L’ingratitude des fils – Pierre D’Ovidio

Couverture - L'ingratitude des fils

Pierre D’OVIDIO

L’ingratitude des fils

Editions 10-18, 2011

249 pages

Collection Grands Détectives

Présentation de l’éditeur

Hiver 1945. Paris est libéré mais les conditions matérielles d’existence ne se sont guère améliorées : privations et rationnement, marché noir et trafics en tout genre. C’est dans ce climat de tensions que des enfants, jouant dans les ruines d’un immeuble de Malakoff, découvrent un cadavre dont une main est peinte en noir. Le jeune inspecteur Maurice Clavault est dépêché pour mener l’enquête. Son unique indice : un message laissé dans la bouche du mort : « A PARM ». Grâce à l’aide de Ginette, sa petite amie actrice, ses pas le mènent jusqu’à un immigré lituanien, sauvé de la rafle du Vel’ d’Hiv’, un certain Samuel Litvak… Si la victime ne peut plus parler, les fantômes qu’elle a laissés derrière elle parleront à sa place.

Mon avis

Un cadavre retrouvé dans les ruines d’un immeuble bombardé, tué d’une balle en plein coeur, au lendemain de la libération, ça soulève pas mal de question : vengeance envers un collabo ou un fasciste ? règlement de compte sur le marché noir ? Maurice Clavault enquête. C’est un jeune inspecteur, hanté par les semaines qu’il a passé dans un camp de prisonniers en Allemagne et par la disparition de son cousin, embarqué lors d’une rafle, insomniaque, et qui se lie avec Ginette, une jeune femme vendeuse, qui fait de la figuration pour le cinéma. Elle suit avec intérêt son enquête et lui donne mène quelques coups de pouce.

En parallèle, nous suivons la vie de Samuel Litvak, immigré lituanien arrivé en France dans les années 1920. Nous voyons l’installation de son commerce à Paris, son mariage, sa vie familiale, et les difficultés qu’il rencontre lorsque l’armée allemande occupe Paris et commence ses exactions contre les juifs.

L’ingratitude des fils est donc un polar historique. Ce meurtre et l’enquête sont surtout un prétexte pour parler de la Seconde Guerre mondiale, de ses conséquences sur la vie des civils, et de ses traces après la libération. C’est sûrement le premier livre que j’ai l’occasion de lire sur cette période si particulière : Paris est libéré, la France est libérée, mais les combats se poursuivent en Allemagne, la vie est extrêmement difficile avec la pénurie et le rationnement. Il y a aussi une sorte de purge orchestrée par le gouvernement pour faire condamner les collabos. Cette ambiance est très bien décrite par l’auteur, mais au détriment du reste.

C’est en tous cas le sentiment que j’en ai eu. L’enquête, et la partie de l’intrigue qui s’y rapporte, est finalement très effacée. Et la quatrième de couverture embellit le roman. Ce n’est pas un mauvais livre, mais il ne faut pas le lire pour l’aspect policier. Il est très peu présent et l’enquêteur n’est pas très charismatique. Par contre, les amateurs de fiction sur cette période historique seront, je pense, comblé par tout ce qui y est décrit.

Pour ma part, je n’en attendais rien de particulier et ça ne m’a apporté rien de particulier. C’est donc sur un sentiment mitigé que j’ai refermé ce livre.

ABC thriller polars

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