Et on a dansé sur… | Festival Les Escales 2016

Les Escales est un festival de musique du monde qui a lieu tout les ans fin juillet/début août en plein coeur de la ville de Saint-Nazaire. Je m’y suis rendue pour la 3e fois et j’en suis ressortie enchantée. Je fais cet article moins pour parler de ce que j’ai fait là-bas que pour vous partager quelques découvertes musicales faites grâce à la programmation de cette édition.

Warning : j’ai une fâcheuse tendance à oublier mon appareil photo dans ce genre d’occasion – et mon portable est une antiquité. Je n’ai donc aucune image à vous proposer, juste de la musique ! Enjoy !

Direction Cape Town – Afrique du Sud !

Chaque édition des Escales met en avant une partie particulière du monde et ses artistes, soit traditionnels, soit plus actuels. D’autres artistes viennent représenter les autres continents, entre grosses têtes d’affiche (genre Iggy Pop) et groupe plus confidentiel voire ignoré du public français (par exemple Jambinai, groupe de post-rock coréen qui peut rester dans l’ombre en ce qui me concerne).

Et, on a dansé sur…

Et on a dansé et hurlé sur : (PARCE QUE LA REPRISE DES BLACK EYED PEAS !!!)

Et on a vu aussi, tout en étant plus circonspects : Iggy Pop, parce que c’est une chose qui, même si on était trop mal placés pour vraiment apprécier le spectacle, compte parmi les choses à faire une fois dans sa vie ; Alice Pheobe Lou, parce que son univers est de ceux qui me parlent moins ; Jambinai (parce que leur utilisation stridente d’instruments traditionnels nous a fait préféré les chansons de Louise Attaque.

Et on a raté – et c’est dommage : Selah Sue, Calypso Rose, Tumi, Ibeyi…

Bref, c’était chouette !

Bosco Rogers – de la pop qui rend les gens contents*

*C’est pas moi qui le dit, c’est les Inrocks !

Parce que ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de musique, j’avais envie de consacrer un petit article sur ce duo anglais : Bosco Rogers.

Barthélémy Corbelet et Delphinius Vargas viennent du sud du Royaume Uni et se qualifient eux-mêmes de « flower punk ruffians » ou voyous punk à fleurs (Traduction maison, c’est cadeau. De rien.), tandis que d’autres les qualifient de « à la croisée d’une power-pop à l’énergie garage inspirée des Who et d’un rock psychédélique », de « rock tendance surf- punk », ou encore de « des bons élèves de l’histoire de la pop » « fusionnant dans un premier ep ses influences pop et garage ».

En fait d’EP, il y en a deux : Googoo et French Kiss. Tous deux comportent 4 titres et sont plutôt courts, pour des morceaux qui ne dépassent pas 3 minutes. Pour autant, il y a quelque chose de très festif dans cette musique. On a très vite envie de hocher la tête en rythme et on se réjouit devant l’aspect carton-pâte et guilleret de leurs vidéos : sautillements incrustés à la va-vite devant des paysages qui défilent et chemises à fleurs.

Personnellement, ça me fait penser à pas mal de choses, en les écoutant, depuis the Kinks jusqu’à The Black Keys. Cependant, ma culture musicale étant ce qu’elle est, je ne m’aventurerai pas à développer.

Depuis que je les ai découvert, sur une plate-forme de streaming de musique équitable, je les écoute très souvent et j’y prend grand plaisir. C’est léger, joyeux, pétillant et on a envie de délirer avec eux.

Pour terminer, je vous renvoie vers leur page Facebook pour en apprendre plus et vers leur chaîne Youtube pour aller les regarder et les écouter.

Trouvailles et (Re)trouvailles #3 – Mes tubes de l’été

Une rubrique fourre-tout et un peu hors sujet (toujours pas régulière, on ne se refait pas !), afin d’évoquer l’enthousiasme de mes dernières trouvailles autant que la nostalgie provoquée par une belle retrouvaille : auteurs, musique, livre, cinéma, série, anecdotes, actualité… tout y passera !

Voilà un nouveau numéro de ces billets de Trouvailles. Des Trouvailles qui seront encore une fois musicales, puisqu’il s’agit des « tubes » qui ont bercé mon été. Alors que je n’ai pas une seule fois allumé la radio !

Quand tu cherches un morceau qui donne la pêche pour te lancer dans 3 heures de route :

The Black Keys – Fever

Quand on est animateur de colo et qu’un de tes collègues a la bonne idée de réveiller les gamins avec ce morceau et qu’ils en deviennent fans au point de l’écouter à chaque petit déjeuner pendant trois semaines :

Salut c’est cool – Ces sentiments

Quand tu es à un festival de musique country et que tu chantes à tue-tête :

The Animals – House of the rising sun (« There is a house in New-Orleans / They call the rising sun… »)

ou :

Shaka Ponk – Sum Luv (Gimme sum luv / Gimme sum luv / Gimme sum luv)

Quand tu regardes une série dont la BO te rappelle sa douce voix cristalline :

Agnes Obel – Riverside

Quand c’est la musique que tu écoutes en boucle pour écrire ton rapport de stage et que le clip t’amuse tellement que tu le regardes 15 fois :

Rich Aucoin – Yelling in sleep

Quand dans un moment de glandouille, on tombe à la télé sur la retransmission d’un concert :

Chet Faker – Drop the game

Et c’est Yelling In Sleep de Rich Aucoin qui arrive en tête de ce TOP7 avec 55 écoutes en 10 jours !

Et vous ? Quels sont les morceaux qui ont bercé votre été ?

Trouvailles et (Re)trouvailles #2

La rubrique musicale pas régulière se transforme en une rubrique fourre-tout et un peu hors sujet (toujours pas régulière, on ne se refait pas !), afin d’évoquer l’enthousiasme de mes dernières trouvailles autant que la nostalgie provoquée par une belle retrouvaille : auteurs, musique, livre, cinéma, série, anecdotes, actualité… tout y passera !

Trouvaille – Nadine Shah et son album contrepétrique

(Ce mot n’existe pas ? Qu’importe, j’invente !)

J’aime beaucoup rien que le titre de l’album : LOVE YOUR DUM AND MAD. Le chemin jusqu’à « aime ta mère et ton père » semble facile et court, et en faire un « aime ton idiot et ton fou », il fallait y penser. Je trouve ce titre génial et il me fallait absolument le souligner.

Cette chanteuse m’a rapidement rendue addict de sa voix et de ses mélodies. Je ne me suis pas encore penchée sur son texte, mais quand bien même elle chanterait la mort et la folie, je chanterais avec elle.

[Rapide coup d’oeil aux paroles] On n’en est d’ailleurs pas loin :

« The devil is in the detail

he’s hiding in the cracks

he came to shake me hand

and then he

stabbed me ine the back »

La folie est bien latente dans le coin, à l’image de l’oeuvre illustrant la pochette.

Je vous laisse avec le premier titre de l’album, « Aching Bones », que vous avez L’OBLIGATION d’écouter en lisant le reste de l’article (ou juste d’écouter si mon blahblah vous ennuie).

(re)Trouvailles – L’histoire de toutes les histoires

Sur la fin de sa vie, le Roi des rois n’a qu’un seul souhait : connaître toutes les histoires du monde. Ses chasseurs d’histoires parcourent alors le monde pour lui en rapporter le moindre. Mais le livre qu’ils en tirent est énorme. Le roi, déplorant de ne pouvoir le lire, demande alors à ses compteurs de lettre et à ses grignoteurs de mots d’en faire un résumé…

On a dû me conter cette histoire à l’école ou à la bibliothèque quand j’étais petite. J’en garde en souvenir très vif et quand je suis retombée sur ce livre il y a peu, j’ai pris grand plaisir, un peu émue je l’avoue, à le relire. C’est une magnifique histoire, écrite par Jean-Pierre Kerlo’ch et illustrée par Bruno Pilorget.

(re)Trouvailles – Tanguy Viel et Laura Alcoba

Cela fait quelques années que j’ai découvert les romans de Tanguy Viel ; j’ai découvert Laura Alcoba avec la rentrée littéraire de septembre 2013. J’ai adoré Paris-Brest, dont le narrateur « exilé à Paris » retourne à Brest pour retrouver sa famille lors du réveillon de Noël ; j’ai savouré Le bleu des abeilles, cet exil d’une petite fille qui découvre la banlieue parisienne au lieu des bord de Seine auxquels elle s’attendait et j’ai souri à son appétit pour la langue française. Le style de l’un suit tous les cheminements de la pensée, sa confusion et ses répétitions, comme un discours maladroit et obsédant, le style de l’autre est précis et adopte à merveille le point de vue de son personnage, petite fille émerveillée, mais sans niaiserie. L’un est publié chez Minuit, l’une chez Gallimard et l’un comme l’autre maîtrisent à la perfection le jeu des mots et des phrases.

Ils n’ont pourtant pas grand chose en commun, si ce n’est la lecture presque simultanée d’un de leur roman à chacun : La disparition de Jim Sullivan pour Tanguy Viel, qui décortique et analyse les clichés du « roman américain » ; et Les passagers de l’Anna C. pour Laura Alcoba, travail de mémoire sur le périple que de jeunes argentins idéalistes ont effectué pour rejoindre Cuba et sa révolution. Deux lectures très différentes, mais qui chacune m’auront fait renouer avec l’univers et l’écriture de leurs auteurs.

(re)Trouvailles – Anecdote

Depuis deux mois, alors que j’ai repris la voiture pour faire ma demi-heure de route matinale et vespérale, pour me rendre au travail à travers les routes de campagne, j’ai eu le grand regret de remarquer un phénomène qui me désole et me dégoute : les animaux écrasés. J’ignore ce qui est le plus horrible : faire la grimace devant le petit tas de chair ensanglantée au milieu de la route ou geindre en reconnaissant le poil roux d’un renard ou les épines d’un hérisson. J’hésite encore.

Comme je tenais absolument à partager mon désarroi face à ce carnage, mais que je ne veux pas faire fuir définitivement les quelques curieux égarés se promenant par ici, je vous mets des photos d’animaux en bonne santé.

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Sur ces joyeusetés, je vous laisse avec « Dreary town » de Nadine Shah, en attendant de nouvelles (re)trouvailles.

« I’m not gonna follow you to the ground darling I’m leaving this dreary town« 

Sayonara !

Rich Aucoin // Dtwice – Retour de concert

Mercredi soir, c’était une chouette soirée au VIP de Saint-Nazaire. Pas trop de monde et de la musique d’enfer, avec DJ Bozee au début, au milieu pendant le changement de matos, et à la fin, Dtwice en première partie et Rich Aucoin en tête d’affiche.

RichAucoin1_byScottMunn

Tout est parti de Rich Aucoin, que j’ai découvert il y a même pas deux semaines sur le blog Chroniquemusicale. Quelques jours plus tard, je réalisais, en lisant un agenda culturel local, qu’un de ses concerts était programmé dans une salle pas trop loin de chez moi, une salle qui pratique des tarifs plus qu’abordables. Autant dire que je n’ai pas hésité longtemps.

Dtwice

Dtwice, c’est David Darricarrère, le chanteur et claviériste de Smooth (que je ne connaissais pas avant de m’intéresser à sa bio).

Là, il était accompagné de trois musiciens, une claviériste, un guitariste et un batteur, lui-même étant à la basse.

IMG_3581Eh, ben, c’était plus pas mal. J’ai même beaucoup aimé les morceaux qu’ils ont joué. Encore une fois, j’ai du mal à décrire sa musique – j’ai du mal à décrire la musique, mais promis, je m’entraîne. Il en ressort un truc très fluide, mais très minutieux et calculé (positivement bien sûr). On dirait du travail d’orfèvre, et, encore mieux, ça donne envie de danser. Entendez vous-même.

Rich Aucoin

Alors sa musique est difficile à décrire. Sur le site du VIP, ils le décrivent comme « une tempête electro-pop’n dance, un péplum pop, une encyclopédie effarante de science du son, du génie de la mélodie ».

En concert, ça donne un gars qui saute de scène avant de commencer son concert pour rameuter les gens, plus près de la scène (il faut savoir que la salle en question, bien que petite, était loin d’être pleine et en tant qu’humains peureux et effrayés les uns des autres, le public a une tendance à laisser une marge de sécurité d’un à deux mètres entre son groupe de potes et les autres congénères. Il y a aussi une mezzanine avec un bar et une fourchette de gens accoudés contre la balustrade qui regarde le tout de haut). Puis qui lance son délire dans une vidéo en français avec quelques fautes (Google trad n’est pas ton ami) – le monsieur est canadien -, avec des références cocasses à des éléments locaux comme un festival (« Laval sait que 3éléphants sont mieux que 2 » – citation approximative) ou la feuille de choux locale (« L’écho de la Presqu’île est une réverbération »). Qui chante, danse, devant la vidéo qu’il projette, planque des canons à confettis derrière sa platine, et remixe des vidéos Youtube de chatons.

IMG_3582(Si tu devines d’où sort l’image derrière lui, je te fais un bisous virtuel.)

Il fait danser et chanter son public, saute au milieu du public pour alimenter l’ambiance, invite tout le monde à le rejoindre sous son parachute et à crier à tue-tête. Et puis, quand on les comprend, les paroles interpellent (oui quand même).

Voilà, faut imaginer la même chose, avec ma tête quelque part dans la foule (maintenant que vous la connaissez).

Et à la fin du concert, il ne part pas. Il est rester dans le public, adossé à la scène pour parler à des gens. C’est cool, non ?

Bref, c’est génialissime. Peut-être que tout le monde ne peut pas entrer dans son délire, mais une fois dedans, c’est l’éclate garantie.

Youn Sun Nah et Ulf Wakenius – Retour de concert

1043866_539690889409799_1002176078_nJ’ai découvert Youn Sun Nah tout à fait par hasard, en me promenant de blog en blog et en écoutant d’une oreille distraite une émission de radio amateur où un poète, dont je venais de lire un recueil, était interviewé. Il devait proposer lui-même sa programmation musicale et il avait choisi « Lament » de Youn Sun Nah. Et là, révélation. Je l’ai fait découvrir à tout mon entourage, et offert ses albums. Mes parents avaient pris des places pour son concert en février, je ne devais pas être dans la région à ce moment-là. Mais finalement, la date a été reportée, à un moment où je pouvais y assister ! J’ai dû avoir la dernière place =D

Youn Sun Nah est coréenne. Elle chante du jazz et elle a une voix magnifique.

C’est à peu près tout ce qu’il est important de savoir.

Sinon, elle a baigné dans la musique depuis tout petite, elle a étudié à Paris et a un certain nombre d’albums à son actif, dont Voyage (2009), Same Girl (2010, disque d’or en France), et le dernier Lento (2013). Elle chante notamment avec Ulf Wakenius à la guitare et leur collaboration a donné le jour à Voyage et à plusieurs morceaux magnifiques. 1011395_542136365831918_1911713873_nPour plus de détails sur sa biographie, je vous incite à aller visiter son site officiel www.younsunnah.com.

Ulf Wakenius est suédois et guitariste.

Un excellent guitariste. Un virtuose, qui varie l’intensité de son jeu, juste avec sa guitare acoustique et sa pédale d’effet. Il a joué dans plusieurs groupes avec des musiciens certainement très connus (mais, vu ma culture musicale, leurs noms ne me disent pas grand chose -_-« ). Il a aussi composé plusieurs albums solos, dont le dernier Momento Magico.

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N’hésitez pas aller voir son site www.ulfwakenius.net.

Youn Sun Nah et Ulf Wakenius, un duo époustouflant.

Youn Sun Nah

J’étais au troisième rang, dans une petite salle. La situation idéale pour écouter ce concert à l’ambiance tantôt intime, pour les chansons langoureuses ou tristes, tantôt éclatante avec des mélodies rythmées, un jeu entre la guitare et la voix qui fait une sorte de Do Wop surprenant et captivant.

Le concert a commencé par deux morceaux solos de Ulf Wakenius, une reprise d’une chanson française bien connue et une composition envoutante, rien qu’à la guitare.

Puis arrive la « chanteuse exceptionnelle », « the amazing » Youn Sun Nah (dixit Ulf Wakenius). Elle est plutôt menue, mais à l’écoute de ses albums, on sait qu’elle a une voix puissante, et quand elle s’adresse à son public, c’est amusant parce qu’elle a une voix timide, presque craintive. C’était étonnant mais aussi très touchant parce qu’on la sentait vraiment émue.

Je n’ai pas de photo à vous proposer. J’étais plus occupée à écouter et à regarder – et puis il me semble que c’est plus respectueux pour les artistes sur scène.

C’est vraiment dans ce genre de concert qu’on se rend compte du talent ou du travail que ça peut être de chanter. Youn Sun Nah a une voix magnifique, exceptionnelle. Ce qu’elle chante est parfois impressionnant : elle va facilement dans les aigus ou dans les grave, passant d’une voix cristalline à une voix rauque de cowboy pour chanter un morceau d’inspiration western. Et il y a ces morceaux pas forcément triste, mais qui sont chantés d’une voix douce et langoureuse qui font poindre les larmes, se hérisser les poils des bras et frissonner. On sent derrière cette performance vocale un vrai travail de l’instrument qu’est la voix.

J’ai surtout parlé de Youn Sun Nah, mais le duo avec Ulf Wakenius fonctionne à merveille. J’espère vous avoir convaincu d’écouter ces deux artistes. Pour ma part, j’adore !

NB : je n’ai pas toujours trouvé des vidéos du duo. Ils sont parfois accompagnés.

(Je ne résiste pas à vous infliger de nouveau « Lament » ^^)

Trouvailles et retrouvailles (1) – Musique

Comme je n’arrive JAMAIS à tenir des rendez-vous hebdomadaire, avec des musique par exemple, je lance ici un rendez-vous pas très régulier (comprendre, quand j’aurais suffisamment de truc à poster), mais qui se veut diversifié et qui comprendra des vieux trucs autant que des trucs nouveaux, avec des morceaux de musique, des courts-métrages, pourquoi pas des photos et certainement d’autres qui me viendront sur le moment. Je laisse donc avec mes trouvailles et retrouvailles du moment :

Michel Polnareff – Good Bye Marylou

Thirty second to mars – A stranger in a strange land

Asaf Avidan – Thumbtacks In My Marrow

Ebony Bones – I see I say

IAMX – Ghosts of Utopia

Dustin O’Halloran – Opus 55