Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Couverture - Le cercle littéraire

Mary Ann SHAFFER et Annie BARROWS (traduit par Aline AZOULAY)

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Editions 10/18, 2011

410 pages.

Présentation de l’éditeur

1946, alors que les Britanniques soignent les blessures de guerre, Juliet Ashton, écrivain en manque d’inspiration, entreprend une correspondance avec les membres attachants d’un cercle de Guernesey. De confidences en confidences, la page d’un nouveau roman vient de s’ouvrir pour la jeune femme, peut-être aussi celle d’une nouvelle vie…

Mon avis

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates (en fait appelé le cercle littéraire des amateurs de tourte aux épluchures de patates, je comprends pas pourquoi ils ont enlevé la tourte dans le titre – trop long et moins accrocheur, peut-être) est un titre que j’avais envie de lire depuis un moment, sans vraiment savoir de quoi ça allait parler, parce qu’il m’intriguait. Le résultat se trouve être finalement assez commun, mais ce fut une lecture agréable, rapide qui plus est, et son thème est plutôt intéressant.

Le roman regroupe les lettres et télégrammes échangés entre Juliet Ashton, son éditeur Sidney Stark, sa meilleure amie Sophie et les membres d’un cercle littéraire de Guernesey, juste à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Chacun évoque sa vie – bien sûr – mais en particulier ce qu’il a vécu pendant la guerre (bombardement ou occupation) ainsi que ses expériences de la lecture. Et au delà de ces récits se construisent des relations, des amitiés et des amours. J’ai appris pas mal de choses sur la guerre dans les îles anglo-normandes. Je ne savais pas qu’elles avaient été occupées par l’armée allemande par exemple – une chose qu’aura omis les cours d’histoire sur le sujet. J’ai beaucoup aimé aussi tout l’aspect littéraire : les différents correspondants parlent de la lectures, des œuvres ou des écrivains qui les ont marqué, ceux qui leur ont permis de supporter mieux la situation sous l’occupation…

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, d’autant plus qu’elle se lit sans effort et est plutôt plaisante, cependant, ce n’est pas un coup de cœur. Je n’ai pas été particulièrement touchée ou émue par les différents récits. J’ai trouvé que les lettres commençaient avec une bonne dynamique mais que cela s’essoufflait au fil des pages. Je le conseille quand même : c’est un très bon roman épistolaire, très bien pour aborder ce genre.

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Le journal de Mr Darcy – Amanda Grange

Couverture - Le journal de Mr Darcy

Amanda GRANGE

Le Journal de Mr Darcy (traduit par Claire Allouch)

Editions Milady, 2012.

396 pages.

Collection Romance Pemberley.

Présentation de l’éditeur

« La seule chose qui me hante alors que j’écris est le regard que je surpris de la part de Miss Elizabeth Bennet lorsque je fis remarquer qu’elle n’était pas assez belle pour me donner envie de danser. Si je ne savais pas que c’est impossible, je dirais qu’il était ironique. »

A travers la rédaction de son journal, Darcy nous dévoile le tréfonds de son âme. Déchiré entre les devoirs de l’honneur dus à son rang et ses sentiments naissant pour la charmante Elizabeth Bennet, il s’interdit de tomber amoureux.

Mon avis

Comme l’indique la couverture, Le Journal de Mr Darcy nous présente l’histoire d’Orgueil et Préjugés du point de vue non pas d’Elizabeth Bennet, mais du point du vue de Fitzwilliam Darcy, à travers l’écriture de son journal. Je l’ai acheté sur un vrai coup de tête. La couverture seule a suffi à me faire craquer. A vrai dire je n’avais pas lu la quatrième de couverture et arrivée chez moi, quand je m’y suis intéressée, lire « il s’interdit de tomber amoureux » m’a fait beaucoup rire. Pour qu’une telle phrase m’amuse, je dois bien avoir un humour particulier… Mais bon, cela n’a pas été ma réaction à la lecture du livre.

Pour celles et ceux qui ont lu Orgueil et Préjugés, je n’apprendrais rien à l’histoire, pour les autres, il y aura peut-être quelques spoil (mais bon, ce n’est pas non plus comme si l’intrigue était d’un suspens haletant). L’intrigue du Journal commence avant celle de Jane Austen et se termine après. Etant une grande fan de l’oeuvre de Jane Austen, j’ai beaucoup aimé le journal. Même si pour moi l’écriture n’était pas vraiment celle d’un journal par moments. Et puis je n’ai pas tant ressenti cette lutte acharnée dans ses sentiments entre la passion et l’attachement à son devoir, comme c’est décris sur la quatrième de couverture. En revanche j’ai bien aimé avoir cette vision de l’histoire parce qu’elle comble les trous laissés dans Orgueil et préjugés : les évènements rapportés rapidement sont longuement racontés dans le Journal (notamment l’histoire avec Wickham) et j’ai apprécié ce plus que l’auteur nous donne.

C’était une lecture agréable, rapide, et j’ai du mal à être impartiale quant à mon attachement aux romans de Jane Austen et à ses personnages masculins. On reste tout de même loin du niveau des romans du XIXème siècle. Pour tout un tas de raisons, j’ai préféré le roman originel. Mais voilà, il y a quelques bonus à l’histoire et c’est une bonne petite lecture.

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  • Déjà lu :

Le roman à l’origine : Orgueil et préjugés de Jane Austen.