers du train se comportent avec lui avec familiarité alors qu’il ne les a jamais vus. Désorienté, il cherche à comprendre ce qui se passe mais une bombe explose tuant tout le monde à bord. Colter se réveille alors dans un caisson étrange et découvre qu’il participe à un procédé expérimental permettant de se projeter dans le corps d’une personne et de revivre les 8 dernières minutes de sa vie. Sa mission : revivre sans cesse les quelques minutes précédant l’explosion afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’attentat. A chaque échec, les chances de pouvoir revenir dans le passé s’amenuisent. Alors qu’il essaie d’empêcher l’explosion, ses supérieurs lui apprennent qu’un deuxième attentat est en préparation en plein cœur de Chicago et qu’il ne s’agit plus de protéger les quelques passagers du train mais la ville toute entière. La course contre la montre commence…

Mon avis

Le Source code serait une sorte de programme informatique permettant de vivre mentalement quelques minutes de la vie d’une autre personne. On peut y agir, mais ces actions n’auront aucun effet sur la vie réelle, puisque toute l’expérience est virtuelle. Le principe est intéressant, et il est saisissant de revoir les quelques minutes se dérouler avec souvent les mêmes gestes, les mêmes dialogues, en se disant que ça va forcément finir de la même manière, tragique et inexorable. On a un peu l’impression de voir un remake d’Un jour sans fin, sur le procédé narratif. Cependant, les deux films n’ont rien à voir entre eux, Source Code prenant rapidement l’aspect d’une infernale course contre la montre. J’aime bien, mais je ne suis pas très convaincue par la fin.

Les émotifs anonymes – Jean-Pierre Améris

Affiche - Les émotifs anonymesLong métrage français, sorti en 2010, avec Isabelle Carré, Benoît Poelvoorde, Lorella Cravotta…

Genre : Comédie, romance.

Synopsis

Jean-René, patron d’une fabrique de chocolat, et Angélique, chocolatière de talent, sont deux grands émotifs. C’est leur passion commune pour le chocolat qui les rapproche. Ils tombent amoureux l’un de l’autre sans oser se l’avouer. Hélas, leur timidité maladive tend à les éloigner. Mais ils surmonteront leur manque de confiance en eux, au risque de dévoiler leurs sentiments.

Mon avis

Cette histoire est charmante et drôle. On s’attache vite aux deux grands timides qui se laissent trop contrôler par leurs émotions et préfèrent prendre leurs jambes à leur cou plutôt que de montrer leur joie. L’ambiance chocolatée et gourmande fait saliver.

Pour une poignée de dollars – Sergio Leone

Affiche - Pour une poignée de dollarsLong métrage italien, sorti en 1964, avec Clint Eastwood, Marianne Koch, Wolfgang Lukschy, Sieghardt Rupp…

Genre : Western

Synopsis

Deux bandes rivales, les Baxter, trafiquants d’armes, et les Rojo, qui font de la contrebande d’alcool, se disputent la suprématie et la domination de la ville de San Miguel, au sud de la frontière américano-mexicaine. Un étranger, vêtu d’un poncho, arrive à dos de mulet dans cette petite ville et s’immisce entre les deux bandes. Proposant d’abord ses services aux Rojo, l’étranger va très vite tirer profit des deux camps à la fois, à la grande joie du fabricant de cercueils Piripero.

Mon avis

Je résiste rarement à l’appel du bon vieux western. On n’est pas vraiment dans l’ampleur d’un Il était une fois dans l’Ouest ou d’un Le bon, la brute et le truand, mais c’est quand même sympathique de voir Clint Eastwood, sa grimace de dur et son poncho

A bord du Darjeeling Limited, Wes Anderson

Affiche - Darjeeling LimitedLong métrage américain, sorti en 2007, avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman…

Genre : Comédie, drame

Synopsis

Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l’Inde afin de renouer les liens d’autrefois. Pourtant, la « quête spirituelle » de Francis, Peter et Jack va vite dérailler, et ils se retrouvent seuls, perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie… Dans ce pays magique dont ils ignorent tout, c’est alors un autre voyage qui commence, riche en imprévus, une odyssée qu’aucun d’eux ne pouvait imaginer, une véritable aventure d’amitié et de fraternité…

Mon avis

Film sympa et drôle sur un trio fraternel qui a une tendance à l’autodestruction et à l’éparpillement spirituel. Il sont touchants et un vent de bon augure souffle sur leur aventure. J’ai beaucoup apprécié cette recherche spirituelle. Il y a bien ce côté rocambolesque et saugrenu des films de Wes Anderson qui rend le film singulier et rafraîchissant.

Pacific Rim, Guillermo Del Toro

Affiche - Pacific RimLong métrage américain, sorti en 2013, avec Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi…

Genre : Action, science fiction

Synopsis

Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

Mon avis

J’avais beaucoup hésité à aller voir ce film quand il est sorti au cinéma. Finalement je n’y suis pas allée, me disant que ça suffirait bien d’emprunter un dvd quelque part. Eh bien pour une fois, j’aurais dû !

Pacific Rim est typiquement le genre de film pour lequel j’ai du mal à argumenter un quelconque avis. Mon sentiment à son visionnement n’est pas objectivement définissable, je ne saurais dire si c’était bon ou pas et je m’en moque un peu. Parce que c’était un ÉNORME kiff. Au moment du générique j’étais excitée comme une puce et étais à deux doigts d’applaudir à tout rompre comme devant un bon spectacle. C’est simple : Pacific Rim c’est un divertissement de folie avec des images grandioses, faites pour impressionner, dans la démesure poussée à l’extrême et avec un certain humour (parce qu’on a rarement l’idée de faire dégommer un dinosaure avec un pétrolier si on n’a pas un minimum le sens de l’humour). Voilà le verdict : un divertissement qui m’enthousiasme totalement et qui vaut le coup d’être vu sur grand écran. Pour le spectacle.

Les derniers jours – Alex Pastor et David Pastor

Affiche - les derniers jours

Titre original : Los últimos días

Année de production : 2013. Long métrage espagnol.

Genre : Science fiction. Action.

Réalisé par : Alex Pastor et David Pastor.

Avec : Quim Gutiérrez, José Coronado, Marta Etura, Leticia Dolera, Ivan Massagué…

Synopsis :

Depuis la propagation d’un étrange et foudroyant virus, le monde est devenu terrifiant : sortir est désormais impossible. Dans leurs maisons, leurs bureaux, les gares, les gens sont condamnés à vivre cloitrés et doivent se battre pour leur survie. A Barcelone, Marc, piégé dans son bureau, se retrouve séparé de sa femme Julia. Contraint de faire équipe avec Enrique, son pire ennemi, il part à sa recherche dans les entrailles de la ville …

Mon avis

Les derniers jours confronte l’humanité à une sorte de phobie de l’extérieur, qui peut provoquer des symptômes tels que des vertiges jusqu’à la mort. Au début du film, Marc le héros est dans l’immeuble qui abrite son travail à Barcelone, pense à sa fiancée en observant l’extérieur : les multiples incendies dont les fumées s’élèvent au dessus des rues vides. A l’intérieur, les gens dorment sur leur bureau ou font la queue pour obtenir de la nourriture et de l’eau. Ils sont coincés là à moins de creuser un accès depuis le parking souterrain de l’immeuble aux tunnels du métro, qui deviennent le seul moyen de se déplacer d’un lieu à l’autre. Marc s’allie à Enrique pour sillonner la ville à la recherche de la femme qu’il aime, car celui à un GPS, le seul moyen de se repérer sous terre.

Au départ on ne se rend pas bien compte à quel point c’est le chaos, comment la loi de la jungle s’est réinstallé dans les égouts. On apprend par des retours en arrière sur la vie professionnelle et personnelle du héros quels ont été les premiers signes de la crise, et comment elle n’a pas été gérée par les autorités et les politiques. Le film a beau faire intervenir dans ce chaos des notes positives qui prennent un tour bucolique étrange, il apparaît plein d’incohérences et de bizarreries qui le rendent bancal. Et ce n’est pas dû à mon sens au peu de moyens dont ils disposaient pour le réaliser, mais plutôt à une faiblesse du scénario qui le rend facilement oubliable.

Le film a été mal distribué en France, peut-être parce que c’est un film espagnol de science fiction et qu’il faut se lever tôt pour avoir l’occasion d’en visionner un. Ça me fait mal de l’admettre, mais s’il n’est pas aussi disponible qu’un film américain en provenance d’Hollywood, c’est peut-être à cause de cette faiblesse qui le rend clairement imparfait mais surtout négligeable. C’est dommage, parce que l’idée de base était bonne. Un peu plus de cohérence et une autre explication de la cause du chaos l’aurait rendu, je pense, plus intéressant.