Des films en quelques mots (2)

Le blabla introductif sur le pourquoi est . Quant au reste, le titre de l’article me semble suffisamment explicite.

Une arnaque presque parfaite, Rian Johnson

Affiche - une arnaque presque parfaiteLong métrage américain, sorti en 2008, avec Adrian Brody, Mark Ruffalo, Rachel Weisz…

Genre : Thriller, drame, romance

Synopsis

Deux frères sont spécialisés dans les arnaques de haut vol. Rien n’est impossible pour eux et les mises en scène sont toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Lorsqu’ils s’attaquent à une riche héritière excentrique, ils ne se doutent pas qu’ils vont avoir à faire à une charmante manipulatrice qui cache bien son jeu.

Mon avis

Le film m’a laissé un sentiment mitigé et confus. L’aspect manipulation des personnages entre eux et des spectateurs par les auteurs du film tourne un peu en rond et, au bout d’un moment, ça devient mollasson. J’ai eu beaucoup de mal à accrocher et je ne suis pas très convaincue par cette histoire d’arnaque. Je n’ai peut-être rien compris du tout, mais ce que j’ai vu ne m’a pas incitée à y porter beaucoup d’attention.

Gangs of New York, Martin Scorsese

Affiche - Gangs Of New YorkLong métrage américain, sorti en 2003, avec Leonardo DiCaprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz…

Genre : Historique, drame, action

Synopsis

En 1846, le quartier de Five Points, un faubourg pauvre de New York, est le théâtre d’une guerre des gangs entre émigrants irlandais d’un côté, les Dead Rabbits menés par Père Vallon, et les Native Americans de l’autre, dirigés par le sanguinaire Bill le Boucher. Ce dernier met rapidement en déroute les Dead Rabbits en assassinant leur chef, et prend par la même occasion le contrôle exclusif des rues de la « grosse pomme ». Afin de renforcer ses pouvoirs, Bill s’allie avec Boss Tweed, un politicien influent. Seize ans plus tard, le gang des Native Americans règne toujours en maître dans New York. Devenu adulte, Amsterdam Vallon souhaite venger la mort de son père en éliminant Bill. Mais sa rencontre avec Jenny Everdeane, une énigmatique pickpocket dont l’indépendance et la beauté le fascinent, va compliquer les choses…

Mon avis

Ce film prend place dans un contexte historique intéressant : nous sommes en plein dans la Guerre de Sécession. On recrute les soldats dans les quartiers pauvres, ce qui provoque des émeutes, des lynchages et exacerbe le racisme envers les noirs et les immigrés. Je suis curieuse de savoir quelle est l’exactitude des faits historiques rapportés ici. Au delà de ça, j’ai globalement aimé : le propos, le jeu des acteurs, la réalisation… mais ce sont vraiment cette Histoire au delà de l’histoire de Amsterdam Vallon qui m’a intéressée.

Constantine, Francis Lawrence

Affiche - ConstantineLong métrage allemand, américain, sorti en 2005, avec Keanu Reeves, Rachel Weisz, Shia LaBeouf…

Genre : Action, fantastique, épouvante-horreur

Synopsis

John Constantine, extralucide anticonformiste, qui a littéralement fait un aller-retour aux enfers, doit aider Katelin Dodson, une femme policier incrédule, à lever le voile sur le suicide mystérieux de sa soeur jumelle. Cette enquête leur fera découvrir l’univers d’anges et de démons qui hantent les sous-sols de Los Angeles d’aujourd’hui.

Mon avis

Constantine se retrouve à démêler un complot ourdi par le fils du diable pour envahir le monde des hommes avec des hordes de démons. J’avoue que c’est le genre d’histoire qui me laisse froide et sceptique sur le principe et indifférente sur le reste. Le seul truc qui m’a vraiment plu c’est l’apparition de Satan incarné par Peter Stormare. Sinon, c’est peut-être un bon film, mais c’est difficile d’en juger puisque ce qu’il raconte ne m’a pas convaincue.

Infernal Affairs, Wai-keung Lau et Alan Mak

Affiche - Infernal AffairsLong métrage hong-kongais, sorti en 2004, avec Tony Leung Chiu Wai, Andy Lau, Anthony Wong Chau-Sang…

Genre : Policier, drame, thriller

Synopsis

Ming est une taupe dans la police de Hong Kong, implantée là par les bons soins du patron de la triade. Yan est un policier infiltré dans la triade depuis dix ans. Son casier judiciaire bien alourdi par les années est là pour témoigner de sa réussite. Parfaite symétrie des situations et des hommes : Ming et Yan sont également fatigués des rôles que leur font jouer, dans l’ombre, leurs patrons respectifs. Ming rêve de devenir un vrai policier. Yan est las de tuer au nom de la justice et voudrait pouvoir se retirer enfin.

Mon avis

J’en veux à Scorsese pour son spoil dans Les Infiltrés. Parce que Infernal Affairs c’est exactement la même intrigue au rebondissement près. Je m’en doutais et malgré tout, ça m’a perturbée. A part ça, Infernal Affairs est un très bon film. Je vais donc tâcher d’oublier Les Infiltrés pour me concentrer sur Infernal Affairs. Les deux acteurs principaux sont très bons. Ils incarnent deux personnages fatigués de leur double vie, s’interrogeant parfois à qui va leur loyauté. L’atmosphère est marquante : silence et lenteur n’introduisent pas moins de tension dans une intrigue millimétrée et nerveuse. C’est du grand thriller. A voir (avant Les Infiltrés !)

Austenland, Jerusha Hess

Long métrage britannique, produit en 2013, avec Keri Russel, J. J. Field, Jennifer Coolidge, Bret McKenzie…

Genre : Comédie, romance

Synopsis

Obsédée par la mini-série de la BBC « Orgueil et préjugés », une jeune femme se rend dans le parc d’attraction consacré à Jane Austen afin de trouver l’homme idéal.

Mon avis

Jane Hayes, une jeune femme fan de l’univers d’Orgueil et préjugés, se paie un séjour à Austenland pour une plongée au coeur de l’époque de l’écrivain, avec tenues et courtoisie d’époque, et même des acteurs payés pour faire vivre aux visiteuses une belle romance. Ce film est drôle et plaisant. Ça ne défrise pas, mais on passe un bon moment.

Le dernier samouraï, Edward Zwick

Affiche - le dernier samouraïLong métrage américain, sorti en 2003, avec Tom Cruise, Ken Watanabe, Timothy Spall…

Genre : Historique, guerre

Synopsis

En 1876, le capitaine Nathan Algren vit avec les souvenirs des batailles sanglantes menées contre les Sioux. Fort de son expérience au combat, il devient conseiller militaire pour le compte de l’empereur japonais soucieux d’ouvrir son pays aux traditions et au commerce occidentaux et d’éradiquer l’ancienne caste guerrière des samouraïs. Mais ceux-ci influent sur le capitaine Algren, qui se trouve bientôt pris entre deux feux, au coeur d’une confrontation entre deux époques et deux mondes avec, pour le guider, son sens de l’honneur.

Mon avis

Alors qu’il est au Japon pour entraîner les armées de l’empereur et combattre la rébellion de seigneurs samouraï, Algren est capturé par ces derniers lors d’une bataille. Soigné, nourri, il est accueilli par Kastumoto qui souhaite apprendre à connaître son ennemi. Algren se met à fréquenter les samouraïs. Initié à la voix du sabre, il appréhende peu à peu leurs valeurs et leur sens de l’honneur. Il est alors pris entre les traditions de cette caste de guerriers et la modernité qu’impose le monde occidental. Le tout n’est pas très subtile : c’est la marche dévastatrice du progrès pour créer un monde moderne contre les traditions millénaires, celles des Indiens d’Amérique comme celles des samouraïs. Ca reste un bon film. J’ai beaucoup aimé découvrir le Japon féodal et ses valeurs à travers les yeux de Nathan qui retrouve grâce à cette façon de vivre et à cette philosophie une paix intérieure depuis longtemps perdue. Tom Cruise a un rôle parfait pour lui et Ken Watanabe est plus que convaincant dans son rôle de chef de guerre charismatique. Le dernier samouraï est une fresque épique, puissante, servie par de beaux décors et une musique époustouflante.

Des films en quelques mots

[le blabla introductif pour expliquer le pourquoi de cet article] Cela fait un moment que je me dis que je ne parle pas assez de films ou de cinéma. J’en vois beaucoup, mais parfois je n’ai pas suffisamment de choses à dire pour en faire un article. Il faut aussi souligner que je m’y connais moins en cinéma et que je n’ai souvent pas le réflexe de m’interroger en terme de mise en scène, de cadrage, de plans ou autre terme barbare du genre, lors du visionnement ; j’ai donc du mal à argumenter mon avis sur les films que je vois. Et comme il serait dommage de ne pas en parler du tout, je me suis dit que ça pouvais être intéressant de parler de plusieurs films en même temps, ne serait-ce que quelques mots. [fin du blabla]

Source Code – Duncan Jones

Affiche - Source codeLong métrage américain, sorti en 2011, avec Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farmiga, Jeffrey Wright…

Genre : Science fiction ; thriller

Synopsis

Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train à destination de Chicago. Amnésique, il n’a aucun souvenir d’être monté dedans. Pire encore, les passagers du train se comportent avec lui avec familiarité alors qu’il ne les a jamais vus. Désorienté, il cherche à comprendre ce qui se passe mais une bombe explose tuant tout le monde à bord. Colter se réveille alors dans un caisson étrange et découvre qu’il participe à un procédé expérimental permettant de se projeter dans le corps d’une personne et de revivre les 8 dernières minutes de sa vie. Sa mission : revivre sans cesse les quelques minutes précédant l’explosion afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’attentat. A chaque échec, les chances de pouvoir revenir dans le passé s’amenuisent. Alors qu’il essaie d’empêcher l’explosion, ses supérieurs lui apprennent qu’un deuxième attentat est en préparation en plein cœur de Chicago et qu’il ne s’agit plus de protéger les quelques passagers du train mais la ville toute entière. La course contre la montre commence…

Mon avis

Le Source code serait une sorte de programme informatique permettant de vivre mentalement quelques minutes de la vie d’une autre personne. On peut y agir, mais ces actions n’auront aucun effet sur la vie réelle, puisque toute l’expérience est virtuelle. Le principe est intéressant, et il est saisissant de revoir les quelques minutes se dérouler avec souvent les mêmes gestes, les mêmes dialogues, en se disant que ça va forcément finir de la même manière, tragique et inexorable. On a un peu l’impression de voir un remake d’Un jour sans fin, sur le procédé narratif. Cependant, les deux films n’ont rien à voir entre eux, Source Code prenant rapidement l’aspect d’une infernale course contre la montre. J’aime bien, mais je ne suis pas très convaincue par la fin.

Les émotifs anonymes – Jean-Pierre Améris

Affiche - Les émotifs anonymesLong métrage français, sorti en 2010, avec Isabelle Carré, Benoît Poelvoorde, Lorella Cravotta…

Genre : Comédie, romance.

Synopsis

Jean-René, patron d’une fabrique de chocolat, et Angélique, chocolatière de talent, sont deux grands émotifs. C’est leur passion commune pour le chocolat qui les rapproche. Ils tombent amoureux l’un de l’autre sans oser se l’avouer. Hélas, leur timidité maladive tend à les éloigner. Mais ils surmonteront leur manque de confiance en eux, au risque de dévoiler leurs sentiments.

Mon avis

Cette histoire est charmante et drôle. On s’attache vite aux deux grands timides qui se laissent trop contrôler par leurs émotions et préfèrent prendre leurs jambes à leur cou plutôt que de montrer leur joie. L’ambiance chocolatée et gourmande fait saliver.

Pour une poignée de dollars – Sergio Leone

Affiche - Pour une poignée de dollarsLong métrage italien, sorti en 1964, avec Clint Eastwood, Marianne Koch, Wolfgang Lukschy, Sieghardt Rupp…

Genre : Western

Synopsis

Deux bandes rivales, les Baxter, trafiquants d’armes, et les Rojo, qui font de la contrebande d’alcool, se disputent la suprématie et la domination de la ville de San Miguel, au sud de la frontière américano-mexicaine. Un étranger, vêtu d’un poncho, arrive à dos de mulet dans cette petite ville et s’immisce entre les deux bandes. Proposant d’abord ses services aux Rojo, l’étranger va très vite tirer profit des deux camps à la fois, à la grande joie du fabricant de cercueils Piripero.

Mon avis

Je résiste rarement à l’appel du bon vieux western. On n’est pas vraiment dans l’ampleur d’un Il était une fois dans l’Ouest ou d’un Le bon, la brute et le truand, mais c’est quand même sympathique de voir Clint Eastwood, sa grimace de dur et son poncho

A bord du Darjeeling Limited, Wes Anderson

Affiche - Darjeeling LimitedLong métrage américain, sorti en 2007, avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman…

Genre : Comédie, drame

Synopsis

Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l’Inde afin de renouer les liens d’autrefois. Pourtant, la « quête spirituelle » de Francis, Peter et Jack va vite dérailler, et ils se retrouvent seuls, perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie… Dans ce pays magique dont ils ignorent tout, c’est alors un autre voyage qui commence, riche en imprévus, une odyssée qu’aucun d’eux ne pouvait imaginer, une véritable aventure d’amitié et de fraternité…

Mon avis

Film sympa et drôle sur un trio fraternel qui a une tendance à l’autodestruction et à l’éparpillement spirituel. Il sont touchants et un vent de bon augure souffle sur leur aventure. J’ai beaucoup apprécié cette recherche spirituelle. Il y a bien ce côté rocambolesque et saugrenu des films de Wes Anderson qui rend le film singulier et rafraîchissant.

Pacific Rim, Guillermo Del Toro

Affiche - Pacific RimLong métrage américain, sorti en 2013, avec Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi…

Genre : Action, science fiction

Synopsis

Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

Mon avis

J’avais beaucoup hésité à aller voir ce film quand il est sorti au cinéma. Finalement je n’y suis pas allée, me disant que ça suffirait bien d’emprunter un dvd quelque part. Eh bien pour une fois, j’aurais dû !

Pacific Rim est typiquement le genre de film pour lequel j’ai du mal à argumenter un quelconque avis. Mon sentiment à son visionnement n’est pas objectivement définissable, je ne saurais dire si c’était bon ou pas et je m’en moque un peu. Parce que c’était un ÉNORME kiff. Au moment du générique j’étais excitée comme une puce et étais à deux doigts d’applaudir à tout rompre comme devant un bon spectacle. C’est simple : Pacific Rim c’est un divertissement de folie avec des images grandioses, faites pour impressionner, dans la démesure poussée à l’extrême et avec un certain humour (parce qu’on a rarement l’idée de faire dégommer un dinosaure avec un pétrolier si on n’a pas un minimum le sens de l’humour). Voilà le verdict : un divertissement qui m’enthousiasme totalement et qui vaut le coup d’être vu sur grand écran. Pour le spectacle.

Switch Girl !! – Natsumi Aida

Couverture - Switch Girl 1

Natsumi AIDA

Switch Girl !!

Editions Delcourt, 2009

22 volumes (série en cours de publication)

Collection Sakura

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Présentation de l’éditeur

Nika mène une double vie, entre son mode “ON” charismatique et populaire et son mode “OFF” vulgaire et débraillé qu’elle cache à ses copains du lycée. Malheureusement, Arata, un nouvel élève plein de mystères, a découvert son secret ! Mais Arata aussi a des choses à cacher, dont le fait qu’il est très mignon sous ses lunettes. Arata et Nika concluent donc un pacte…

Mon avis

Cette série de manga est très drôle. Ce n’est pas le genre d’histoire qui s’emmêle les pinceaux dans des sentiments et des intrigues interminables et tarabiscotées. On a plutôt des épisodes, avec des personnages récurrents  qui vivent des aventures rocambolesques, qui durent environ un tome avec pour ligne directrice la relation de Nika et d’Arata. Le tout a un aspect très léger, parfois caricatural et cliché, et le « mode off » est hilarant. C’est dur d’entrer plus dans l’histoire sans spoiler les premiers tomes. Je dirais simplement que le premier m’avait laissé une impression moyenne, mais il ne faut pas s’arrêter là ! Switch Girl regorge de trouvailles hilarantes et l’auteur s’amuse beaucoup à s’étendre sur des sujets de l’intime et du quotidien pour tester l’étoffe de Switch Girl de ses lectrices.

Rendez-vous (The shop around the corner) – Ernst Lubitsch

Affiche - Rendez-vous

Année de production : 1940. Nationalité américaine.

Genre : Comédie. Romance

Réalisé par : Ernst Lubitsch

Avec : Margaret Sullavan, James Stewart, Frank Morgan,

Synopsis :

Allez dire à Alfred et Klara, vendeurs dans une maroquinerie de Budapest, qu’ils sont amoureux l’un de l’autre et ils vous prendront pour un fou. Ils vivent pourtant une véritable histoire d’amour, secrète et romantique. Les deux collègues entretiennent en effet une intense correspondance amoureuse, allant même jusqu’à ignorer qu’ils travaillent dans le même magasin.

Mon avis

On pourrait presque dire que le coup de la correspondance amoureuse entre deux personnes qui se haïssent en face à face est une intrigue vue, revue et de multiples fois corrigée (internet ayant ouvert de nouvelles possibilités grâce aux sites de rencontre). Mais ce film a été réalisé en 1940 (oui, il est en noir et blanc). Il n’en perd pas pour autant en fraîcheur et en – allez, j’ose le dire – en originalité. Rendez-vous, c’est un bonbon. C’est sucré, ça passe tout seul et ça se savoure – tout pour passer une soirée sympa ! C’est aussi très drôle – on ne se poile pas comme dans certains Very Bad Trip – mais on rigole bien et d’un rire amusé, enchanté, complice des tours qui se passent à l’écran. En plus des deux figures glamour du film, de nombreux personnages secondaires viennent ajouter du piment à l’intrigue pour nous amuser encore plus.

La jaquette du DVD ne paie pas de mine au premier abord (d’ailleurs sans le conseil d’une collègue, je l’aurais rangé sans jeter un œil à autre chose qu’à sa côte), mais il faut prendre la peine de s’y arrêter : le résultat est un petit bijou délicieux !

Black Butler – Yana Toboso

Couverture - Black Butler

Yana TOBOSO

Black Butler

Editions Kana, 2009.

12 volumes (série en cours)

Collection Dark Kana.

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Présentation de l’éditeur

Ciel Phantomhive est l’héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. C’est sur les épaules de ce jeune garçon d’une grande beauté, très intelligent et mature pour son âge, que repose l’empire familial commercialisant entre autres des jouets et des friandises.

Ciel fait également partie des « chiens de garde de la reine », ces membres de la gentry travaillant pour le gouvernement en vue d’éradiquer le crime du pays. Ce qui ne manquera pas de le placer dans des situations plutôt périlleuses.

Ciel vit seul dans un grand manoir. Enfin, seul, pas vraiment, puisque Sebastian, son majordome, toujours en livrée noire, impeccablement stylé dirige la maison, accompagne Ciel partout et lui sert en quelque sorte de garde du corps. Sebastian doit également s’occuper de May Linn, la femme de chambre, de Bart le cuisinier, et de Finnian, le jardinier, tous trois plutôt loufoques. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, Sebastian est parfait. Mais il ne faut pas se fier à ses belles manières car des gangsters menaçant la vie de son jeune maître ont entre autres découvert à leurs dépends, sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?!

Mon avis

« Un intriguant mélange d’humour et d’action ». C’est ce qui est noté sur la quatrième de couverture. Il y a aussi une vignette rouge « Pour public averti », qui contredit légèrement l’affirmation précédente. Ce manga flirte en effet avec le glauque, le sanglant, le malsain. On est en Angleterre au XIXème siècle pendant le règne de la reine Victoria, une époque entre colonisation, industrialisation, tradition et sciences occultes et de ce fait, l’histoire du manga se place dans la lignée des romans gothiques anglais qui fleurissaient à la fin du XVIIIème siècle.

En commençant le premier tome, je n’avais aucune idée de ce que cette histoire allait être. Aussi, j’étais un peu dubitative en lisant le début des prouesses du majordome Sébastien qui, parfait, rapide, répare les bévues de ses subordonnés tout en organisant une réception. Je me disais que c’était encore un délire ou un fantasme d’un auteur japonais sur la vie à cette époque (faste, grandiose, etc. des nobles) et sur la perfection du personnage, ce qui me plait moyennement. Finalement j’ai changé d’avis. C’est toujours le délire d’un auteur japonais qui utilise à sa sauce des tas de mythes, légendes et clichés, mais c’est assez plaisant. L’auteur manie à la fois le comique et l’horreur et le mélange qui en résulte est explosif. Certaines scènes sont très sanglantes, cruelles, violentes (depuis les combats à l’épée jusqu’aux sacrifices d’enfants lors de rituels sataniques) et peuvent aussitôt suivi d’un épisode désopilant de la tenue de la vie domestique du comte.

Loin de moi, pourtant, de faire une critique dithyrambique de ce manga. Le mélange horreur/comique est troublant, tout comme le fait de dessiner des scènes où le sang gicle de manière esthétique. Je trouve ça, personnellement, gênant et un brin malsain. Le récit manque aussi d’unité. Il est trop épisodique. Une intrigue en suit une autre, sans autre lien que les personnages qui doivent les résoudre. Le manga pêche par son manque de continuité. Il n’y a pas d’intrigue de fond qui nous ferait dire que l’histoire avance, ou alors elle n’est pas assez importante. L’auteur reprend également des classiques du genre gothique, de l’horreur et du policier, que ça soit dans les créatures – shinigami, les dieux de la mort, les morts vivants, les vampires -, les évènements de l’époque – depuis l’exposition universelle jusqu’à Jack l’éventreur en passant par le Titanic (oui oui) -, ou encore les types d’intrigue – changement d’identité, meurtre en chambre close, etc. Et tout ça participe à l’impression que toute l’histoire s’éparpille.

Cependant, j’aime bien l’ambiance « conte cruel » qui s’en dégage et les dessins, fins et vifs, foisonnant de détails pour ce qui est des parures des personnages. Et rien que pour ça j’ai beaucoup apprécié de lire cette série. Pour résumer, ça m’éclate de lire un truc pareil, mais je ne peux pas m’empêcher de soulever de nombreux points négatifs.

Baby Challenge Manga