Sillage – Jean-David Morvan et Philippe Buchet

Jean-David MORVAN & Philippe BUCHET

Sillage

Editions Delcourt, 1998

17 tomes (série en cours)

Collection Néopolis

Présentation de l’éditeur

Sillage est un convoi multiracial de vaisseaux spatiaux à la recherche de planètes à coloniser. Les Hottards, peuple du convoi, jettent leur dévolu sur une planète sauvage couverte de jungle et d’océans qui n’est habitée – selon leurs critères – par aucune espèce intelligente. Mais à leur arrivée, ils rencontrent Nävis, une enfant sauvage d’une race jusqu’alors inconnue de Sillage : les Hommes.

Mon avis

Après ce premier tome, Nävis va intégrer Sillage qui va assurer son éducation et en faire un de leurs agents qu’ils envoient réaliser des missions sur divers planètes. L’occasion de traiter des thèmes comme la colonisation, le complot, l’espionnage, le terrorisme, le racisme et de nombreux autres qui sont disséminés au fil des 17 tomes déjà existants. Tout cela est traité à l’échelle de Sillage : des univers indépendants ou pris dans un écosystème complexe.

Les volumes de cette série se déroulent selon une trame globale, la vie et l’évolution du personnage, mais ils ont, pour le début, un aspect assez épisodique. Des liens se font ensuite entre les tomes et les intrigues, faisant apparaître des personnages laissés quelques tomes plus tôt, ou alors concluant définitivement une intrigue laissée inachevée. Les épisodes sont donc inégaux, l’intérêt varie de l’un à l’autre, mais la série garde une cohérence globale tout en faisant avancer ses personnages et son histoire.

Le personnage de Nävis est du genre énergique, enflammée, et avec des opinions très arrêtées. Elle ne supporte pas d’être utilisée par Sillage pour des tâches ou des missions qu’elle réprouve. On la voit prendre conscience de sa situation : seule humaine, et donc solitaire, malgré son amitié avec Bobo et Snivel, avec des capacités spéciales.

Sillage est une série de science fiction space opera, et d’action. Les thèmes sont traités sans manichéisme, ce que j’apprécie, et le personnage principal est intéressant. J’ai lu le tome 17 il y a peu de temps, et j’ai globalement le sentiment d’avoir une série qui, sans vraiment s’essouffler, se renouvelle avec difficultés. J’aimais beaucoup au début, mais mon intérêt s’essouffle un peu.

Je conseille toutefois cette série pour les lecteurs amateurs de BD et de SF.

ABC Imaginaire 2015 v2

Psycho Killer – Anonyme

Couverture - Psycho Killer

Anonyme

Psycho Killer

Editions Le livre de poche, 2014

402 pages

Présentation de l’éditeur

Tout semble paisible à B Movie Hell, 3 672 âmes. Jusqu’à ce qu’un individu masqué d’un crâne surmonté d’une crête rouge se mette à assassiner très tranquillement certains habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à Milena Fonseca et Jack Munson, dit le Fantôme, deux spécialistes des opérations clandestines.

Mais bientôt des liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’Etat. Les habitants de B Movie Hell sont bien résolus à mettre fin eux-mêmes et sans l’aide de personne à cette situation cauchemardesque…

Un thriller drôle et saignant, bourré de références cinématographiques, hommage aux séries B et films d’horreur, par l’auteur de la tétralogie consacrée au Bourbon Kid.

Mon avis

Psycho Killer raconte une chasse au tueur en série.

Dans la petite ville de B Movie Hell, Silvio Mellancamp fait sa loi : il a changé le nom de la ville, développé le commerce, ouvert une maison close le « Minou Joyeux » et corrompu pas mal de monde. Quand la première victime, un policier, est décapitée et que son coéquipier aperçoit le tueur, ses vêtements particuliers et son masque, tous les policiers de la ville se décident à faire justice eux-mêmes, aidé par la grosse somme d’argent promises en récompense par le propriétaire de la ville. Le FBI envoie deux agents en mission clandestine. Jack Munson, un agent qui a de la bouteille et qui aime la bouteille, a été écarté par ses supérieurs pour avoir commis une bavure. Il est réengagé parce qu’il a participé à un projet secret de formation d’agents par le Département d’Etat. Il est obligé de mener l’enquête avec Milena Fonseca, sa supérieure qui veut assister et contrôler l’enquête. Sur place, ils vont se heurter aux forces de l’ordre, aux hommes de Mellancamp et au mystère qui entoure le tueur et une certaine jeune femme, appelée Bébé, autour de laquelle les cadavres semblent tomber.

En lisant ce roman, j’ai eu l’impression de lire un film d’action thriller. Je m’explique : j’ai eu l’impression, dans le rythme, dans la caractérisation des personnages, dans le sanglant, dans les détails évoqués, de retrouvé des ficelles plutôt cinématographiques que littéraires. Et je ne suis pas sûre que ça soit vraiment ce que je recherche quand je lis un livre.

Ce roman est un vrai page turner. C’est écrit de manière très efficace, mélangeant des vannes, de l’humour de situation, des scènes violentes et sanglantes. C’est scabreux, souvent absurde (un homme est tué alors qu’il est constipé aux toilettes). On oscille ainsi entre ces deux penchants, pour un rendu accrocheur. Le texte, parsemé de nombreuses références à la culture pop tant cinématographique que musicale, se dévore.

Toutefois, j’ai été moins emballée que ce que je pensais. La sauce n’a pas vraiment pris. J’ai été amusée, mais je n’ai pas ri aux éclats. J’ai bien aimé le fait que toute la ville soit complice de crimes glauques et que les agents du FBI comme le tueur se retrouvent confrontés à cette foule. Cependant, je n’ai pas ressenti grand chose. Ça a été une bonne lecture, mais je pense que je l’oublierai assez vite. Je reste néanmoins très curieuse de découvrir la première tétralogie de cet auteur anonyme. J’espère y trouver un contenu plus satisfaisant.

 ABC thriller polars

Des films en quelques mots

[le blabla introductif pour expliquer le pourquoi de cet article] Cela fait un moment que je me dis que je ne parle pas assez de films ou de cinéma. J’en vois beaucoup, mais parfois je n’ai pas suffisamment de choses à dire pour en faire un article. Il faut aussi souligner que je m’y connais moins en cinéma et que je n’ai souvent pas le réflexe de m’interroger en terme de mise en scène, de cadrage, de plans ou autre terme barbare du genre, lors du visionnement ; j’ai donc du mal à argumenter mon avis sur les films que je vois. Et comme il serait dommage de ne pas en parler du tout, je me suis dit que ça pouvais être intéressant de parler de plusieurs films en même temps, ne serait-ce que quelques mots. [fin du blabla]

Source Code – Duncan Jones

Affiche - Source codeLong métrage américain, sorti en 2011, avec Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farmiga, Jeffrey Wright…

Genre : Science fiction ; thriller

Synopsis

Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train à destination de Chicago. Amnésique, il n’a aucun souvenir d’être monté dedans. Pire encore, les passagers du train se comportent avec lui avec familiarité alors qu’il ne les a jamais vus. Désorienté, il cherche à comprendre ce qui se passe mais une bombe explose tuant tout le monde à bord. Colter se réveille alors dans un caisson étrange et découvre qu’il participe à un procédé expérimental permettant de se projeter dans le corps d’une personne et de revivre les 8 dernières minutes de sa vie. Sa mission : revivre sans cesse les quelques minutes précédant l’explosion afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’attentat. A chaque échec, les chances de pouvoir revenir dans le passé s’amenuisent. Alors qu’il essaie d’empêcher l’explosion, ses supérieurs lui apprennent qu’un deuxième attentat est en préparation en plein cœur de Chicago et qu’il ne s’agit plus de protéger les quelques passagers du train mais la ville toute entière. La course contre la montre commence…

Mon avis

Le Source code serait une sorte de programme informatique permettant de vivre mentalement quelques minutes de la vie d’une autre personne. On peut y agir, mais ces actions n’auront aucun effet sur la vie réelle, puisque toute l’expérience est virtuelle. Le principe est intéressant, et il est saisissant de revoir les quelques minutes se dérouler avec souvent les mêmes gestes, les mêmes dialogues, en se disant que ça va forcément finir de la même manière, tragique et inexorable. On a un peu l’impression de voir un remake d’Un jour sans fin, sur le procédé narratif. Cependant, les deux films n’ont rien à voir entre eux, Source Code prenant rapidement l’aspect d’une infernale course contre la montre. J’aime bien, mais je ne suis pas très convaincue par la fin.

Les émotifs anonymes – Jean-Pierre Améris

Affiche - Les émotifs anonymesLong métrage français, sorti en 2010, avec Isabelle Carré, Benoît Poelvoorde, Lorella Cravotta…

Genre : Comédie, romance.

Synopsis

Jean-René, patron d’une fabrique de chocolat, et Angélique, chocolatière de talent, sont deux grands émotifs. C’est leur passion commune pour le chocolat qui les rapproche. Ils tombent amoureux l’un de l’autre sans oser se l’avouer. Hélas, leur timidité maladive tend à les éloigner. Mais ils surmonteront leur manque de confiance en eux, au risque de dévoiler leurs sentiments.

Mon avis

Cette histoire est charmante et drôle. On s’attache vite aux deux grands timides qui se laissent trop contrôler par leurs émotions et préfèrent prendre leurs jambes à leur cou plutôt que de montrer leur joie. L’ambiance chocolatée et gourmande fait saliver.

Pour une poignée de dollars – Sergio Leone

Affiche - Pour une poignée de dollarsLong métrage italien, sorti en 1964, avec Clint Eastwood, Marianne Koch, Wolfgang Lukschy, Sieghardt Rupp…

Genre : Western

Synopsis

Deux bandes rivales, les Baxter, trafiquants d’armes, et les Rojo, qui font de la contrebande d’alcool, se disputent la suprématie et la domination de la ville de San Miguel, au sud de la frontière américano-mexicaine. Un étranger, vêtu d’un poncho, arrive à dos de mulet dans cette petite ville et s’immisce entre les deux bandes. Proposant d’abord ses services aux Rojo, l’étranger va très vite tirer profit des deux camps à la fois, à la grande joie du fabricant de cercueils Piripero.

Mon avis

Je résiste rarement à l’appel du bon vieux western. On n’est pas vraiment dans l’ampleur d’un Il était une fois dans l’Ouest ou d’un Le bon, la brute et le truand, mais c’est quand même sympathique de voir Clint Eastwood, sa grimace de dur et son poncho

A bord du Darjeeling Limited, Wes Anderson

Affiche - Darjeeling LimitedLong métrage américain, sorti en 2007, avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman…

Genre : Comédie, drame

Synopsis

Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l’Inde afin de renouer les liens d’autrefois. Pourtant, la « quête spirituelle » de Francis, Peter et Jack va vite dérailler, et ils se retrouvent seuls, perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie… Dans ce pays magique dont ils ignorent tout, c’est alors un autre voyage qui commence, riche en imprévus, une odyssée qu’aucun d’eux ne pouvait imaginer, une véritable aventure d’amitié et de fraternité…

Mon avis

Film sympa et drôle sur un trio fraternel qui a une tendance à l’autodestruction et à l’éparpillement spirituel. Il sont touchants et un vent de bon augure souffle sur leur aventure. J’ai beaucoup apprécié cette recherche spirituelle. Il y a bien ce côté rocambolesque et saugrenu des films de Wes Anderson qui rend le film singulier et rafraîchissant.

Pacific Rim, Guillermo Del Toro

Affiche - Pacific RimLong métrage américain, sorti en 2013, avec Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi…

Genre : Action, science fiction

Synopsis

Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

Mon avis

J’avais beaucoup hésité à aller voir ce film quand il est sorti au cinéma. Finalement je n’y suis pas allée, me disant que ça suffirait bien d’emprunter un dvd quelque part. Eh bien pour une fois, j’aurais dû !

Pacific Rim est typiquement le genre de film pour lequel j’ai du mal à argumenter un quelconque avis. Mon sentiment à son visionnement n’est pas objectivement définissable, je ne saurais dire si c’était bon ou pas et je m’en moque un peu. Parce que c’était un ÉNORME kiff. Au moment du générique j’étais excitée comme une puce et étais à deux doigts d’applaudir à tout rompre comme devant un bon spectacle. C’est simple : Pacific Rim c’est un divertissement de folie avec des images grandioses, faites pour impressionner, dans la démesure poussée à l’extrême et avec un certain humour (parce qu’on a rarement l’idée de faire dégommer un dinosaure avec un pétrolier si on n’a pas un minimum le sens de l’humour). Voilà le verdict : un divertissement qui m’enthousiasme totalement et qui vaut le coup d’être vu sur grand écran. Pour le spectacle.

Suscker Punch – Zack Snyder

Affiche - Sucker Punch

Année de production : 2011. Long métrage américain.

Genre : Fantastique. Action. Thriller.

Réalisé par : Zack Snyder.

Avec : Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone, Vanessa Hudgens, Jamie Chung, Oscar Isaac…

Synopsis :

Fermez les yeux. Libérez-vous l’esprit. Rien ne vous prépare à ce qui va suivre.

Bienvenue dans l’imaginaire débordant d’une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque… S’affranchissant des contraintes de temps et d’espace, elle est libre d’aller là où l’entraîne son imagination, jusqu’à brouiller la frontière entre réalité et fantasme…
Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Combative, elle pousse quatre autres jeunes filles – la timorée Sweet Pea, Rocket la grande gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber – à s’unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s’emparer de Babydoll.
Avec Babydoll à leur tête, les filles partent en guerre contre des créatures fantastiques, des samouraïs et des serpents, grâce à un arsenal virtuel et à l’aide d’un Sage. Mais ce n’est qu’à ce prix qu’elles pourront – peut-être – recouvrer la liberté…

Mon avis

Il est difficile de parler d’un tel film sans en dire, sans dévoiler les clés qui se révèlent au fur et à mesure du visionnage. Il m’a un peu désemparée et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai tant tardé à le chroniquer. J’hésite encore à la manière de la qualifier : simple blockbuster d’action ? Film de génie ?

Il y a une chose sur laquelle je suis sûre : c’est que, même si je suis toujours dubitative quand on veut me montrer des filles avec des gros pistolets et des petites tenues, on ne peut pas le limiter à un simple film d’explosion et d’action.

Autres faits certains : le traitement de l’image est magnifique, la BO dépote (la reprise de « Sweet dreams » par Emily Browning, Björk…), les scènes de combat sont spectaculaires, avec ralentis à l’appui, et une intrigue qui dépasse, je l’ai déjà dit, celle du simple film d’action, en y introduisant des éléments surnaturels, fantastiques ou psychologiques. Et ces trois termes sont à prendre avec des pincettes. Je trouve admirable qu’un tel sujet soit traité de cette manière. Il y a le désir de s’échapper, de s’enfuir, d’une prison, comme de la réalité.  L’imaginaire est alors la seule issue et on a un peu l’impression que c’est le prétexte pour faire des scènes spectaculaires au traitement visuel particulier. Je n’arrive toujours pas à me décider sur la manière d’interpréter et de considérer ce film. Il y a la possibilité de bâtir une multitude d’interprétations et d’appréciations.

Pour ceux qui ont vu le film, voici la critique détaillée d’un autre bloggeur. Je trouve son interprétation intéressante, même si je ne suis pas aussi radicale.

Avengers – Joss Whedon

Affiche - Avengers

Année de sortie : 2012. Long métrage américain.

Genre : Action. Science Fiction.

Réalisé par : Joss Whedon

Avec : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Tom Hiddleston…

Synopsis :

Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents.
Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité…

Mon avis

Je suis très branchée « super héros » en ce moment (un billet sur Iron Man 2 devrait pas tarder), en même temps, avec ce film, on en a six d’un coup. Auxquels on peut ajouter le super méchant Loki. A vrai dire, en dehors de Spiderman, Batman et Iron Man, je connais assez mal les super héros. Avant hier, je ne savais même pas Hawkeye existait. Bref.

Avec ce film, on a donc sept super héros – oui je compte Loki, parce qu’il a beau être méchant, il a quand même des super pouvoirs (en même temps c’est un dieu) – mais, à part les observer se disputer, ça va, on n’a pas de quoi se faire une overdose. Je veux dire par là que le mélange ne fait pas « trop », comme on aurait pu s’y attendre. C’est même plutôt pas mal. Chacun a ses particularités et la présence de l’un n’écrase pas tous les autres (bien qu’Iron Man soit plus mis en avant que les autres, m’enfin, ça ne me dérange pas, c’est celui que je préfère : sans son fichu caractère et son sens de l’humour, le film perdrait beaucoup de sa dynamique). L’effet groupe passe avant les préoccupations personnelles, les questions existentielles, romances et autres problèmes auxquels sont confrontés les super héros quand ils sont tous seuls.

Il y aurait des tas de trucs à dire sur ce film. Comme de quelle manière je me suis mise à hurler de rire à certains moments, ou encore de quelle manière ce film a une construction ultra- stéréotypée, ultra-calibrée, comme les films dans ce genre, avec des moments clés récurrents [surligner pour voir. Je ne veux pas être accusée de spoiler, même si on ne peut pas vraiment parler d’extraordinaires révélations…] (le moment où tous les héros sont réunis, le moment de faiblesse, quand ils sont tous en difficulté, celui où les animosités sont au plus haut, celui où on ne leur fait pas confiance, et celui où on reconnait enfin leur valeur, celui où on croit qu’ils reviendront si besoin, etc…) [fin du spoil] Sans oublier les répliques cultes :

« Désormais, il ne reste que la guerre. – Qu’il en soit ainsi. »

Ou encore :

« J’ai une armée. – Nous, on a un Hulk.»

Je pense que dans le film de genre, Avengers est plutôt bon. Le scénario est ultra classique, mais c’est suffisamment enrobé pour que ça ne se remarque pas trop. Il y a bien sûr le coup du « on s’aime pas, mais finalement on s’aime bien malgré tout même si on le dit pas », qui permet d’avoir une certaine dynamique relationnelle : disputes, confrontations, piques, etc. On a également de bons effets spéciaux, de l’action, des explosions partout, de quoi passer un bon moment de détente. Après ça reste un film de genre : à petites doses, ça passe très bien. Pas sûr que je m’en enfilerai quinze des comme ça en ayant toujours la même bonne impression.

Conclusion : film très satisfaisant quand on aime. J’en garde un bon souvenir.