Nos étoiles contraires – John Green

John GREEN

Nos étoiles contraires

(traduit par Catherine Gibert)

Editions Nathan, 2013

327 pages

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Présentation de l’éditeur

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis

Difficile de ne pas avoir entendu parler de Nos étoiles contraires tant l’engouement autour de ce roman a essaimé la blogosphère. Ce qui ne facilite pas pour autant l’écriture de cette chronique. Si j’entendais parler de Nos Etoiles contraires depuis un petit moment, j’ignorais globalement quel était son intrigue. J’avais bien compris que ça parlait de maladie et d’amour, mais je n’avais pas cherché plus, me garantissant ainsi d’avoir la surprise gâchée. J’essaierais donc de ne pas en dire plus que ce que le résumé ci-dessus révèle.

Hazel, la narratrice, est atteinte d’un cancer, on a donc son point de vue sur ce qu’elle vit, sur sa maladie et sur les autres malades, ce qu’ils vivent. Elle porte aussi un regard critique sur les « biens portants » et sur la manière qu’ils ont de considérer les cancéreux.

J’ai dû lire quelques romans sur la maladie, mais je ne cherche pas particulièrement à en lire. Je n’ai donc pas d’avis sur la façon qu’à John Green d’en parler. En tous cas, j’ai apprécié avoir ce point de vue de Hazel sur ce qu’elle vit, je ne pense pas avoir déjà lu un roman qui utilise ce procédé.

Ce ne sera pas pour moi le roman du siècle, mais j’ai beaucoup apprécié cette lecture. On y rit et on y pleure. C’est bien écrit – je relève notamment des dialogues savoureux et de belles petites phrases qui sonnent comme des maximes et qu’on ne peut s’empêcher de remarquer. Je retiens notamment « Le monde n’est pas une usine à exaucer les voeux« . Le style est fluide, un brin addictif, ça se lit très vite, et les personnages sont attachants. Tout ça nous donne une lecture bien agréable qui nous fait passer par un spectre d’émotions variées. Bien évidemment, je le conseille. Quant à aller voir le film, j’hésite encore. (faudrait surtout qu’il passe pas loin de chez moi *grmpff*)

Lu pour le Baby Challenge Jeunesse

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Strom – Emmanuelle et Benoît de Saint-Chamas

Couverture - strom 1Couverture - strom 2

Emmanuelle et Benoît de SAINT-CHAMAS

Strom

Editions Nathan, 2011

2 tomes lus sur 4 publiés

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Présentation de l’éditeur

Tome 1 : Le collectionneur

Dans les sous-sols du Louvre, une société occulte oeuvre pour protéger l’humanité : la confrérie des Chevaliers de l’Insolite. Elle préserve le secret de l’existence de mondes insoupçonnés, invisibles au commun des mortels. Aujourd’hui, l’organisation recrute la prochaine génération de chevaliers. Raphaël et Raphaëlle sont de ceux-là. Maîtrise des sciences paranormales, télépathie, lévitation, les jumeaux développent, en parallèle de leur vie de collégiens ordinaires, les capacités inexplorées de leur esprit. Désormais initiés aux pouvoirs du Strom, ils se lancent bientôt à la recherche d’un objet précieux, dérobé à la confrérie par un mystérieux collectionneur…

Tome 2 : Les portails d’outre-temps

Il y a certains secrets qu’il est préférable de taire, certaines porte qu’il vaut mieux laisser fermées. Ainsi, depuis des siècles, et grâce aux pouvoirs du Strom, la confrérie des Chevaliers de l’Insolite cache l’existence de portails ouvrant sur l’inconnu. Membres de la future génération de chevaliers, Raphaël et Raphäelle découvrent l’un de ces passages : un portail d’outre-temps, qui permet de voyager dans le passé – au risque de ne jamais revenir…

Mon avis

Raphaël et Raphaëlle Chêne, jumeaux et orphelins, sont membres de la Confrérie des Chevaliers de l’Insolite, comme leur parrain, Tristan. Ils sont initiés au Strom et doivent passer les étapes successives pour devenir chevaliers.

Dans le premier tome, Le collectionneur, un ordinateur portable est retrouve lors d’une fouille dans un tombeau en Égypte. Raphaël et Raphaëlle viennent tout juste d’apprendre qu’ils possèdent le Strom, une capacité cérébrale qui leur permet d’avoir un pouvoir sur les choses. On suit leur apprentissage, et leur découverte du nouveau monde qui s’ouvre à eux. Ils se font un nouvel ami, Arthur, un orphelin comme eux, et Raphaël réussit à battre, grâce au Strom la bande de garçons qui s’en prenaient à lui et à son meilleur ami.

Dans le deuxième tome, ils sont devenu pages et commencent à grimper les échelons qui feront d’eux des chevaliers. Raphaëlle se rend chez une amie, dans le château de ses parents, et elle disparaît. En enquêtant, Tristan et Raphaël se rendent comte qu’elles sont passées par un portail qui les a menées en Egypte antique. Tristan passe le portail pour les retrouver tandis que Raphaël tente de les aider de son époque.

Au début, quand j’ai su que les personnages avaient douze ans, j’ai craint un moment que le style d’écriture fasse trop jeunesse. Mais non, ça reste simple, mais ce n’est pas enfantin. Les deux jumeaux sont des personnages sympa. On a envie de les suivre dans leurs aventures avec leur parrain et son nœud papillon. Dans le premier tome, on est plutôt dans la découverte de la confrérie et des nouveaux mondes qui s’offrent à eux. Les auteurs commencent à tisser la trame d’une histoire qui va nous emmener sur plusieurs tomes.

Les aventures qu’ils vivent sont un peu anecdotiques, on attend que l’enjeu devienne un peu plus important. Malgré tout, les intrigues sont à chaque fois bien trouvées et c’est une petite lecture très sympathique, agréable et divertissante.

Voir l’avis de : A la croisée des chemins.

Lu pour le baby challenge Jeunesse

Fablehaven, 1. Le sanctuaire secret – Brandon Mull

Couverture - Fablehaven 1

Brandon MULL

Fablehaven, 1. Le sanctuaire secret

(traduit par Marie-José Lamorlette)

Editions Nathan, 2010

340 pages

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Présentation de l’éditeur

Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l’abri du monde moderne. Ce sanctuaire s’appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l’incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d’êtres fabuleux – fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades…

Aujourd’hui, l’avenir de Fablehaven est menacé par l’avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille… et rester en vie.

Mon avis

Seth et Kendra sont deux enfants normaux qui se rendent chez leur grands-parents pendant que leurs parents partent deux semaines en croisière. Situation banale, au premier abord, quoique les grands-parents en question ne semblent pas être du genre très famille : ils visitent rarement et ne reçoivent jamais leur famille dans leur domaine. Voilà pourquoi Seth et Kendra ne sont pas spécialement emballés par ce séjour. D’autant plus que leur grand-père leur impose des règles un peu injustifiées : pourquoi n’auraient-ils pas le droit d’aller dans la forêt ? Forcément, Seth va s’empresser de dépasser l’interdit pour découvrir un endroit fabuleux tandis que sa soeur s’intéresse de près à de petites clés et aux coupes de lait que Dale, l’aide de son grand-père, dépose partout dans le jardin… Ils ne tardent pas à se rendre compte qu’ils sont entourés de créatures merveilleuses, mais toutes bienveillantes. Il y aura bien sûr des imprudences, d’autres bêtises, des fautes commises sans le savoir et finalement c’est tout un tas de créatures maléfiques qu’ils se retrouvent à affronter.

Style agréable, mais schéma hyper classique ! J’ai essayé de trouver des originalités, mais c’était dur. Ca m’a frappée assez vite au cours de la lecture : des éléments de l’histoire me faisaient sans cesse penser à d’autres romans du même genre (à savoir immersion d’humain dans une monde féérique qui ne leur veut pas que du bien, ou encore aventure dans un monde magique d’enfants) : Faërie de Raymond E. Feist qui est plutôt pour les adultes mais qui présentent un monde beaucoup plus noir, Les Chroniques de Spiderwick qui est pour ma première lecture féérique et qui a des belles illustrations, ou encore, mais plutôt pour des détails, Arthur et les Minimoys ou même L’épouvanteur. C’est dommage de ne pas réussir à s’affranchir de ces schémas. Le roman paraît finalement assez pauvre. Mes références paraissent peut-être étrange, mais Fablehaven souffre d’avoir un schéma, une intrigue trop proche de ces romans et le fait que je les ai lu avant, et qu’il ne soit pas meilleur non plus, m’a un peu déçue.

Fablehaven reste tout de même un roman divertissant et palpitant, alors n’hésitez pas à le lire si vous aimez ce genre d’histoire. Quant à moi, je vais conserver Faërie et Spiderwick comme références ultimes en fantasy féérique.

Lu pour les Baby challenges Jeunesse et Fantasy.