Boucle d’ours – Stéphane Servant et Leatitia Le Saux

Couverture - Boucle d'ours

Stéphane SERVANT et Leatitia LE SAUX

Boucle d’ours

Editions Didier Jeunesse, 2013

Présentation de l’éditeur

Dans la famille Ours, on se prépare : ce soir c’est le grand carnaval de la forêt ! Papa Ours est déguisé en grand méchant loup, Maman Ours en Belle au bois dormant, et Petit Ours ? En Boucle d’ours pardi ! Papa Ours est dans tous ses états. Les jupes et les couettes, c’est pour les filles, les oursonnes, les femmelettes, les cacahouètes, les hommelettes ! Pourtant, à l’arrivée du Grand Méchant Loup, déguisé en Chaperon Loup, Papa Ours n’en est plus sûr du tout.

Mon avis

J’adore cet album ! C’est drôle et ça renverse des clichés de manière très ludique. Ce conte détourné (Boucle d’or et les trois ours) est un régal pour les enfants et les plus grands. Il met subtilement à mal les conventions sociales avec des illustrations délicieuses en papier découpé. Un garçon qui se déguise en fille ? Et alors !?

Encore une chronique très courte pour un des albums que j’ai préféré lire cette année, mais il me fallait absolument vous le partager.

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Bric-à-Brac – Maria Jalibert

Couverture - Bric-à-brac

Maria JALIBERT

Bric-à-Brac

Editions Didier Jeunesse, 2013

96 pages

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Présentation de l’éditeur

Le temps d’un livre, l’illustratrice Maria Jalibert nous dévoile sa collection de jouets miniatures. Les combinaisons surprennent par leur poésie, leurs fantaisie – orange rangé, rose désordre, tout seul / ensemble, haut les mains, etc. – et leur façon d’assumer ce qui fascine les petits : des derrières, des squelettes, des choses qui brillent…

Un imagier étonnant, déjanté parfois, poétique et ludique ! Pour les amoureux des photos, des jouets rétro, pour les petits rêveurs et les grands enfants.

Mon avis

Autant l’annoncer tout de suite : cet album est un coup de coeur !

Maria Jalibert a sorti tous ses jouets en plastiques et les a rangés, associés, dérangés, classés selon des thèmes ou des logiques bien particulières : par couleur, par taille, par ordre alphabétique, les poissons d’un côté, les jouets cassés de l’autre, ceux qui évoquent la guerre, les animaux…

Chacune des pages est une surprise : les jouets sont vraiment installés de manière étonnante et pas toujours évidente. C’est un régal pour les yeux, c’est drôle, très ludique.

On a des finalités assez classiques qui sont l’apprentissage des chiffres, des formes et des couleurs, et puis il y a des assemblages qui détonnent, qui amusent. Et ça marche pour les petits comme pour les plus grands.

J’ai personnellement pris un grand plaisir à feuilleter puis examiner cet imagier. Il recèle de nombreuses surprises et puis c’est juste très beau ! (oui, cet avis est loin d’être aussi construit qu’il devrait l’être. Pour ma défense, cette lecture date de quelques mois et j’ai tendance à avoir une mémoire de poisson rouge… Pour plus de précisions, je vous invite à lire la chronique sur le site Ricochet).

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La nuit des cages – Simon Hureau et Rascal

Couverture - La nuit des cages

Simon HUREAU et RASCAL

La nuit des cages

Editions Didier Jeunesse, 2007

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Présentation de l’éditeur

Au cœur de la nuit, un prisonnier s’enfuit de sa cage et rencontre une bien étrange procession…

Mon avis

Morillon a beau être le fils d’un ogre, il n’est pas pour autant amateur de sang et de chair fraîche. Sa mère dit même qu’il est doux comme un agneau. Mais les soldats n’en tiennent pas compte et ils enferment Morillon dans une cage. Mais celui-ci s’échappe. Lors sa fuite, il croise le chemin d’une étrange procession : ce sont d’anciens soldats transformés par la fille de la sorcière qu’ils ont aussi enfermée, direction le bucher ! Mais Morillon n’a d’yeux que pour Mélusine qu’il libère de sa prison. C’est le moment pour eux de fuir afin de filer le parfait amour…

Rascal nous présente l’histoire de Morillon sous forme de fable, de conte en vers. Il évoque les ennuis de Morillon qui est pris pour ce qu’est son père. Là est toute la question : sommes-nous ce que sont nos parents ? Pouvons-nous payer pour les crimes de nos parents ? Les enfants doivent-ils subirent les mêmes préjugés que leurs parents ? Est-ce héréditaire ?

Simon Hureau met en image cette fuite et cette course poursuite avec de magnifiques images sur des doubles pages, en noir et blanc, à la façon d’un théâtre d’ombres. Les détails sont minutieux et il est amusant de les relever, d’explorer les branchages et les arbres d’une forêt ou d’examiner l’apparence des personnes qui forment la procession. Les doubles pages d’illustration alternent avec les pages de textes.

L’écriture est belle, l’image aussi, le sujet très intéressant. En conclusion, La Nuit des cages est un bel album à lire et à regarder.

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