Mordre le bouclier – Justine Niogret

Justine NIOGRET

Chien du heaume, 2. Mordre le bouclier

Editions J’ai lu, 2013

219 pages

Collection Fantasy

Présentation de l’éditeur

Castel de Broe, six mois ont passé depuis la mort de Noalle et Chien du heaume, anéantie par la perte de ses doigts, s’abîme dans la contemplation de sa griffe de fer, cadeau de Regehir le forgeron. Bréhyr entend lui redonner vie et l’entraîne sur les routes à la recherche du dernier homme qu’elle doit tuer : Herôon. Parti en Terre sainte, celui-ci reviendra par le Tor, une tour mythique où le monde des vivants s’ouvre à celui des morts. Les deux guerrières remontent alors le sillage de sang, de larmes et de pourriture des croisades, arpentant côte à côte la voie de la folie et de la vengeance. Dans ce calvaire, Chien rencontrera Saint Roses, chevalier à la beauté d’icône, au savoir de maestre et dont la foi s’est érodée au pied des hautes murailles de Jérusalem. Une faible lueur qui annonce peut-être un espoir de rédemption.

Voir la chronique sur le tome 1.


Depuis l’escalade de la cascade gelée et la mort de Noalle, Chien a perdu une partie de ses doigts, dont un pouce. Ne pouvant plus tenir sa hache, elle n’a plus de raison de vivre et elle se laisse dépérir dans le Castel de Broe. Mais Bréhyr veut la faire redevenir ce qu’elle était. Elle fait fabriquer une prothèse en forme de griffe pour remplacer le pouce de Chien, à l’image des tiges de fer qui soutiennent son propre bras, brisé et tordu. Et elle l’entraîne dans sa quête de vengeance, à la recherche d’un ancien croisé, lui promettant aussi de trouver la réponse à la question qu’elle se pose depuis toujours : quel est son vrai nom ?

J’avais adoré Chien du Heaume, le premier tome, qui raconte la vie de Chien, une femme guerrière armée d’une hache, et qui cherche son nom. Ce premier tome déroulait plusieurs aventures et évènements, dont la rencontre avec Bruec, chevalier et maître du Castel de Broe, avec Regehir le forgeron, et Bréhyr, une autre femme d’arme qui parcourt les routes, suivant une quête qui lui est propre, ou encore la confrontation avec la Salamandre, un guerrier recouvert d’une armure intégrale et armé d’un monstrueux marteau.

Ce deuxième tome jette de nouveau Chien sur les routes. Il conserve encore sa part de mystères et d’onirisme, tout en mettant les personnages face à la misère et la folie générées par les croisades. La quête retrouve un aspect initiatique et d’autant plus spirituel que, le chemin, Chien va surtout l’effectuer en elle-même.

Le style demeure le même, avec un vocabulaire rigoureux et archaïsant, qui produit un effet de rudesse et d’authenticité, dans la narration et surtout dans les discours des personnages. D’ailleurs, toutes les caractéristiques du premier roman, que j’ai pu énoncé dans la chronique de l’époque reste tout à fait valable  pour Mordre le bouclier : personnages fascinants, ambiance brutale, avec une pointe de rêverie. Le roman paraît seulement plus uniforme et unifié que le premier, cela est certainement dû au fait que l’intrigue ne présente qu’un seul voyage. Et quel voyage ! Un voyage au bout du monde, au bout des hommes, au bout de la folie…

A lire absolument, si vous avez aimé le premier tome !

ABC Imaginaire 2015 v2

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2 réflexions sur “Mordre le bouclier – Justine Niogret

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