Le Quatrième Mur – Sorj Chalandon

 

 

 

 

Sorj CHALANDON
Le Quatrième mur
Editions Grasset, 2013
325 pages

Présentation de l’éditeur

« L’idée de Samuel était belle et folle : monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé.

Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m’a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l’a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m’offre brutalement la sienne… »


Georges fait partie de la génération des bacheliers de 1968. Très militant, il rencontre Samuel Akounis, dramaturge grec qui a fui la dictature et la répression dans son pays. La vie les rapproche, les sépare, et un beau jour, Samuel, malade, appelle Georges à son chevet. Il lui demande de prendre sa place dans un projet fou : monter Antigone de Jean Anouilh dans le Liban en guerre, en faisant jouer les personnages de la pièce par des membres des différents camps qui s’affrontent, afin d’accorder à ces peuples une trêve poétique le temps de la représentation. Mais la guerre a peu de considération pour les « trêves poétiques ».

Le roman retrace d’abord la rencontre de Georges et de Samuel. C’est Georges notre narrateur, et comme lui nous nous laissons séduire par Samuel et ses convictions. Et quand il s’agit de s’envoler pour le Liban pour monter une forme d’utopie éphémère, eh bien nous partons, pleins de bonne volonté et prêt à diffuser Antigone et son symbole dans ce pays en guerre. Mais à Beyrouth, dès que Georges doit visiter chacun des acteurs, la réalité le rattrape. Circuler est difficile, tout comme convaincre juifs, chrétiens, palestiniens et chiites de coopérer à la création de cette pièce. Chacun a sa propre vision de la pièce et interprète le personnage d’Antigone et son combat différemment. La guerre est bel et bien présente : tirs, bombes, bâtiments en ruine, contrôles à chaque coin de rue, morts, massacres. Georges se retrouve pris par ce projet, par cette guerre, et il va en être changé à jamais.

Ce roman est une claque ! Le sujet est d’abord très fort et l’écriture, sublime, en rend toute la complexité. J’ai particulièrement aimé la présence, tout au long du roman, d’Antigone et de son combat, de sa résistance. Son symbole est fort et l’interprétation qu’en fait Sorj Chalandon donne envie de relire la pièce pour la redécouvrir sous cette nouvelle lumière. C’est une lecture puissante et bouleversante qui raconte la guerre dans toute sa brutalité.

8470b-abc2016

Jardin d’hiver – Olivier Paquet

 

 
Olivier PAQUET
Jardin d’hiver
Editions L’Atalante, 2016
416 pages

Présentation de l’éditeur

Dans le contexte du réchauffement climatique, un conflit est né en Europe entre des ingénieurs réunis sous la bannière du Consortium et des groupes écoterroristes de la Coop. Cette guerre dure depuis près de 20 ans, suite à un incident appelé  » le crime du siècle « . Chaque camp a développé ses propres armes : des animaux-robots pour les ingénieurs, des plantes mécanisées pour les écologistes.

La Tchaïka, que pilote Natalia, abrite une bande de cosaques qui récupèrent des pièces détachées après les batailles et dont la philosophie se résume à cette maxime :  » Nous sommes des contrebandiers, des gens qui refusent d’appartenir à un camp au nom de notre choix d’emmerder le monde.  »

Un soir, ils tombent sur un inconnu amnésique au comportement étrange. Cette découverte leur fera traverser l’Europe à la recherche du passé et des germes du futur.


Le travail sur la Tchaïka n’est pas de tout repos. Si les contrebandiers ratissent les champs de bataille une fois que les combattants l’ont quitté, ils doivent rester vigilants pour ne pas déclencher les nombreuses armes laissées sur place par les belligérants : les animaux-robots du consortium tirent à vue sur eux, tandis que les plantes-bombes de la Coop ne font pas la distinction entre les différents camps. Mais le champ de bataille où ils récupèrent cet inconnu est inhabituel. Ils trouvent nombre de carcasses d’aéronefs à désosser, mais les morts sont nombreux et ce qui les a causé est inquiétant. En effet, ils ne souffrent d’aucune blessure physique. L’un des deux camps semblent avoir développé une arme encore plus destructrice.

Voilà l’équipage plongé au coeur du conflit, conflit auquel vient s’ajouter une troisième faction qui cherche à tous prix à mettre fin à cette guerre. A ces trois factions qui s’opposent, s’ajoutent une intelligence artificielle, une Epée (c’est-à-dire un guerrier  sanguinaire que rien n’arrête), et une entité mystérieuse : Jardin d’hiver. L’action est par moment un peu confuse : tout n’est qu’alliance, trahison, conversation éthique ou divergence de point de vue idéologique.

Mon avis est un peu plus modéré que quand j’ai acheté ce roman. En effet, j’avais eu un coup de coeur pour cette couverture, et lire sur la quatrième de couverture les mots « animaux-robots » et « plantes mécanisées » dans la même phrase avait fini de me convaincre. D’abord, il y a cette impression que les personnages tournent en rond : ils vont dans un lieu, déterminés à faire quelque chose, mais rien ne se passe comme prévu, ou l’un d’eux change d’avis, et les voilà repartis en sens inverse, et ça de la Méditerranée à l’Islande. C’est assez frustrant parce qu’on a l’impression qu’ils agissent en vain. Le côté contrebandier est aussi peu mis en avant par rapport à ce qui est dit dans le résumé. Certes, ils sont pivots dans l’histoire, mais on suit moins leur mode de vie que leur changement de cap au gré des caprices de l’un ou l’autre des belligérants. Il m’a aussi semblé que certains dialogues partaient dans des discussions éthiques interminables – qui sont aussi un ressort du récit – mais qui m’ont semblé plus confuses qu’autre chose, et j’avoue n’y avoir pas compris grand chose (mais ça, c’est peut-être juste dû à l’état de fatigue dans lequel j’étais quand j’ai lu ce roman).

Cependant, cela ne doit pas vous arrêter : ce roman a aussi plein de qualités. Tout d’abord, il y a de très bons concepts de science fiction, autour de l’intelligence artificielle notamment. Et j’aime beaucoup la vision qu’il offre d’une forme de compromis entre le végétal, l’animal et la machine. Enfin, il n’y a aucun angélisme sur le conflit ou sur les partis en présence. Il n’y a aucun parti pris, ni pour le Consortium ni pour la Coop, et la conclusion arrive à dépasser cet antagonisme de façon remarquable. De plus, l’écriture est plutôt efficace, et se laisse aller à un peu de poésie, ce qui est plutôt agréable. Enfin, j’ai beaucoup aimé comment l’auteur dépeint la société du Consortium, et le mode de vie des habitants de Mégapole. C’est ville gigantesque au coeur même du Consortium, et les innovations architecturales que technologiques (notamment tout ce qui peut être une forme évoluée de nos réseaux sociaux et de nos objets connectés) qui la composent et ce qu’elles induisent en terme de mode de vie, d’interaction sociale etc. m’ont vraiment intéressée.

Ainsi, je suis peut-être moins enthousiasme à propos de ce roman que je ne l’étais au moment où je suis tombée dessus en librairie – à cause d’une certaine fatigue qui rendait la lecture laborieuse. Mais j’en garde vraiment un bon souvenir, et maintenant que mon avis a mûri, je le conseille aux personnes qui aiment la SF et à celles qui n’ont pas peur quand on prononce les mots « intelligence artificielle ».

All you need is kill – Takeshi Obata, Hiroshi Sakurazaka

 

Hiroshi SAKURAZAKA et Takeshi OBATA

All you need is kill

Editions Kazé, 2014

2 volumes (série terminée)

Présentation de l’éditeur

L’humanité est engagée dans une guerre sans précédent. Son ennemi : une civilisation extraterrestre connue sous le nom de « Mimic », déterminée à exterminer toute vie humaine. Sur l’île de Kotoiushi, armées japonaise et américaine tentent de lutter contre cette invasion de monstres redoutables. Mais parmi tous les soldats, seul le jeune Keiji Kiriya semble revivre indéfiniment la même bataille…


 Ce manga est l’adaptation d’un roman de Hiroshi Sakurazaka du même titre, qui a aussi été adapté en film sous le titre Edge of Tomorrow, avec Tom Cruise dans le rôle principal. N’ayant ni lu le roman, ni vu le film, je me suis plongée dans le manga vierge d’attente et de préjugés, ayant simplement une vague idée de quoi ça allait parler.

Une guerre est engagée depuis quelques années entre les humains et un envahisseur extraterrestre particulièrement affreux, les Mimics. Dans le manga, ce sont des sortes de boules avec une bouche pleine de crocs et de pics qui embrochent leurs opposants. (Je résiste très fort à l’envie de vous mettre une image ^^).

Le personnage du premier tome, Keiji Kiriya, s’est engagé dans l’armée, mais il est loin d’être un bon soldat. Nous le découvrons dans son dortoir au sein de ses camarades, à l’entraînement ou à la cantine, tandis qu’ils admirent Rita Vrataski, sorte de légende du champ de bataille, surnommée la Valkyrie. Dès sa première sortie, Keiji est tué rapidement. Pourtant il se réveille dans son dortoir de son unité, choqué par ce qui vient de lui arriver. Puis cela va recommencer : les conversations dans le dortoir, l’entraînement, la bataille… une fois, puis encore une fois, et encore une autre… Keiji va essayer différentes choses : s’enfuir, se suicider. Puis il décide de faire de cette boucle temporelle son alliée : il va s’entraîner jusqu’à devenir un combattant redoutable.

Le principe de l’intrigue est super intéressant et il est bien amené dans ce premier tome : l’incompréhension d’abord, puis la découverte et l’exploitation du phénomène. Le deuxième tome, centré d’abord sur le deuxième personnage, Rita Vrataski, va apporter une explication rationnelle aux boucles temporelles et annoncer leur collaboration.

Au delà de l’intrigue, les dessins de Takeshi Obata sont efficaces, tant dans les moments de pause que dans ceux d’action, même si ça a tendance à devenir brouillon, vers la fin. Son trait est fin et nous laisse imaginer facilement les armures et les armes futuristes dont est dotée l’armée.

Ce diptyque est bien mené, et surtout la conclusion est apporté en seulement deux volumes, et le rythme y est parfaitement bien géré. J’ai été agréablement surprise de voir que le concept de la boucle temporelle était bien exploitée, sans partir dans les dérives que l’on aurait pu attendre. J’ai passé avec ce manga un excellent moment de lecture et je le conseille sans hésiter à d’autres lecteurs avides du genre.

Sur ce, je vous laisse en compagnie des Mimics.

mimic(Je l’ai mise finalement. Charmant, n’est-ce pas ? ^^)

ABC Imaginaire 2015 v2

Des films en quelques mots (4)

Le blabla introductif sur le pourquoi est . Au programme, de chouettes comédies et de la romance. BEAUCOUP de romance.

J’ai vu ces films il y a deux mois, et mon souvenir est plus ou moins flou, selon mon appréciation générale de l’oeuvre. Mes avis sont plutôt courts, pour une fois, et pas très constructifs. Je suis prête à en discuter de manière plus approfondie, si vous le souhaitez.

Les triplettes de Belleville – Sylvain Chomet

Affiche - Les triplettes de BellevilleLong métrage français, sorti en 2002, avec les voix de Michel Robin, Jean-Claude Donda, Monica Viegas…

Genre : Animation, Comédie.

Synopsis

L’idée de génie qu’eût madame Souza en offrant un vélo à son neveu alla bien au-delà de ses espérances. L’entraînement, une alimentation adaptée et le Tour de France n’était pas loin… La « mafia française » non plus qui, repérant le futur champion cycliste, l’enlève. Madame Souza, accompagnée de trois vieilles dames, les Triplettes, devenues ses complices, devra braver tous les dangers dans une course poursuite ébouriffante.

Mon avis

J’ai longtemps entendu parlé de ce film sans vraiment avoir l’envie de le voir. Je pense que le style me paraissait trop bizarre. Mais finalement, je l’ai vu, et j’ai adoré cette histoire ! Il n’y a pas vraiment de dialogues dans ce film, tout le sens se fait avec des expressions, des gestes, des bruits. Les dessins ont un aspect disproportionné, un peu grotesque, à la limite du monstrueux pour certains personnages. Cela accentue leurs caractères : le cycliste est très fin et il a des mollets excessivement musclés. Les gardes du corps sont des vrais armoires à glaces et quand ils marchent côte à côte il se fondent l’un dans l’autre pour former une seule entité menaçante. L’effet comique est réussi, pour un film d’animation de grande qualité.

20 ans d’écart – David Moreau

Affiche - 20 ans d'écartLong métrage français, sorti en 2013, avec Virginie Efira, Pierre Niney, Gilles Cohen…

Genre : Comédie romantique

Synopsis

Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d’une impeccable conscience professionnelle au point d’en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine « Rebelle », tout sauf son image de femme coincée. Mais lorsque le jeune et charmant Balthazar, à peine 20 ans, va croiser le chemin d’Alice, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Réalisant qu’elle détient la clef de sa promotion, Alice va feindre la comédie d’une improbable idylle.

Mon avis

Cette comédie romantique est plutôt rafraîchissante je trouve. J’ai juste beaucoup de mal avec les milieux dans lesquels ça se déroule (la mode, tout ça). Les acteurs sont sympas. C’est un bon moment de détente, mais sans plus.

Rencontres à Elizabethtown – Cameron Crowe

Affiche - ElizabethtownLong métrage américain, sorti en 2005, avec Orlando Bloom, Kirsten Dunst, Susan Sarandon…

Genre : Comédie romantique.

Synopsis

Chacun a droit à l’échec. Mais réussir un vrai fiasco, rater un projet de longue haleine auquel on croyait dur comme fer, ruiner d’un coup des centaines de vies, couler une boîte en 24 heures demande des dispositions particulières. C’est l’exploit que vient d’accomplir le designer Drew Baylor en créant la chaussure de sport Mercury, une aberration dont le lancement imminent pourrait bien être le bide du siècle, avec une perte sèche annoncée de 1 milliards de dollars. A trois jours de l’apocalypse, Drew reçoit un appel affolé de sa soeur. Leur père, Mitch, vient de mourir, et leur mère a sombré dans un tel état de confusion et d’agitation qu’elle est incapable de se rendre dans le Kentucky pour les funérailles. Il revient à Drew de régler les détails de la cérémonie avec la famille et les nombreux amis de la victime…

Mon avis

Encore de la romance, avec une histoire de famille. Il y a de bons moments, notamment lors de l’enterrement où tout part en vrille, mais j »ai trouvé ce film trop long pour ce que c’était.

(500) jours ensemble – Marc Webb

Affiche - 500 jours ensembleLong métrage américain, sorti en 2009, avec Joseph Gordon-Levitt, Zooey Deschanel, Geoffrey Arend…

Genre : Comédie romantique.

Synopsis

Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n’est pas du tout le cas de Summer. Cela n’empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontre Summer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune fille enjouée. Au 31ème jour, les choses avancent, lentement. Le 32ème jour, Tom est irrémédiablement conquis, pris dans le tourbillon étourdissant d’une vie avec Summer. 185 jours après leur rencontre, la situation est de plus en plus incertaine – mais pas sans espoir. Alors que l’histoire fait des allers-retours au sein de la relation parfois heureuse, mais souvent tumultueuse de Tom et Summer, le récit couvre tout le spectre de la relation amoureuse, du premier coup de coeur aux rendez-vous, du sexe à la séparation, à la récrimination et à la rédemption et décrit toutes les raisons qui nous poussent à nous battre aussi ardemment pour arriver à trouver un sens à l’amour… Et, avec un peu de chance, à en faire une réalité.

Mon avis

Ce film est génial ! J’ai adoré le propos, la manière dont c’est construit ! J’allais dire, c’est la meilleure comédie romantique que j’ai vue depuis des années, mais le réalisateur affirme que ce film n’est pas une comédie romantique, alors je le crois. (voir l’analyse de Durendal sur Youtube qui en parle très bien).

Love & secrets – Andrew Jarecki

Affiche - Love & secretsLong métrage américain, sorti en 2012, avec Ryan Gosling, Kirsten Dunst, Frank Langella…

Genre : Drame. Thriller.

Synopsis

New-York, dans les années 80, David le descendant d’une grande dynastie immobilière tombe fou amoureux de Katie et l’épouse. Ils filent le parfait amour jusqu’au jour où le comportement de David change. Peu de temps après, Katie disparaît mystérieusement sans laisser de trace. Quelques années plus tard, un policier et un reporter décident de rouvrir l’enquête. David devient le suspect principal et les secrets de l’empire familial vont peu à peu faire surface…

Mon avis

Je n’ai pas compris l’intérêt de ce film. A part exprimer mon aversion et l’aberration que ce film a suscité lorsque je l’ai vu, je n’ai rien à en dire.

Cher John – Lasse Hallström

affiche - Cher johnLong métrage américain, sorti en 2010, avec Channing Tatum, Amanda Seyfried, Richard Jenkins …

Genre : Drame. Romance. Guerre.

Synopsis

Lorsque John Tyree, un soldat des Forces Spéciales en permission, et Savannah Curtis, une étudiante idéaliste, se rencontrent sur une plage, c’est le coup de foudre. Bien qu’appartenant à deux mondes différents, une passion absolue les réunit pendant deux semaines. John repart ensuite en mission et Savannah retourne à l’université, mais ils promettent de s’écrire et à travers leurs lettres enflammées, leur amour ne fait que grandir. Chaque jour plus inquiète pour la sécurité de son bien-aimé, Savannah s’interroge. Alors que désirs et responsabilités s’opposent toujours plus, le couple lutte pour maintenir ses engagements. Quand une tragédie oblige John à rentrer, les deux jeunes gens se retrouvent face à leurs contradictions. John et Savannah vont découvrir si leur amour peut vraiment survivre à tout…

Mon avis

 Je n’avais pas d’attentes vis-à-vis de ce film, et j’ai été plutôt agréablement surprise. L’histoire est rendue intéressante par quelques éléments de second plan qui font qu’on n’est pas dans de la romance pure et dure et qu’on dépasse la simple histoire des deux protagonistes principaux. Le bilan est positif, mais mitigé.

Sublimes créatures – Richard La Gravenese

Affiche - Sublimes créaturesLong métrage américain, sorti en 2013, avec   Alden Ehrenreich, Alice Englert, Jeremy Irons…

Genre : Romance. Fantastique.

Synopsis

Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes. Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle. Il découvre que Lena est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret. Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres…

 Mon avis

Je voulais voir l’adaptation de 16 lunes, par curiosité. Parce que quelqu’un m’a dit que ça valait quand même la peine. Pour une fois, cette personne n’a pas été de bon conseil. J’ai ressenti la même chose qu’en lisant le livre : à peu près rien. Et puis tous les éléments intéressants du livre, à mon sens, n’y sont pas. Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais je ne supporte pas l’acteur qui joue le personnage principal. Bref, j’ai décidé d’arrêter de perdre mon temps sur cette série.

Des films en quelques mots (2)

Le blabla introductif sur le pourquoi est . Quant au reste, le titre de l’article me semble suffisamment explicite.

Une arnaque presque parfaite, Rian Johnson

Affiche - une arnaque presque parfaiteLong métrage américain, sorti en 2008, avec Adrian Brody, Mark Ruffalo, Rachel Weisz…

Genre : Thriller, drame, romance

Synopsis

Deux frères sont spécialisés dans les arnaques de haut vol. Rien n’est impossible pour eux et les mises en scène sont toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Lorsqu’ils s’attaquent à une riche héritière excentrique, ils ne se doutent pas qu’ils vont avoir à faire à une charmante manipulatrice qui cache bien son jeu.

Mon avis

Le film m’a laissé un sentiment mitigé et confus. L’aspect manipulation des personnages entre eux et des spectateurs par les auteurs du film tourne un peu en rond et, au bout d’un moment, ça devient mollasson. J’ai eu beaucoup de mal à accrocher et je ne suis pas très convaincue par cette histoire d’arnaque. Je n’ai peut-être rien compris du tout, mais ce que j’ai vu ne m’a pas incitée à y porter beaucoup d’attention.

Gangs of New York, Martin Scorsese

Affiche - Gangs Of New YorkLong métrage américain, sorti en 2003, avec Leonardo DiCaprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz…

Genre : Historique, drame, action

Synopsis

En 1846, le quartier de Five Points, un faubourg pauvre de New York, est le théâtre d’une guerre des gangs entre émigrants irlandais d’un côté, les Dead Rabbits menés par Père Vallon, et les Native Americans de l’autre, dirigés par le sanguinaire Bill le Boucher. Ce dernier met rapidement en déroute les Dead Rabbits en assassinant leur chef, et prend par la même occasion le contrôle exclusif des rues de la « grosse pomme ». Afin de renforcer ses pouvoirs, Bill s’allie avec Boss Tweed, un politicien influent. Seize ans plus tard, le gang des Native Americans règne toujours en maître dans New York. Devenu adulte, Amsterdam Vallon souhaite venger la mort de son père en éliminant Bill. Mais sa rencontre avec Jenny Everdeane, une énigmatique pickpocket dont l’indépendance et la beauté le fascinent, va compliquer les choses…

Mon avis

Ce film prend place dans un contexte historique intéressant : nous sommes en plein dans la Guerre de Sécession. On recrute les soldats dans les quartiers pauvres, ce qui provoque des émeutes, des lynchages et exacerbe le racisme envers les noirs et les immigrés. Je suis curieuse de savoir quelle est l’exactitude des faits historiques rapportés ici. Au delà de ça, j’ai globalement aimé : le propos, le jeu des acteurs, la réalisation… mais ce sont vraiment cette Histoire au delà de l’histoire de Amsterdam Vallon qui m’a intéressée.

Constantine, Francis Lawrence

Affiche - ConstantineLong métrage allemand, américain, sorti en 2005, avec Keanu Reeves, Rachel Weisz, Shia LaBeouf…

Genre : Action, fantastique, épouvante-horreur

Synopsis

John Constantine, extralucide anticonformiste, qui a littéralement fait un aller-retour aux enfers, doit aider Katelin Dodson, une femme policier incrédule, à lever le voile sur le suicide mystérieux de sa soeur jumelle. Cette enquête leur fera découvrir l’univers d’anges et de démons qui hantent les sous-sols de Los Angeles d’aujourd’hui.

Mon avis

Constantine se retrouve à démêler un complot ourdi par le fils du diable pour envahir le monde des hommes avec des hordes de démons. J’avoue que c’est le genre d’histoire qui me laisse froide et sceptique sur le principe et indifférente sur le reste. Le seul truc qui m’a vraiment plu c’est l’apparition de Satan incarné par Peter Stormare. Sinon, c’est peut-être un bon film, mais c’est difficile d’en juger puisque ce qu’il raconte ne m’a pas convaincue.

Infernal Affairs, Wai-keung Lau et Alan Mak

Affiche - Infernal AffairsLong métrage hong-kongais, sorti en 2004, avec Tony Leung Chiu Wai, Andy Lau, Anthony Wong Chau-Sang…

Genre : Policier, drame, thriller

Synopsis

Ming est une taupe dans la police de Hong Kong, implantée là par les bons soins du patron de la triade. Yan est un policier infiltré dans la triade depuis dix ans. Son casier judiciaire bien alourdi par les années est là pour témoigner de sa réussite. Parfaite symétrie des situations et des hommes : Ming et Yan sont également fatigués des rôles que leur font jouer, dans l’ombre, leurs patrons respectifs. Ming rêve de devenir un vrai policier. Yan est las de tuer au nom de la justice et voudrait pouvoir se retirer enfin.

Mon avis

J’en veux à Scorsese pour son spoil dans Les Infiltrés. Parce que Infernal Affairs c’est exactement la même intrigue au rebondissement près. Je m’en doutais et malgré tout, ça m’a perturbée. A part ça, Infernal Affairs est un très bon film. Je vais donc tâcher d’oublier Les Infiltrés pour me concentrer sur Infernal Affairs. Les deux acteurs principaux sont très bons. Ils incarnent deux personnages fatigués de leur double vie, s’interrogeant parfois à qui va leur loyauté. L’atmosphère est marquante : silence et lenteur n’introduisent pas moins de tension dans une intrigue millimétrée et nerveuse. C’est du grand thriller. A voir (avant Les Infiltrés !)

Austenland, Jerusha Hess

Long métrage britannique, produit en 2013, avec Keri Russel, J. J. Field, Jennifer Coolidge, Bret McKenzie…

Genre : Comédie, romance

Synopsis

Obsédée par la mini-série de la BBC « Orgueil et préjugés », une jeune femme se rend dans le parc d’attraction consacré à Jane Austen afin de trouver l’homme idéal.

Mon avis

Jane Hayes, une jeune femme fan de l’univers d’Orgueil et préjugés, se paie un séjour à Austenland pour une plongée au coeur de l’époque de l’écrivain, avec tenues et courtoisie d’époque, et même des acteurs payés pour faire vivre aux visiteuses une belle romance. Ce film est drôle et plaisant. Ça ne défrise pas, mais on passe un bon moment.

Le dernier samouraï, Edward Zwick

Affiche - le dernier samouraïLong métrage américain, sorti en 2003, avec Tom Cruise, Ken Watanabe, Timothy Spall…

Genre : Historique, guerre

Synopsis

En 1876, le capitaine Nathan Algren vit avec les souvenirs des batailles sanglantes menées contre les Sioux. Fort de son expérience au combat, il devient conseiller militaire pour le compte de l’empereur japonais soucieux d’ouvrir son pays aux traditions et au commerce occidentaux et d’éradiquer l’ancienne caste guerrière des samouraïs. Mais ceux-ci influent sur le capitaine Algren, qui se trouve bientôt pris entre deux feux, au coeur d’une confrontation entre deux époques et deux mondes avec, pour le guider, son sens de l’honneur.

Mon avis

Alors qu’il est au Japon pour entraîner les armées de l’empereur et combattre la rébellion de seigneurs samouraï, Algren est capturé par ces derniers lors d’une bataille. Soigné, nourri, il est accueilli par Kastumoto qui souhaite apprendre à connaître son ennemi. Algren se met à fréquenter les samouraïs. Initié à la voix du sabre, il appréhende peu à peu leurs valeurs et leur sens de l’honneur. Il est alors pris entre les traditions de cette caste de guerriers et la modernité qu’impose le monde occidental. Le tout n’est pas très subtile : c’est la marche dévastatrice du progrès pour créer un monde moderne contre les traditions millénaires, celles des Indiens d’Amérique comme celles des samouraïs. Ca reste un bon film. J’ai beaucoup aimé découvrir le Japon féodal et ses valeurs à travers les yeux de Nathan qui retrouve grâce à cette façon de vivre et à cette philosophie une paix intérieure depuis longtemps perdue. Tom Cruise a un rôle parfait pour lui et Ken Watanabe est plus que convaincant dans son rôle de chef de guerre charismatique. Le dernier samouraï est une fresque épique, puissante, servie par de beaux décors et une musique époustouflante.